CHAPITRE PREMIER Vêtements
Une profession qui condamne, comme celle du marin, à des vicissitudes climatériques incessantes, puise une grande partie de ses moyens de préservation hygiénique dans une bonne entente des nécessités et des ressources du costume.
Les vêtements dont se compose le sac du matelot sont plus nombreux et plus diversifiés que ceux du soldat, qui vit généralement dans des climats à température modérée, et qui d'ailleurs, dans ses marches, ne saurait transporter qu'un bagage exigu ; sous ce rapport le matelot est placé dans de meilleures conditions : l'hygiène, condamnée, en ce qui le concerne, à des sacrifices exceptionnels, doit donc s'empresser d'en tirer parti.
Les marins du commerce s'habillent comme ils l'entendent ; ils sont
L'IIOMiyTE DE MER.
libres de tout contrôle, et ils font, bien entendu, tourner cette liberté au détriment de leur santé; pourquoi l'iîtat, qui a intérêt à veiller sur la conservation d'hommes qui peuvent, à chaque réquisition, venir alimenter son service, n'imposer;iit-il pas aux armateurs le devoir d'exiger que chacun des matelots qu'ils embarquent ait les vêtements dont les matelots des navires de guerre sont munis à leur entrée en campagne?