Hirtz, Soc. de thérapeutique , 8 mars
même dans des chambres où on ne fait jamais de feu; dans ces cas, il y a refoulement, par le toit, des produits de la combustion opérée dans une cheminée voisine de celle de la chambre contaminée.
M. Bardet signale à ce propos les malaises éprouvés dans les laboratoires insuffisamment ventilés, eu égard au nombre des becs de gaz allumés.
Comment déceler dans une atmosphère ce gaz si nocif? L’emploi de plus en plus répandu des appareils à combustion lente donne encore plus d’actualité et d’urgence à la question. Jusqu’en 1903
l’emploi des petits oiseaux comme réactif de la présence de ce gaz était seul pratique. Gréant avait montré qu’on pouvait ainsi déceler des doses de gaz entre 1/5 000 et 1/10 000.
Grâce aux travaux d’Albert Pécoul1 nous sommes en possession aujourd’hui d’un procédé pratique permettant de déceler la présence de ce gaz dans l’atmosphère des locaux habités; il repose sur la mise en liberté de vapeurs iodées.
L’appareil est constitué essentiellement par un tube rempli d’anhydride iodique chimiquement pur et traité par un procédé spécial qui lui donne toute sa sensibilité ; ce tube est plongé dans un bain-marie B.
L’air à examiner traverse le tube chauffé à 60° par le bain-marie situé au-dessus d’une lampe à alcool; de là, il se rend automatiquement dans un liquide indicateur renfermé dans le tube G qu’il colore en rose plus ou moins foncé, suivant la quantité d’oxyde de carbone contenu dans l’air; le passage de l’air est obtenu par faspi- rateur hydraulique H.
A la fin de chaque opération, s’il ne suffit pas de constater la présence de l’oxyde de carbone visible et si l’on veut connaître exactement la proportion du toxique, on compare la teinte obtenue à une échelle colorée spéciale sur laquelle on trouve immédiatement la proportion cherchée.
Si l’on veut obtenir une plus grande précision (et elle peut atteindre
Fig-. 73. — Avertisseur d’oxyde de carbone de MM. Al bert Lévy et A. Pécoul. Le socle n’est autre que la boîte qui sert à enfermer l’appareil.
1. Comptes rendus de l'Académie des sciences , 9 janvier 1905, et Académie de médecine, 24 janvier 1905.
CHAUFFAGE ET ÉCLAIRAGE
J/200 000). On emploie des gammes de liquides colorés maintenus en tubes scellés qui sont livrés dans des boîtes spéciales.
Lorsquaprès une opération on aura trouvé une forte dose d’oxyde de carbone, il sera toujours prudent, pour purger l’appareil des traces de ce gaz qui peuvent y adhérer, de faire une ou plusieurs opérations à l’air pur jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de coloration.
Le réactif employé est le chloroforme pur anesthésique :
Chloroforme 8 centimètres cubes.
Eau distillée 20 —
B. Combustibles. — Tous les combustibles sont d’origine orga-
nique. Le calorique dégagé par eux est le résultat de la combinaison du carbone et de l’hydrogène qu’ils contiennent avec l'oxygène de l’air.
Leur rendement calorique est, pour 1 kilogramme (grandes ealolies) :
bois
Tourbe sèche
Charbon de terre
Anthracite
Coke
Aggloméré de charbon
Pétrole
Gaz d’éclairage
Hydrogène
9 963 à il 460 10 000 à 11 000 34 462
Les quantités de combustibles allouées au corps de troupe constituent des rations de chauffage qui varient avec les régions territoriales et avec les services.
A. — Rations collectives.