UR
boLLE nu THERMOilliïRi; TEINTE EN
Noir.
Noir.
Noir.
Noir.
Bleu foncé.
Bleu.
Bleu foncé.
Bleu tendre.
Brun.
Vert.
Vert.
Vert foncé.
Vert.
Pourpre.
Bouge.
Rouge.
Écarlate.
. Bouge foncé
Jaune.
Jaune.
Jaune.
Blanc.
Blanc.
Blanc.
Blanc.
(i) Philosophical Transaclions, fur 1855,
PUOPRIÉTKS HYGROMETRIQUES DES MATlkRES VESTIMENTAIRES. 565
Suivant Goulier et le professeur Baclie (1), les différences de température ne sont véritablement appréciables que lorsque les étoffes sont exposées directement aux rayons solaires ; à l'ombre, les variations thermométriques sont à peu près nulles, quelle que soii la couleur.
On peut déjà tirer de ces faits la conclusion évidente que, dans nos climats où le soldat est plus exposé à souffrir du froid que de la chaleur, où les rayons solaires sont plus recherchés pour leur influence calorifique que craints par le soldat, le vêtement militaire doit être de laine, afin d'entraver autant que possible la déperdition de la chaleur iiumaine par voie de rayonnement, et, d'un autre côté, rester dans les couleurs très-foncées, noir, bleu ou gris, afin de permettre le réchauffement du corps par ces mêmes rayons solaires lorsque le soldat peut s'y exposer. Quelques exceptions pourraient être faites au point de vue de la coiffure ; nous y reviendrons plus tard.
D'autres considérations plaident encore en faveur de la laine et des couleurs foncées.
II. Propriétés hygrométriques des matières vestimentaires. — Le vêlement doit jouer entre le corps et l'air extérieur un rôle d'écran relativement à la chaleur, il doit le jouer également au point de vue de la vapeur d'eau, dont la présence est une source de refroidissement. Si le corps, échauffé et couvert d'une sudation abondante, n'est point protégé contre une évaporation trop rapide de cette sécrétion, il s'ensuit un refroidissement dangereux; d'un autre côté, si l'air extérieur est saturé d'humidilé et que le tégument soit mis en contact avec cette humidité, il tendra à se mettre en é(|uilibre de température avec l'air extérieur, d'où encore source de refroidissement. Plus que tout autre tissu, la laine a le privilège de modérer cette mise en équilibre de température, par la propriété qu'elle possède d'avoir vis-à-vis de l'eau un pouvoir absorbant considérable. La laine peut en effet, plus que tout autre tissu, absorber une grande quantité d'eau hygrométricpie ; à poids égal, elle a un pouvoir absorbant double de celui du coton; à surface égale, pour le drap, ce pouvoir est environ quadruple. i\ous empruntons à Coulier le tableau suivant, où l'on constate le résultat de ses expériences à ce sujet :
(1) Jonrxtil (if tho. Frmiklin in-ttitute, luiv. \Sb',\.
Expériences relatives à la quantité d'eau absorbée par les matières
vestimentaires (Goulieu).
DÉSIGNATION