Instruction du 15 mars
5. De l’emploi des mensurations du corps pour la fixation d’un minimum de robusticité, et la diminution de fréquence de la tuberculose dans l’armée, Bulletin milit., 1898, n° 35, p. 409. Recueil de mémoires de médecine et de chirurgie militaires, 3e série, t. XXXII. — Voir en outre dans les mesures minima : Lehrbucher, Deutsche mil. Zeitschrift, 1886, n° 5. — Mackievicz, Àrch. de médecine et de pharmacie militaires, voi. 11.
chez 47 p. 100 des sujets examinés. Or, ceux-ci forment la majeure partie des hommes du contingent, et sont en général déclarés bons pour le service, lorsque le périmètre et les autres mensurations ne sont pas trop inférieures.
Mackiewicz a fixé comme périmètre minima :
Pour la taille de 1 m. 54 à 1 m. 59 0,78
— de 1 m. 60 à 1 m. 64 0,80
— de 1 m. 65 à 1 m. 70 0,81
— de 1 m. 71 à 1 m. 75 0,82
— de 1 m. 78 et au-dessus 0,83
En somme, pour les petites tailles, le périmètre thoracique doit être égal à la demi-taille plus 1 centimètre, pour les moyennes il doit être égal à la demi-taille, ou inférieur à celle-ci de 1 centimètre, et pour les grandes (1 m. 71 à 1 m. 85), on peut regarder comme minimum suffisant un chiffre inférieur de 3 à 10 centimètres à la demi-taille.
Aussi, l’instruction ministérielle de 1877, sans fixer de règle absolue, donnait le chiffre de 0 m. 78 comme un minimum au-dessous duquel il était rare de voir s’abaisser le périmètre thoracique chez les sujets aptes au service militaire.
Enfin, en 1890, le Comité technique de santé regarda comme inutile la fixation d’un minimum périmétrique unique.
Les armées étrangères ont d’ailleurs suivi cet exemple : l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, la Belgique ont tellement restreint l’application de cette mensuration qu’elle influe peu sur le choix des conscrits.
L’Angleterre, les Etats-Unis et la Russie, par contre, l’utilisent encore. Est-ce à dire que le périmètre thoracique ne signifie rien et que son chiffre rapporté à la taille ne peut être d’aucune utilité dans l’appréciation de la force corporelle.
Le professeur A. Laveran1 s’est toujours bien trouvé de faire la mensuration du thorax et a pu constater que les jeunes gens dont le périmètre thoracique n’atteignait pas au moins 0 m. 78 pour les tailles moyennes et les petites tailles étaient rarement aptes au service militaire. Le périmètre thoracique constitue encore pour M. le médecin principal Marty 2 un des éléments les plus importants pour l’appréciation de l’état physique de l’individu.
D’après Mackiewicz 3 les périmètres thoraciques faibles se rencon-