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Brun-feuille morfi.
D'après ces données, h; gris et le brun doivent être préférés à toute
autre nuance dans l'habillement du soldat ; le bleu foncé vient ensuite ; le rouge et le blanc doivent être proscrits comme très-visibles à toutes les distances et dans presque toutes les conditions. La plui)art des armées de l'Europe sont habillées d'après ces principes; le marron, le gris el le bleu dominent chez les troupes allemandes, italiennes, espagnoles, autrichiennes; cette dernière vient d'abandonner récemment la couleur blariche, pendant longtemps dévolue à son infanterie; les couleurs voyantes sont encore conservées à quelques troupes de cavalerie légère, où l'esprit de traditiou l'emporte sur celui de progrès; seules, la France et l'Angleterre ont persisté jusqu'à présent, la première, à conserver la garance pour les pantalons et les coiffures, la seconde, l'écarlate, pour la tunique de l'infanterie et d'une partie de la cavalerie. Chez nous, la question de nuance du pantalon est en discussion ; on tient au pantalon rouge comme souvenir, comme encouragement à l'industrie de la garance, presque localisée en Alsace et dans la vallée du Rhône. On ajoute enfin, ce qui est exact, que le rouge est une couleur irès-lenace, peu salissante. Néanmoins, il paraîtrait logique de se baser uniquement en pareilles matières sur l'intérêt bien entendu du soldat ; nos képis, nos épaulettes, nos pantalons rouges, tranchant avec le jaune du collet, infligent à nos soldais une bigarrure que l'habitude seule nous rend acceptable, et surtout ils les rendent visibles à de grandes distances. La raison d'économie milite enfin en faveur du drap gris, le prix de revient d'un pantalon garance dépassant de 1 fr. 88 celui d'un pantalon gris de fer bleuté (décision du 6 mars 1868).
Il peut donc être admis que le vêtement extérieur du soldat doit être en laine et être teint d'une couleur .sombre, bleu, gris ou marron.
VL Propriétés électriques des matières vestimentaires. Certaines
substances jouissent, comme chacun sait, de la propriété de développer et de retenir le fluide électrique, d'être idioélectriques, telles sont ta laine, les fourrures, la soie ; le chanvre, le lin el le colon, au contraire, sont anéleclriques, c'est-à-dire bons conducteurs de l'électricité, à cause de leur plus grande hygroscopicité. Or, la peau humaine étant propre à l'électrisation, le froliemenl sur sa surface de tissus idioélectriques peut donner lieu au dégagement de l'électricité. Ce phénomène est favorisé par la superposition des vêtements et leur glissement dans les actes de la locomotion.
Deux étoffes ou deux portions d'une même étoffe, frottées l'une contre l'autre, peuvent contracter des étals électriques très -prononcés d'un signe