‹ Traite d'hygiene navaleChapitre 77 sur 224 · GRANDS NAVIRES ET PETITS NAVIRES · texte numérisé non relu

GRANDS NAVIRES ET PETITS NAVIRES

Il peut sembler oiseux de comparer la salubrité des grands navires {\) à celle des petits navires, tant la question est jugée d'une manière unanime- mais si nous prouvons que la solution qui lui est généralement donnée est précisément l'inverse de celle qui lui convient, nous aurons justifié la discussion, d'ailleurs très-courte, dans laquelle nous allons

entrer à ce sujet. , .

Les grands bâtiments à proportions plus spacieuses, ayant un cube d'emplacement plus vaste, offrant aux hommes qui les habitent un bienêtre relativement plus grand, semblent, à première vue, devoir être plus salubres que les petits navires. C'est là l'opinion générale : or quand on la soumet au contrôle de la statistique, elle ne semble nullement fondée. Il est remarquable, en effet, que dans toutes les stations, les grands navires fournissent un contingent proportionnel plus considérable de maladies et de mortalité que les autres.

Dans la division navale de la côte ouest d'Afrique, le Caraïbe, monté par 300 hommes, eut, eul8o6, 430 malades, c'est-à-dire 143 p. 100; les trois corvettes à vapeur, ayant chacune 130 hommes, fournirent en moyenne 72,3 malades, ou 55 p. 100, différence véritablement énorme.

Wilson qui a effleuré cette importante et difficile question de la mortalité comparative à bord des navires, a fourni le tableau suivant qui serait assez significatif s'il était permis de lui attribuer une grande valeur.

Page 1