‹ Traité d'hygiène militaireChapitre 127 sur 252 · Mellière, Tribune médicale, 1903, p · texte numérisé non relu

Mellière, Tribune médicale, 1903, p

3. Schipiloff, Stérilisation de l’eau par le permanganate de potasse, Revue médicale J

de la Suisse Romande, 1892.

ÉPURATION DE L’EAU DE BOISSON

permanganate de potasse j usqu’à coloration rose persistante en laissant agir la solution quinze minutes et décomposant l’excès de permanganate avec du sucre ; Chicandart remplace le sucre par du thé ou du café.

Lambert a démontré que les permanganates non seulement brûlent rapidement les matières organiques et les bactéries de l’eau, mais encore qu’ils sont capables de faire disparaître les propriétés toxiques communiquées à l’eau par des corps tels que le curare, la strychnine, la vératrine, la morphine. Pour cet auteur, c’est d'autre part une erreur de croire que les permanganates purifient l’eau instantanément et qu’il suffit d’arrêter leur addition quand la couleur rose de l’excès non décomposé persiste pour obtenir immédiatement une eau qu’on peut consommer sans danger. Des expériences ont prouvé à Lambert qu’il faut une dose de permanganate de potasse supérieure à 3 centigrammes par litre pendant une demi-heure pour détruire d’une façon certaine les bacilles typhiques qu’on ajoute à l’eau. D’où cette conclusion qu’il faut une dose assez considérable du produit pour obtenir la stérilisation de l’eau et que par conséquent il faut des corps puissamment réducteurs pour enlever l’excès de permanganate.

Le procédé Lapeyrère, présenté par A. Laveran 1 2 il y a dix ans, associe au permanganate de potasse 3 grammes, l’alun 10 grammes, le

Fig. 48. — Coupe du filtre Lapeyrère. — La poudre permanganatée est versée dans la cuve de l’eau brute, mélangée, et siphonnée sur le filtre renfermant de la tourbe.

1. Lambert, De l’épuration des eaux de boisson, Revue d’hygiène , 16 juillet, p. 578.

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