‹ Traité d'hygiène militaireChapitre 143 sur 252 · Archives italiennes de biologie , t. V, 1884, Turin · texte numérisé non relu

Archives italiennes de biologie , t. V, 1884, Turin

îa circulation pulmonaire qui devient moins active, d’où congestion, puis dilatation du cœur droit et répercussion sur la circulation générale. Celle-ci, d'autre part, est influencée par les courroies du sac qui compriment l’aisselle et la base du cou, provoquant ainsi une congestion céphalique et des fourmillements et de la paresse dans les membres supérieurs.

Eichhorst, Düms et la statistique de l’armée allemande (1894-96 et

1898-99} rapportent un certain nombre de cas de paralysie d’un bras à la suite du port du sac et Marsh1, en a observé un particulièrement intéressant en raison de l’étendue des désordres provoqués par la compression des bretelles du sae au-dessus des deux clavicules. Au bout de huit jours de manœuvres le sujet éprouva des douleurs à ce niveau, mais continua quand même son service, quand, quinze jours après, étant couché en tirailleur, il s’aperçut qu’il ne pouvait plus s’appuyer sur les coudes pour tirer; bien plus, il lui fut impossible de se relever. Transporté à l’hôpital, il fut reconnu atteint de paralysie complète de l’épaule, du bras et de la main droits, et d’une paralysie incomplète du bras et de la main gauches. Cette paralysie s’accompagnait d’anesthésie; les accidents furent heureusement passagers et, au bout de deux mois, les membres avaient recouvré l’intégrité de leurs mouvements.

11 suffît d’ailleurs d’ avoir assisté à une marche militaire, sac chargé, pour constater les anomalies de cette répartition de la charge du soldat. D’instinct, celui-ci, au cours de l’exercice, cherche à la corriger en relevant le sac par une secousse brusque en haut, et en portant les mains aux bretelles, de façon à dégager les aisselles et à tirer le sac en haut. A la halte, lorsque l’ordre (sac à terre) n’est pas donné, on voit la plupart des hommes relever et soutenir leur sac en plaçant le fusil sous sa face

\. Ein Fall von combinirten Schulterarmlâhmung, Deutsch. Militar zeitschrift, p. 288, mai 1903, et Caducée, 1904.

ÉQUIPEMENT DU SOLDAT

inférieure, autant pour supprimer le poids que pour le porter plus haut et appliquer plus exactement au dos sa partie supérieure.

Eychène et Barthélemy affirment que le chargement dorsal est non seulement une erreur de statique et un non-sens physiologique, mais encore une faute militaire par l’obstacle qu’il apporte au maniement de l'arme dans la pratique du tir. Nous avons vu que les Russes demandent à revenir au sac dorsal. Un arrimage mieux compris et l’allégement en feraient probablement disparaître les inconvénients.

Sac lombaire. — Le sac est porté sur les lombes dans l’armée anglaise. En Autriche, la grande giberne qui repose sur les lombes sert d’appui au sac, de sorte qu’en réalité, la charge n’est pas portée sur le dos. Dans cette façon de porter le sac, le centre de gravité est rapproché de celui du corps. Les défauts statiques signalés pour le sac dorsal sont donc, ici, réduits.à leur minimum.

Mais le sacrum est le siège facile d’excoriations et par conséquent très exposé à des accidents de ce genre avec le chargement lombaire. Les Anglais ont obvié à cet inconvénient au moyen d’un ustensile culinaire et d'une matelassure protégeant la région menacée.

Charge latérale. — La charge est portée sur chaque côté du corps dans l’armée russe. Cette répartition semble préférable au premier abord. Le centre de gravité de chaque fardeau étant compris dans le plan frontal passant par le centre de gravité du corps. Le porteur d’eau est un exemple courant de l’avantage considérable que procure une telle répartition. Cet homme, nullement au courant des lois de la statique, porte, naturellement, ses deux vases de chaque côté symétriquement, s’ils sont de même poids, et de telle façon que le plan frontal passant par son centre de gravité comprenne également ceux de ses seaux. Mais l’abaissement du centre de gravité dans la charge du soldat russe est un autre inconvénient qui amène également une entrave dans la marche. La guerre mandchourienne a été pour ce mode de chargement une expérience qui vaut mieux que toutes les considérations théoriques tirées des rapports de la charge avec le centre de gravité.

Modifications proposées. — Un certain nombre de modifications ont été étudiées pour améliorer le chargement du soldat. Elles se résument en ces deux propositions :

• 1° Répartition meilleure de la charge. 2° Son allégement.

Répartition meilleure. — La répartition meilleure de la charge peut être obtenue de deux façons :

1° En la portant plus haut, 2° en la portant moins en arrière.

Nous avons vu que le sac, mal fixé par les bretelles, avait con-

Lemoine. — Traité d’hyg. milit.

stamment tendance à se rejeter en arrière et à s’abaisser. Pour le maintenir dans sa position primitive, le médecin major Cathoire remplace les bretelles par des arcs métalliques fixés au sac et accrochant pour ainsi dire celui-ci à la partie supérieure des épaules.

On a justement reproché à ce système les difficultés pratiques de son application en raison de la différence de taille et du volume variable de la région claviculaire suivant les sujets. De plus, les

frottements de ces arceaux rigides étaient douloureux et causaient des blessures.

Hiller fixe à l’extrémité inférieure du sac deux réglettes articulées, pouvant, en s’abaissant, former un angle droit avec les montants du sac; ceux-ci viennent se rendre par leur extrémité libre dans deux œillères métalliques placées sur la capote au niveau des hanches, les réglettes éloignent ainsi du dos la partie inférieure du sac. De cette façon, la partie supérieure reste bien appliquée et on diminue réchauffement de la région dorsale. Nous avons vu ce modèle à Bruxelles réservé au sac des infirmiers. Il améliore sensiblement le poids de la charge.

Barthélemy et Eychène ont proposé en 1904 un point d’appui lombaire au moyen d’une cartouchière épousant exactement la concavité lombaire; la partie concave de cette cartouchière est fixée au ceinturon ; sa partie inférieure est plate et légèrement inclinée de haut en bas et d’avant en arrière. Pour éviter la compression des viscères abdominaux par le ceinturon, elle est reliée aux bretelles de suspension.

Afin d’augmenter la stabilité, les inventeurs ont donné au sac une forme concave antérieurement, permettant une application plus intime sur la région dorsale.

Les dimensions de ce sac sont proportionnelles aux différentes

Fier. 55.

Équipement du soldat russe. Chargement latéral.

EQUIPEMENT DU SOLDAT

tailles des hommes : grandes, moyennes, petites. Il est un peu plus long que large. Ses parois sont évidées. Le cadre pèse 350 grammes et le revêtement 950 : au total 1 300 grammes qu’on pourra réduire par la substitution de F aluminium au bois dans l’ossature du sac. Ajoutons enfin que le sac est maintenu par deux courroies légères laissant le creux axillaire complètement libre.

Il est juste de faire remarquer que, dès 1886, le commandant Dumont avait proposé l’appui lombaire pour le sac. Cet appui consistait en une enveloppe molle en forme de rouleau contenant une veste et des espadrilles. Deux courroies reliaient cette enveloppe au sac.

Il semble aujourd’hui que, pour l’armée française, on soit sur le point de renoncer complètement au sac rigide qui serait remplacé par une enveloppe souple portée sur la région lombaire.

Une nouvelle répartition de l’équipement a été essayée au 131e régiment d’infanterie en 1908 1 (fig. 57 et 58).

a) Le principe de cet équipement est la solidarité de toutes les parties qui permettent à un homme de s’équiper et de se déséquiper d’un seul coup, d’où un gain de temps et une garantie presque certaine contre la perte d’un ou de plusieurs objets de l’équipement.

b) L’équipement se compose d’une armature formée par un ceinturon soutenu en quatre points par deux larges bretelles de suspension avec épaulières qui, par leur croisement dans le dos , suppriment le glissement sur les épaules.

Sur cette armature viennent s’adapter toutes les parties de l’équipement; sac, musette, porte-bidon, porte-outil, porte-baïonnette, cartouchières. Cette armature supprime ainsi les bretelles du sac, la courroie du bidon et la banderolle d’étui -musette, ce qui réalise un sérieux progrès.

Avantages. — Le progrès réalisé est la suppression des bretelles

Fig. 56. —Disposition du sac Barthélemy et Eychère. — Ce sac concave en avant de façon à épauler le dos du soldat repose sur une cartouchière lombaire.

1. Befüneux, Nouvel équipement pour les troupes d’infanterie, Bail, de la Soc. de méd. milit. 5 nov. 1908, p. 505.

du sac, de la banderolle de musette et de la courroie du bidon qui compriment la cage thoracique, avec notre équipement actuel, et empêchent l’homme de respirer.

Avec le modèle proposé, plus rien de tout cela : le sac repose sur la partie lombaire, l’homme respire librement et la circulation du

Fig. 57. — Nouvel équipement proposé pour le fantassin français.

Fig. 58. — Nouvel équipement proposé pour le fantassin français. — Le sac est remplacé par une seconde musette.

sang n’est en rien gênée, les aisselles n’étant plus comprimées par la bretelle du sac.

L’homme peut, par les grosses chaleurs, ouvrir largement sa capote, au besoin, marcher le ceinturon débouclé, sans que rien ne soit changé à l’équilibre du système. Les dispositions des boucles permettent un ajustement parfait, elles sont simples, sans ardillons, faciles à manipuler, incassables, étant frappées et non coulées.

L’équilibre est si bien établi qu’il n’y a pas de pression sur un point quelconque, qu’il y ait des cartouches ou non dans les cartouchières.

ÉQUIPEMENT DU SOLDAT

C’est la voie dans laquelle se trouvera la solution du problème de la meilleure répartition de la charge.

Allégement. — L’allégement du fantassin est la réforme urgente et indispensable.

Diminution du poids des objets. — L’emploi de l’aluminium dans la composition des objets de campement, ustensiles culinaires, de l’habillement, s’est présenté tout d’abord à l’esprit.

Des expériences ont été faites à ce sujet en 1894 dans l’armée allemande et de 1892 à 1896 dans l’armée française.

La commission française arriva aux mêmes conclusions que la commision allemande et, sur le rapport de Moissan, conclut à l’adoption de ce métal pour la fabrication des objets de campement et d’équipement qui jusque-là étaient fabriqués avec le fer-blanc. L’avantage de l’adoption de ce métal au point de vue de l’allégement du soldat est rendu évident par la lecture du tableau suivant :

Aluminium. Fer battu.

Quart 57 gr. 95 gr.

Bidon 175 — 359 —

Gamelle 553 — 1 065 —

Marmite 735 — i 240 —

1 518 gr. 2 739 gr.

L’aluminium est d’ailleurs admis actuellement dans la plupart des armées étrangères.

Diminution du nombre des objets emportés par le soldat. — « Il en

est du choix de ces objets, dit le médecin en chef allemand Kirchner, comme du choix d’un bagage de voyage. Aucun voyageur ne voudrait se charger de choses qui ne seraient absolument nécessaires, tant sous le rapport de la dépense que sous celui de la commodité. Mais la manière de comprendre le nécessaire est variable. A son premier déplacement, un homme emporte bien des effets dont il reconnaît bientôt l’inutilité, tandis que celui qui a de fréquentes occasions de voyager diminue progressivement son bagage ; malgré cela, il refait chaque fois l’expérience qu’il aurait pu en laisser encore un peu à la maison. Pour le touriste qui a la facilité d’utiliser la voiture ou le bateau, l’inutilité d’un objet emporté ne ressort qu’au point de vue de l’incommodité ou de l’augmentation du prix de transport, mais pour le militaire qui charge son bagage sur son dos ou sur son cheval, toute diminution prend de l’importance. Le soldat ne doit pas seulement fournir les marches exigées, mais aussi

Kirgiiner, L'équipement et la charge de l'infanterie , traduction du commandant Cousin,

Lavauzelle.

arriver à destination frais et apte au combat pour vaincre l’ennemi si la victoire est possible. Il y a par suite un maximum aux poids de ces impedimenta; et il faut exiger qu’il ne traîne en campagne aucun objet superflu; en même temps, les différentes parties de son équipement reconnues nécessaires doivent être aussi légères que le comportent les conditions de leur solidité- »

« Tout le monde aujourd’hui, dit le capitaine Eychène, convient que le fantassin est trop chargé.

« Beaucoup de militaires recherchent le moyen de l’alléger, mais personne n’est d’accord sur les objets qu’il convient d’enlever au chargement actuel, de sorte que le problème reste sans solution.

« Tout ce qui est dans le sac de l’homme est utile. Il s’agit de connaître Y indispensable. »

Or le fantassin doit avant tout marcher et se battre.

Des vivres et des munitions, voilà ce dont il ne peut se passer, et dont il faut le pourvoir .

En temps ordinaire, un jour de vivres suffit pour parer à l’imprévu, d’après le capitaine Eychène.

Cette réduction peut paraître excessive lorsqu’on songe aux difficultés du ravitaillement de troupes placées dans certaines conditions.

Quant aux ustensiles de campement nécessaires pour la préparation des aliments, les puissances étrangères ont presque toutes adopté la marmite individuelle en aluminium, par suite des inconvénients sérieux que présente à la guerre un ustensile qui doit servir à plusieurs hommes.

Il n’est pas douteux que les troupes qui se trouveront en première ligne ne disposeront pas d'un temps suffisant pour préparer une alimentation soignée et qu’il faudra se contenter d’aliments faciles à apprêter, auquel cas, la marmite individuelle sera de nature à parer à ces besoins.

Quant aux troupes de l’arrière, elles pourront facilement utiliser les ustensiles qu’elles trouveront, dans certains pays, en très suffisante quantité chez l’habitant.

L’adoption de la marmite individuelle en aluminium avec couvercle formant assiette d'un poids de 400 grammes et d’une capacité de 2 litres, entraînera la suppression de la gamelle individuelle ainsi que de la marmite et -de la gamelle de campement. La soupe sera peutêtre plus difficilement et moins bien apprêtée, mais l’homme pourra toujours la préparer, considération qui, jointe à celle de l’allégement, est bien de nature à gagner la cause de la marmite individuelle. D’ailleurs, les vivres de réserve tels qu’ils viennent d’être constitués ne demandent pas une préparation bien difficile.

ÉQUIPEMENT DU SOLDAT

On a encore proposé 1 de remplacer toutes les marmites ainsi que toutes les gamelles à quatre hommes, portées jusqu’ici sur le sac, par des récipients en aluminium d’une contenance suffisante pour permettre la préparation des repas par section et d’un modèle tel que leur arrimage sur la voiture de compagnie soit aussi commode et aussi peu encombrant que possible.

Ces ustensiles, dits marmites de section, ne seraient plus qu’au nombre de quatre par compagnie.

La question envisagée ici associe l’allégement et l’amélioration du régime alimentaire du soldat en campagne. Nous ne pouvons que souscrire à cette conception qui nous paraît heureuse. La suppression complète du matériel de campement porté par l’homme est d’ailleurs déjà une question posée.

Le moulin a café pourrait également être supprimé,* en raison de l’utilisation du café en tablette. D’ailleurs, aux manœuvres, le soldat sait parfaitement et suffisamment moudre le café en grain avec la crosse de son fusil.

Les nécessaires d'armes semblent également inutiles; il n’est pas d’homme qui n’ait en poche un sou pour visser sa culasse mobile ou sa vis de sous-garde; beaucoup d’ailleurs ont des couteaux à tournevis permettant de serrer à fond leur fusil ou celui de leurs camarades. Enfin les haches et hachettes n’ont plus raison d’être depuis que les compagnies sont pourvues de la serpe, excellent outil de débroussaillement et de bivouac.

Munitions. — L’homme porte actuellement 88 cartouches D sur lui à 27 gr. 60 par cartouche (la balle M pèse 29,70), ce qui donne un poids de 2 kg. 288 (32 sont portées au caisson de munitions de bataillon et 64 par la voiture de compagnie).

Outils portatifs. — « La nécessité de faire porter un outil au fantassin découle de l’usage plus ou moins fréquent que l’on entend faire de la « fortification passagère ».

Cependant certains officiers estiment qu’en réduisant de moitié les outils de parc, on pourrait les faire porter par les voitures de compagnie, puisque les hommes sont pourvus actuellement d’outils portatifs. Ceux-ci pourraient remplacer, sur la voiture, les outils de parc supprimés et l' homme serait ainsi débarrassé de son outil pendant les marches, soit en moyenne I kilogramme. Il ne serait repris que lors de la prise des dispositions de combat. Seraient seulement laissés entre les mains du soldat, pour les marches, les travaux de bivouac ou de débroussaillement un nombre très restreint d’outils portatifs,

Lieutenant-colonel B., L'allégement du fantassin, d'après les enseignements de la guerre russo-japonaise, Lavauzelle.

les serpes actuellement en usage constituant, paraît-il, un excellent instrument utilisable pour ces opérations.

Tente-abri. — Sa suppression entraîne une diminution de charge de 1 kilogramme il est vrai, mais dans certaines circonstances cet abri est absolument nécessaire sous peine de faire fondre les effectifs sous l’influence des maladies nombreuses produites par le froid. Il est certainement inutile d’en encombrer le fantassin en toute saison; en tout lieu. La plupart du temps la simple couverture de campement suffirait, surtout si elle pouvait être transformée en « sac à dormir », comme cela se pratique dans l’arrqée norvégienne.

Barthélemy et Eychène n’admettent pas qu’on puisse décharger complètement l’homme de son sac en le faisant porter par des voitures de réquisition, par exemple, ainsi que les Allemands ont pu le pratiquer en 1870. « Le sac fait partie du soldat et doit être vissé sur son dos. »

Cette formule ne semble pas cependant devoir être absolue, puisque, dans ces derniers temps, un projet soumis au Conseil supérieur de la Guerre étudie le moyen de faire porter le sac, non par des voiture de réquisition, mais par les voitures régimentaires.

Voici d’ailleurs l’économie générale de ce projet :

Chargement porté par V homme. — 1° Le havre-sac modèle 1873 est remplacé par une enveloppe souple, qui ne devra contenir que l’indispensable et dont le poids une fois chargé ne devra pas dépasser 3 kg. 500. Cet indispensable est la chemise de rechange, la gamelle et les vivres de réserve.

2° Les cartouches et l’outil sont portés au ceinturon.

3° Chaque homme est porteur d’une gamelle individuelle en aluminium.

Sur voiture : 1° La voiture de compagnie ne porte plus ni cartouches ni outils : elle devient une voiture à bagages chargée de transporter les effets de rechange réunis en ballots et comprenant : un jersey en remplacement de la veste, une paire d’espadrilles en remplacement de la chaussure de repos, une brosse, un livret et un étuimusette qui sert d’enveloppe à tous ces effets.

Elle porte en outre les bagages des officiers de la compagnie, une partie de la troisième journée de vivres, et une réserve de chaussures.

2° Les grandes marmites d’escouade sont supprimées.

3° Les cartouches, antérieurement transportées par les voitures de compagnie, sont portées sur un caisson de bataillon.

4° Les voitures de cantinières, la voiture régimentaire d’effets sont supprimées; cette dernière est remplacée par une voiture portant une réserve d’outils de parc.

ÉQUIPEMENT DU SOLDAT

L’allégement réalisé pour l’homme est de 7 kilogrammes environ, et il ne porte plus guère que 3 kg. 500 à 4 kilogrammes sur son dos au lieu de 10 en moyenne.

Aux manœuvres de l’Ouest de 1906, ce chargement a été mis en essai dans plusieurs régiments, notamment au 136e de ligne. Les résultats de ces essais ne sont pas officiellement connus. Il est probable qu’ils n’ont pas mérité une approbation unanime puisqu’on cherche encore. La solution de la question est cependant urgente.

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