OBSERVATIONS
Chambre des infirmiers
Salles f Fiévreux, blessés, { Capacité de 150m3 de \ vénériens, t et au-dessous. .
malades. y contagieux con- y Au-dessus
Troupe. ( valescents ( de 150m3
Salles de malades (sous-officiers)
— de visite
Par chambre occupée.
Par pièce occupée.
.Une seule ration quand il n’existe qu’un seul local pour ces deux salles.
d’attente
Bureau du médecin, chef de service
Salles pour les malades à la chambre et les convalescents ne comptant pas à l’infirmerie.
On se rend compte facilement de l’insuffisance de ces allocations qui représentent en moyenne par foyer un demi-seau de charbon pour les chambrées des hommes. J’avoue ne pas être partisan du chauffage des dortoirs et cette insuffisance des allocations ne me semblerait devoir soulever aucune objection si, d’autre part, je ne voyais la nécessité de les employer autrement. En hiver, tous les hommes toussent, un grand nombre sont atteints d’affections de l’appareil respiratoire motivant des entrées à l’infirmerie et a
CHAUFFAGE ET ÉCLAIRAGE
l’hôpital ; combien débutent ainsi dans la tuberculose active ! Cet état de chose est le résultat de l’absence complète de local où l’homme puisse se réchauffer, ne fût-ce qu’une heure, dans la journée. Revenant de l’exercice le corps en sueur, il échoue dans sa chambre où les fenêtres opposées ouvertes par mesure hygiénique légitime, versent sur lui un air glacial qui le saisit. C’est l’histoire de tous les jours.
Puisqu’il est impossible avec les maigres allocations dont il dispose que le commandement puisse réaliser le chauffage de toutes les chambres pendant le jour, ne serait-il pas possible de faire affluer vers une seule chambre par unité, vers le réfectoire par exemple, toutes les allocations partielles de façon à entretenir dans celle-ci une chaleur suffisante de 15° pendant quatre à cinq heures de la journée, et le soir, si c’était possible, jusqu’à l’heure du coucher. Il faudrait, d’autre part, changer les appareils par trop primitifs en usage encore aujourd’hui. Certains poêles modernes enterre réfractaire, en faïence ou en fonte à combustion vive pourraient être avantageusement substitués au simple poêle actuel dont les tuyaux de fumée, toujours en mauvais état, déversent dans la chambre des torrents de fumée et d’oxyde de carbone. On pourrait organiser à ce sujet un concours entre divers industriels, analogues à celui qui fut fait il y a quelques années pour les fourneaux de cuisine.
Il serait désirable que le gaspillage actuel cesse, car la flambée du soir dépense des milliers d’allocations parcellaires, sans aucun profit, alors qu’une simple organisation , sans dépense nouvelle , suffirait à obtenir un résultat appréciabel.
Le capitaine Dubois1 a calculé les dépenses qui incombent au budget du fait du chauffage actuel. Les achats et réparations de poêles avec leurs accessoires, en comptant 60 appareils par bataillon à raison de 1 par chambre, reviennent à 21 000 francs par an — alors que l’installation du chauffage par calorifère à Briançon a coûté 20 900 francs.
La dépense de combustible pour la même unité est de 13 fr. 50 par jour, tandis que celle incombant au calorifère est de I l fr.
Enfin les poêles sont une cause de malpropreté des chambres. La chaleur qu’ils dégagent ne se répartit pas uniformément quand, par hasard, elle est assez intense pour être appréciée par le soldat. D’autre part leur installation ne peut se combiner avec un système de ventilation approprié.
On remarquera, d’autre part, que les allocations destinées au chauffage de l’eau des bains-douches se confondent avec celles consa-