ENTIU'TIEN DE LA PROPHETÉ DANS LES CASERNES
'Mi . Des décrottoirs sont placés à la porte de chaque entrée, les hommes devrout s'y noltoyer les boites avant de pénétrer dans la chambre.
35. Les sous-otriciers et les hommes de service, pendant leurs patrouilles de nuit, apporteront une attention spéciale aux feux et lumières et veilleront à l'exécution régulière de tout ce qui est prescrit.
33 . Dans chaque compagnie ou escadron, des hommes sont commandés pour l'entretien des escaliers et des corridors.
37. Pendant la période de ehauft'age, le plus ancien de la chambrée veillera à ce que les ciels des poêles ne soient fermées que lorsque tout le combustible est consommé. Après le coucher des soldats, on ne doit point mettre de combustible dans les poêles, ni fermer la clef.
Il ne suffit pas, on le comprend du reste, de balayer une chambre ou d'y essuyer les planches pour enlever toute la poussière et les détritus organi(|ues qui accumulent dans les interstices du bois : un ncttoy<ige plus à fond ^ avec des linges humides est évidemment nécessaire. Or la poussière n'est pas seulement désagréable à la vue, mais elle est une véritable source d'infection par les fermentations qui s'y développent. Nous avons proposé déjà de rendre les planchers imperméables au moyen d'un badigeonnage à l'huile de lin bonillante : ce procédé faciliterait singulièrement le nettoyage. Dans quelques cas, une fois par semaine, par exemple, ou pourrait balayer le plancher après l'avoir saupoudré de sciure de bois légèrement imbibée d'iicide phénique, on arrêterait ainsi toutes les fermentations qui se produisent sur le sol, dans les petits tas de poussière accumulés dans les coins, les interstices des planches ; la légère odeur que développe l'acide phénique n'est pas si désagréable qu'elle conlre-indique son emploi. Au point de vue éc()nomi(|ue, l'acide phénique pourrait être remplacé par un |iroduit un peu moins pur et par conséquent moins coûteux, comme les phénaies de soude du commerce ou autres composés phéniques.
De telles précautions ne conviennent, dira-t-on, qu'aux temps d'épidémies, et il n'est pas besoin de les introduire dans la pratique journalière de la vie. Cette objection n'a point de valeur réelle, c'est précisément par tous ces petits moyens que l'on fait de la véritable prophylaxie épidémique. L'existence dans les casernes, l'agglomération des uïenies hommes dans les chambrées e.st une anomalie j)hysiol()gi(îiie, les circonstances nous l'ini- <)osent, mais il ne faut point .s'en dissimuler les dangers, mais les combattre ou mieux encore les prévenir, sans se laisser aller à une fausse sécurité.
Les murs des chambres SDUt enduits d'un badigeonnage qui primitive-
mont ne devait être renouvelé que tous les trois ans dans les chambres des hommes (article 133 du règlement du 30 juin 1856), tous les ans dans les salles de police, les prisons et les cellules, tous les six mois dans les écuries. — Nous n'insistons pas sur la dilîéreuce ainsi faite entre le logement des hommes et celui des chevaux : évidemment on avait pensé que le blanchiment des chambres, précédé sans doute d'un grattage général des murailles, était une opération beaucoup plus radicale que le simple badigeonnage à la chaux pratiqué dans les écuries ; de là vient cette disposition, singulière au premier abord.
Mais l'on n'a pas tardé à sentir l'erreur comnn'se et, dans une circulaire du 28 mai 186/i, le ministre a modifié cet article 133 en prescrivant le badigeonnage à double couche pratiqué tous les ans à la fin de l'hiver.
Les murs des chambres de caserne absorbent une grande proportion de matières organiques provenant des nombreuses sources de méphilisme qui s'y trouvent; aussi paraîlrait-il logique de les recouvrir d'une couche imperméable comme le stuc ou imperméabilisée au moyen de la peinture à l'huile. — Dans ces conditions, ou pourrait les laver et les nettoyer, sinon à grande eau, au moins avec des linges humectés d'une solution trèsétendue d'acide phénique, ou d'autres produits antifermenlcscibles. Ce serait là, pensons-nous, le meilleur système que l'on pourrait adopter; la peinture à l'huile coûte assez cher, le stuc un peu moins, mais dans tous les cas, la dépense première serait compensée par la rareté de. telles opérations. Une bonne peinture à l'huile durerait en moyenne dix années, plus peut-être si elle avait été de bonne qualité.
Au blanchiment renouvelé tous les ans seulement, il conviendrait, à défaut de peinture à l'huile ou de stuc, de substituer un badigeonnage assez fréquent avec de l'eau de chaux légèrement additionnée de colle pour la rendre plus adhérente, et d'une couleur jaune ou verte, qui en diminuerait un peu l'éclat sans cependant nuire à l'éclairage de la chambre, — Au lieu de laisser ce soin à la charge du génie, il serait dévolu aux troupes elles-mêmes, aux compagnies casernées dans les divers locaux; les capitaines seraient rendus individuellement responsables du bon entretien de leurs chambrées, auraient à leur disposition des fonds spéciaux pour l'achat de la chaux, de la colle et de la couleur; la fourniture du matériel, pinceaux, sceaux, etc., resterait au contraire à la charge du génie et ferait partie du mobilier fixe de la caserne.
Tous les six mois, à la fin de l'hiver et à la fin de l'été, par exemple, on