‹ Traite d'hygiene militaireChapitre 36 sur 241 · DES ARMES · texte numérisé non relu

DES ARMES

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Régiment de pontonniers.

Régim. du train d'artillerie.

Compagnies d'ouvriers d'ar-

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Equipages militaires.

Régim. du train des équipag.

Compagn, d'ouvr.conslr. h.

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TrouDP.t (le l'administration.

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taires d'administration.?.

Les autres sections./

Commis aux écritures des

bureaux de l'intendance . k

Infirmiers militaires . /

RÉPARTITION DES RECRUIiS.

e service dans les différentes armes (Armée française).

CONDITIONS SPÉCIALES d'aptitude.

OBSERVATIONS

a. Pour les chasseurs à pied, hommes lestes, vigoureux, bieu constitués, d'une taille moyenne et bien prise, habitude des armes à feu.

b. Hommes sachant lire et écrire, maçons, couvreurs, charpentiers ou professions analogues.

c. Hommes habitués à monter à cheval, à soigner les chevaux, à conduire les voitures, selliers, bourreliers, maréchaux ferrants.

(/.Mêmes conditions que pourla cavaler. — e. Pour les pontonniers:bateliers, cordiers, charpentiers de bateaux, charrons, ouvriers en fer ou calfats.

/. Forgeurs, mécaniciens, serruriers, taillandiers, clouliers, charrons, charpentiers, tonneliers, selUers, bourreliers.

g. Dessinateurs, ouvriers en fer ou en bois, ouvriers des mines et carrières, maçons, terrassiers, maréch. ferrants, selliers, bourreliers, employés

1 l'",55 depuis la loi de 1868, - 11 n'y a pas de maximum de taille pour les cuirassiers, cependant l'homme de très-haute taille, s'il n'est pas trèsfortement constitué, n'y sera pas admis.

^ Les musiciens sont reçus dans les régiments du génie à la taille de l"',5i .

Les engagés conditionnels d'un an qui se destinent à la cavalerie doivent savoir bien monter à cheval ; ceux qui veulent entrer dans l'artillerie doivent être habitués au cheval; pour le train il faut savoir soigner les chevaux ou conduire des voitures. Les connaissances en équitation sont constatées par une commission composée d'olTiciers de troupes à cheval.

5 Les engagés conditionnels d'un an se présentant pour le génie doivent satisfaire à l'une des conditions suivantes : être admis à l'engagement en vertu de l'art. 53 de la loi du 27 juillet 1872, ou être dessinateur, ou avoir été, soit ouvrier, soit contre- maître dans des ateliers ou chantiers de construction, ou avoir été employé, soit dans le service de la télégrapliie, soit dans le service des chemins de fer, au matériel, à la

des télégraphes ou des ciiemins de fer comme i traction ou à la voie, mécaniciens, chauffeurs, ajusteurs ou monteurs. |

}\otn. Par dérogation a ces règles les lioniiiies exerçant les professions de inaréchal-ferrant, sellier, armurier, tailleur et cordonnier, pourront être reçus il la taille de l'-",67 dans les cuirassiers, de 1k,G5 dans l'artillerie, de 1"',64 dans les dragons, de 1>n,C2 dans les hussards ou chasseurs, dans le génie ou le train d'équipage.

Les hommes exerçant les professions d'arniurier, tailleur ou cordonnier, pourront cire reçus a la taille de l"',f)2 pour les compagnies d'ouvriers d'artillerie cl artificiers, les compagnies d'ouvriers conslriicleurs du train des équipages.

Les mécaniciens, chautîeurs, ajusteurs . ..V. iiit ^<-»»'v-, lot monleursdc cheni. de fer, seront reçus a

cuisiniers, peintres en bâlimcnt, herboristes. | la taille de l-.Go ilans les résiin. du génie.

/(. Forgeurs, serruriers, taillandiers, cloutiers, charrons, menuisiers, selliers et bourreliers.

?. Cultivateurs, maçons, fumistes, menuisiers, charpentiers, tourneurs, charrons, serruriers, mécaniciens, forgerons ou bourreliers.

/. Commis aux écritures, meuniers, boulangers, bouchers, tonneliers, botteleurs, ouvriers en cuir, étameurs, emballeurs.

k. Certificatde capacité délivré par un intendant.

220 RLCRUTEMENT DES ARMÉES.

(le balcliers, cordicrs, charpentiers de bateaux, calfats, cliarrons, ouvriers en fer etc.... Leur service exigeant une force reinarquablc% on a fixé pour cette arme le niininiuin de taille à l'",67, comme pour l'artillerie.

Les soldais des compagnies d'ouvriers et d'artificiers, tout en pouvant fjire éventuellement le service d'artilleur, doivent présenter surtout des qualités techniques immédiatement utilisables. On y range donc les forgeurs, mécaniciens, serruriers, taillandiers, cloutiers, charrons, cliarpenlicrs, tonneliers, selliers, bourreliers etc.. Le travail qui leur est imposé n'exige pas une force musculaire spéciale, aussi le minimum de taille est-il abaissé à 1"',6^, moins élevé de 3 centimètres que celui des régiments d'artillerie : par dérogation à celte règle on acceptera^ même les engagements volontaires des armuriers à la taille de l'",62.

IV. Génie. — Les hommes appartenant à l'arme du génie sont destinés à des travaux pénibles et exigeant un grand déploiement de force, ils doivent posséder en outre toutes les qualités du fantassin, puisqu'ils font les routes à pied, en portant leur équipement et des outils. Le minimum de taille a dû être élevé pour cette arme à l'",66, aussi b'en dans les régiments que dans les compagnies d'ouvriers ou les cavaliers conducteurs. — On choisira de préférence les hommes appartenant aux professions suivantes : dessinateurs, ouvriers en fer ou en bois, ouvriers des mines et des carrières, maçons, terrassiers, maréchaux ferrants, selliers, bourreliers, employés du télégraphe, etc.

Les régiments du génie doivent fournir, en outre de leur service ordinaire, des compagnijs spéciales pour l'exploitation des chemins de fer; la nécessité d'en assurer le recrutement a fait baisser jusqu'à l'",62 le minimum de taille pour les mécaniciens, chauffeurs, ajusteurs et monteurs de chemin de fer.

V. Équipages militaii'es. — Les obligations du service dans lés divers trains de l'armée sont particulièrement pénibles et exigent beaucoup de force. Les hommes du train doivent posséder toutes les qualités d'un bon cavalier et celles du fantassin, car dans les compagnies légères (mulets avec bâts) les conducteurs font les routes à pied. Les hommes de celle troupe devront donc être choisis parmi les plus vigoureux, et être exempts des infirmités qui seraient de nature à les gêner dans l'exécution de toutes les obligations de leur service. Leur minimum de taille est de l'",6!i, intermédiaire entre celui de la cavalerie de ligne et celui de la cavalerie légère. — Comme aptitude militaire spéciale, ils doivent appartenir autant que

RLTAriTITlON DES RECRUES. 221

possible à des professions où ils aient conduit des clievauv et des mulets, qui les aient habitués au maniement des voitures. — Les hommes destinés à leurs compagnies d'ouvriers seront pris parmi les charrons, forgerons, serruriers, taillandiers, menuisiers, selliers et bourreliers.

VI. — Troupes de V administration. — Il serait tout à fait contraire au principe qui doit diriger le meilleur choix possible des recrues, que de ne pas se montrer assez sévère pour certaines catégories d'hommes dont l'armée a besoin pour sa complète organisation, eu particulier pour les sections d'ouvriers d'administration. Si le personnel de ces sections n'exige pas l'aptitude physique, complètement exemple d'infirmilé, qui est requise pour les armes combattantes, on ne doit pas cependant y faire entrer des hommes qui ne seraient pas assez robustes pour se livrer sans fatigue, comme dans la vie civile, aux obligations souvent très-pénibles de leur service spécial, ou qui auraient des infirmités de nature à les gêner dans l'exécution de ce service.

Le mininumi de taille pour les sections d'ouvriers est le même que celui de l'infanterie. L'aptitude professionnelle exigible porte à n'exercer leur recrutement que parmi les cultivateurs, maçons, fumistes, menuisier.--, charpeniieis, tourneurs, charrons, serruriers, mécaniciens, forgerons ou bourreliers |)our la première section d'ouvriers, parmi les meuniers, boulangers, bonchcrs, tonneliers, botleleurs, ouvriers en cuir, étameurs, emballeurs, pour les autres sections.

Les comuiis aux écritures des bureaux de l'intendance doivent justifier de capacités spéciales, en présentant un certificat délivré par un intendant militaire.

VIL Infirmiers militaires. — Les infirmiers militaires sont, de tous les corps de l'armée, ceux qui remplissent la mission la plus dangereuse et la plus pénible, leur mortalité tout exceptionnelle (17 sur 1000 par an) le prouve surabondamment. C'est assez dire l'attention qu'il convient de porter au recrutement de ce corpsd'élite, en n'y envoyant que des hommes vigoureux et d'une constitution à toute épreuve. Ils doivent en outre savoir lire et écrire, présenter une moralité bien connue, avoir s'il se peut quelque profession qui soit utilisable dans les hôpitaux ou ambulances : garçons de pharmacie, herboristes, etc., ou être ouvriers des corps d'état, peintres en bâtiment, menuisiers, cuisiniers, etc.

Les jeunes gens en cours d'études médicales ou pharmaceutiques, qui n'auraient pas contracté un engagement conditionnel d'un an, seraient

dirigés de préférence sur les sections d'infirmiers niililaires, à condition néanmoins qu'ils en fassent la demande, car, pour eux, comme pour tous les autres, il est à désirer que l'on n'incorpore dans le corps des infirmiers que des hommes de bonne volonté.

Les inlirmiers de visite sont recrutés jusqu'à présent dans les infirmiers ordinaires, il n'est donc pas question d'exiger d'eux une aptitude spéciale; on la constate plus tard, à la sortie de l'école où on les forme au service d'auxiliaires des médecins, pour la tenue des cahiers, l'exécution des pansements, etc.

VIIIc Écoles militaires. — Les jeunes gens qui se présentent pour l'admission dans les écoles militaires de Saiiit-Gyr, de l'application de l'artillerie et du génie, du service de santé, à l'école vétérinaire, etc., doivent être parfaitement exempts de toute infirmité physique. Leur aptitude militaire est constatée par un certificat délivré par un médecin militaire, ou par les bureaux du recrutement lorsqu'ils doivent contracter un engagement, elle est vérifiée au moment de leur admission à l'école.

Sans exiger qu'ils soient déjà complètement aptes au service en campagne, ils doivent paraître, proportionnellement à leur âge, assez vigoureux pour faire prévoir qu'au jour de leur entrée dans les cadres de l'armée, ils présenteront toute l'aptitude physique requise pour le service en temps (Te guerre.

IX. Engagés conditionnels d'un an. — Les jeunes gens admis à contracter ces engagements justifient de leur aptitude militaire, comme tous les engagés volontaires, devant les bureaux de recrutement.

Néanmoins, il a paru équitable de modifier pour eux les minimums de taille imposés aux autres engagés; c'est ainsi qu'on les admet dans les cuirassiers à l'",68 au lieu de 1",70, dans les dragons à 1™,60 au lieu de l'",66, dans les chasseurs et hussards à l^jôO au lieu de l^^ô.'i, dans l'artillerie à l"\6/i au lieu de l'",67, dans le génie à l",5i au lieu de l'",66.

Vu le peu de temps que ces jeunes gens ont à passer sous les drapeaux, des connaissances en éqnilation sont imposées à ceux qui demandent à servir dans les troupes à cheval, mais à des degrés différents suivant les armes. (Décret du 1'' décembre 1872). C'est ainsi qu'on a été amené à faire une distinction pour l'artillerie entre les batteries à pied et les batteries montées ou à cheval. Les jeunes gens qui veulent servir dans les troupes à cheval doivent en conséquence produire : 1° pour être admis dans la cavalerie, un certificat constatant qu'ils savent bien monter à

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