CALE
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Mai
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Septembre . . .
Moyennes. . . .
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La comparaison des moyennes ozonométriques dans les divers étages et compartiments de ce navire montre :
1° Que l'air extérieur était plus ozonisé dans la mâture qu'au niveau du pont;
2** Que partout, sauf dans la batterie, l'ozonoscope indiquait un degré plus élevé le jour que la nuit ;
3° Que la machine a accusé le plus d'ozone, après le pont;
4" Que le carré, le faux-pont et la cale n'ont pas présenté assez d'ozone pour influencer le papier réactif (2).
MM. Jacolot et Bourel-Roncière ont étudié avec beaucoup d'attention l'état ozonique de l'atmosphère de la machine. Tous les deux ont constaté que la machine était, de tous les compartiments intérieurs, celui qui contenait le plus d'ozone, et que cette quantité s'accroissait beaucoup quand la machine fonctionnait. Ainsi M. Jacolot, réunissant les résultats de 234 observations prises dans la machine, les feux éteints, a trouvé une moyenne générale de 0,52 d'ozone; 64 observations prises, les feux allumés, lui ont donné, d'un autre côté, une moyenne de 3,78. M. Bourel- Roncière a trouvé les chiffres 3,36 et 1,80 comme représentant les proportions d'ozone dans les mêmes conditions de la machine du Jean-Bart.
(1) C. Saint-Pierre, Sur la production (Voxyqène ozonépar l'aclion mécanique des ap- , parei/s de venUlalion. [Montpellier médical, avril 18G4.)
(2) Voy. Jacolot, lac. cit., p. iî6.
Si nous réunissons les données de ces deux observateurs, nous Lronvons que l'ozone étant représenté par 1 dans la macliine en repos Ta été par 2,7 la machine étant e n fonction. M. Bourel-Roncière a fait cette remarque que la quantité d'ozone croît avec le nombre de jours de chaude, et qu'elle diminue graduellement, les feux éteints, à mesure que la machine se refroidit. M. Jacolot avait admis que la diminution de l'ozone dans la machine au repos tient, en partie, à l'infection sulfhydrique de la cale dans ces conditions; M. Bourel-Roncière, faisant remarquer que la cale du Jean-Bart était très-propre et n'exhalait aucune odeur, croit qu'il faut faire intervenir, pour expliquer cette différence, la ventilation énergique qui s'établit dans la chambre de la machine quand les feux sont allumés. Voulant vérifier l'inlluence du frottement des pièces en mouvement, il a été conduit à la nier à la suite d'expériences qui lui ont montré que du papier ozonoscopique placé à l'^,30 environ au-dessus des pièces mobiles n'était pas influencé, tandis que celui placé entre la chambre de chauffe et la chambre des mouvements, baigné dans un courant d'air rapide, trahissait la présence de l'ozone. Il est difficile de ne pas se rallier à celte explication ; un fait intéressant cité par M. Bourel-Roncière, lui donne encore plus de vraisemblance. Le Jean-Bart étant au mouillage, on avait placé des cubes de foin pressé dans le tuyau de la machine ; dans ces conditions, l'ozonomètre marquait 1 et 2 dans la machine; on enlève cet obstacle, le tuyau désobstrué fait un appel énergique et l'ozonomètre indique 8 et iO,pour redescendre ensuite les jours suivants. Du reste le navire étant sous voiles l'ozonoscope passa, quand il subit, au débouquement des Antilles, l'action vive des grandes brises, de 0 à 3° et atteignit jusqu'à 4, 6, 8 et même 10.de la gamme chromatique.
Voilà certainement des faits qui appellent l'attention et je ne saurais trop engager les médecins navigants à mulliplier ces essais de façon à arriver à constater les proportions d'ozone qui existent à bord des diflérents types de navire et des divers compartiments d'un même navire (1). Cette partie de l'étude du climat nautique ne peut encore être considérée que comme simplement ébauchée. 11 est d'autant plus opporlun de continuer les recherches que l'inQuence de l'abondance de l'ozone comme moyen de prophylaxie contre les maladies zymotiques, paraît à peu près démontrée. Or, quelle habitation, plus que l'habitation nautique, a son atmosphère habituellement imprégnée de matières organiques? Cette relation de l'ozone avec l'état sanitaire du navire ne peut être admise que
(1) On peut, se conformer au procédé recommandé par M. Bourel-Roncière pour ces recherches : usage de papier écolier, dit d'Angoulôme, hsse non vergé, homogène, sensib isé par un mêla ige contenant une partie d'iodure de potassium, 0 d amidon
0 d'eau' distillée - emploi, pour recevoir ce papier, d'un manchon en to'le nu- a hq^ de laiton K mailles carrée's de de côté, ayant 15 centnu. de ^ ^^^
de largeur - adoption d'une échelle ozonométnque de 21 degrés, entre zéio et ^0.
VIBRATIONS, DllUIT ET TRÉPIDATION. 295
par induction. MM. Jacolol et Boiirel-Roncière reconnaissent euxmêmes que le rapprochement des moyennes ozonomélriqucs et des chiffres de malades ;\ bord de la Danaë et du Jean-Bart, n'a pu les conduire h la démonstration précise de cette influence, mais elle est infiniment probable et tout fait supposer qu'elle sera démontrée plus tard.