‹ Traité d'hygiène militaireChapitre 81 sur 115 · ÉCLAIRAGE · texte numérisé non relu

ÉCLAIRAGE

chacun avec une grande macliine dynamo système Siemens. On se sert alternativement des machines, l’ime d’elles est toujours en réserve, en cas d’accident (Manicatide, Revue d'Itjjgiène, 1894, p. G88.).

En attendant ((u’on dote les casernes et les hôpitaux de l’éclairage électidque, on }>eut iii’er très hou jtarli de l’éclairage au gaz. De grands progrès ont été réalisés à cet égard dans ces dernières années : on a imaginé des hrûleurs qui augmentent l’intensité lumineuse du gaz, tout en diminuant la consommation, et qui Font concourir le gaz à la ventilation des locaux et à leur assainissement; résultat important, car l’éclairage au gaz mal installé est une cause puissante de A-iciation de l’air.

Un mètre cuhe de gaz d’éclairage consomme en brûlant d’oxygène et produit ou 1 kg. 13 d’acide carbonique.

A cela s’ajoute l’inconvénient qui résulte en été de l’échautTement de l’air; un bec de gaz qui consomme 138 lit. à l’heure porte, en une heure, lo4'“^ d’air de 0 à 100® (Biâquet). Un thermomètre, placé à 0 m. 30 d’une llamme de gaz entourée d’un verre cylindrique, monte de 2“; à 0 m. 05, il monte de G“. (Arnould, o/l cit.)

A propos de la A'entilation des locaux, nous avons aui qu’on augmentait beaucoup le tirage d’une cheminée, quand on allumait un liée de gaz à l’intérieur. Il est facile d’utiliser à cet* elîet les becs de gaz qui servent à l’éclairage; au-dessus des liées on jilace des tuyaux éA'asés à leur extrémité qui conduisent les gaz de la combustion au dehors ou dans une cheminée de ventilation.

On peut aussi se servir d’une lanterne en A^erre, fermée par une toile métallique à sa partie inférieure et qui, à sa partie supérieure, se continue aA'ec un tuyau d’évacuation des gaz. 11 faut donner une large section au tuyau d’éA^acuation pour que les gaz de la combustion entraînent une colonne d’air suffisante. ,

Les becs de gaz peuA’^ent être construits de différentes façons.

Le système le plus simple est connu sous le nom de bec papillon. Le bec est simplement fendu (a, fig. 21 G) et la llamme jaillit en ailes de chauve-souris ou de papillon {h). Cette disposition est mauvaise, surtout à l’intérieur des habitations, la llamme sans cesse agitée, produit un papillolement qui est très gênant et qui fatigue beaucoup la Ame.

Dans le bec Arpand (fig. 217), le gaz s’échappe par une série de petits trous disposés en cercle sur un bec annulaire, surmonté d’un verre cylindrique ou d’un globe. La combustion du gaz est plus complète qu’avec le bec papillon et la flamme a beaucoup plus de

fixité. Le gaz doit arriver au brûleur sous la plus faible pression possible. Le bec Siller-Argand possède un régulateur automatique de la pression. (Arnould, op. cil.)

Pour augmenter l’intensité lumineuse du gaz on s’est servi de différents procédés, parmi lesquels il convient de citer les becs Aller et Boisselot et les lampes à récupération.

Le bec Auer a ce grand avantage qu’il peut s’installer sur des becs à gaz ordinaires. L’invention d’Auer de Welsbacb consiste essentiellement à placer au-dessus de la llammed’un bec de gaz, un petit cône creux ou manchon, composé d’une substance incombus-

tible qui est portée rapidement à l’incandescence par la chaleur du gaz. Ce manchon est formé de coton trempé dans une solution d’oxydes de zirconium, de lanthane et d’autres éléments, il a l’aspect d’une gaze légère (fig. 218).

Le bec Auer donne une lumière brillante, fixe, blanche, qu’il est difficile de distinguer de la lumière électrique ; il consomme moitié moins de gaz que le bec Argand et il produit, par suite, beaucoup moins de chaleur, la quantité de chaleur émise étant en rapport direct avec la quantité du gaz consommé. La quantité d’acide carbonique produit est naturellement beaucoiqi moindre.

Tout en brûlant moitié moins de gaz, le bec Auer donne i fois plus de lumière que le bec ordinaire et 2 fois plus (|ue le bec Argand '.

I. Uenk, RappoiT sur le bec Auer, Gesundheils Ingénieur, 15 oct. 1891. — Geel- MUYDEN, Les produits de combustion tlu gaz d’éclairage et leur aciion sur la santé, Archiv f. llygiene, t. XXI, p. 103.

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