Revista sanitara militari (Bucarest), avril à mai
CONDITIONS D'APTITUDE AU SERVICE MILITAIRE
jamais établir une règle à ce sujet et une limite réglementaire, un des éléments de la formule étant trop sujet à des variations individuelles de la part de l’observateur (périmètre thoracique).
Le procédé de Boureau et de Gauîéjac 1 rapproche la mesure de la capacité respiratoire du poids. Thémoin2 additionne les chiffres de la taille, du poids et du périmètre.
Nombreuses, comme on le voit, sont les méthodes d’appréciation de la vigueur physique. Chacune d’elles marque un perfectionnement et témoigne des efforts faits par les médecins militaires pour arriver à éliminer de l’armée les faibles et les insuffisants.
Mais on se tromperait en pensant qu’un organisme aussi variable que celui de l’être humain puisse révéler ses aptitudes à la santé ou à la maladie suivant des formules mathématiques.
Aussi, est-ce bien plutôt dans son expérience et son sens clinique que le médecin devra rechercher les bases les plus solides de son jugement.
La plus large initiative devra lui être accordée à cet égard et son attention devra être attirée d’une façon particulière sur le groupe de renseignements qui va faire l’objet du chapitre suivant.
Y. Antécédents familiaux et personnels et contacts tuberculeux antérieurs. — Parmi les causes de la morbidité dans l’armée, il en est une jusqu’ici prédominante, c’est la tuberculose pulmonaire.
Or, c’est surtout cette affection qu’une sélection bien faite peut faire diminuer.
Du dépouillement3 de plus de 3 000 observations personnelles, il résulte que 68 p. 100 des hommes arrivant au corps avec des antécédents familiaux y deviennent tuberculeux au cours de leur service.
Le plus grand nombre d’entre eux sont atteints la première année. Mais la tuberculose pulmonaire des anciens soldats subit cette influence tout comme celle des jeunes, de sorte que nous pouvons dire que si on tenait compte dans une plus large mesure au conseil de révision et à la visite d’incorporation de ces antécédents pour prononcer de larges éliminations, on arriverait à diminuer dans des proportions considérables le nombre des hommes devenant tuberculeux à l’armée.