MALADIES ET SOINS DE LA PEAU
Teigne tonsurante; Microsporum Audouini : Teigne décalvante; Microsporon mentagoplujtes : Mcntagre; Algues lactiques de la glycosurie : Eczéma des parties sexuelles.
E. Syphilis secondaire et tertiaire. — Syphilides sous toutes leurs formes : Lichen,
calvitie.
F. Scrofules (scrofulides, Bazin). — Érythèmc induré, eczéma des scrofulcux, acné scro-
fuleux, lichen, etc.
G. Polyurie (arthritides, Bazin). — Ergthema nodosum, urticaire, pityriasis aigu dis-
séminé, herpès, zona, pemphigus aigu, intertrigo, érythème papulo -tuberculeux, couperose, cuidosis, pityriasis, psoriasis, prurigo, lichen, acné, eczéma, hydroa, pemphigus diutinus, mcntagre, ecthyma, furoncle.
H. vice dartreux(?) (herpétides, Bazin). — Étiologie provisoire contenant des inconnues.
I. Virus spécifiques. — Variole, vaccine, rougeole, scarlatine, roséole miliaire, etc.
Soins de la peau, Frictions, Massage, Onctions, Bains, Hydroteérapie. — Les soins bien entendus de la peau ont une grande importance pour le maintien de la santé; ils comprennent des moyens variés dont nous allons rapidement aborder l'étude. Les médecins de tous les temps en avaient reconnu l'utilité.
Frictions, Massage. — Les frictions peuvent être sèches, ou leur emploi suivre celui de bains, de lotions, ou d'un exercice suffisant pour amener une sueur abondante. Voici les effets généraux des frictions et du massage. Ces pratiques entretiennent l'énergie de la circulation dans les capillaires de la peau, raniment la calorification, surtout quand la réparation est suffisante et que l'appareil respiratoire fonctionne bien. L'observation de l'entraînement des pugilistes nous en fournira un exemple très-net. Les frictions et le massage favorisent le développement de l'électricité sur la peau et ses appendices; ils activent les excrétions épidermoïdales, débarrassent la peau de poussières inertes ou nuisibles. Ils facilitent la transpiration insensible et l'excrétion sudorale par l'enlèvement des écailles épidermoïdales anciennes; ils animent le fonctionnement des glandes sudoripares: ils entretiennent la sensibilité tactile. Ils fortifient l'économie quand la réparation est suffisante ; quand la respiration est active, ils suppléent alors, mais incomplètement, au travail corporel. Ils donnent un sentiment de bien-être et d'excitation générale ; l'élasticité musculaire de la jeunesse se réveille sous la main qui presse les muscles. Les frictions sèches et le massage font disparaître la fatigue après les travaux, les marches forcées, les veilles prolongées; enfin, ils éloignent le terme de cette inévitable maladie, la vieillesse!
Les instruments, les matières qu'on emploie pour pratiquer les frictions et le massage sont des plus variés. Nous mentionnerons des toiles douces et rudes de lin et de chanvre, des tissus de laine et de lin, de chanvre ou d'autres matières, tissus anglais, turcs, pour frictions, des
gants de peau, que Galien préconisait, de crin, qui sont habituellement employés en Angleterre ; des bivsses de flanelle, de laine, de crin de chiendent fin, de caoutchouc, ou celles enduites d'un vernis de guttapercha. Ces deux dernières espèces de brosses sont convenables pour développer de l'électricité sur la peau et ses annexes. On emploie encore des lanières, des étrilles (strigil), des raclettes, des éponges, des roulettes, des palettes, des battoirs, des faisceaux de branche, de la terre douce de rivière, des corps gras, des pommades et des huiles parfumées. On le voit, l'arsenal destiné aux soins de la peau est des plus compliqués. Les pratiques ne le sont pas moins. J'estime cependant qu'elles peuvent être simplifiées, et que sans aide, chaque jour au lever, on peut pratiquer ces utiles opérations et les terminer en un quart d'heure. On a ainsi l'avantage de se livrer en même temps à un exercice régulier. Rappelons cependant quelques-unes des indications anciennes. Selon Oribase (tome I, page 407, traduction de Daremberg), « la friction doit être pratiquée chez les sujets jeunes et de petite taille par quatre hommes, et par six hommes chez ceux qui ont atteint l'âge viril et qui ont une taille plus élevée. Les uns frotteront les membres supérieurs jusqu'aux doigts; d'autres, le tronc jusqu'aux pieds. Après avoir versé sur le corps le mélange gras, on doit frictionner chaque partie, en passant les mains de haut en bas. Ensuite on couchera le malade sur le ventre et on le frictionnera de la même manière. Au commencement, la friction devra être légère et lente, ensuite elle devra être rapide et accompagnée d'onctions, tandis que vers la fin la friction deviendra douce. Ceux qui frottent doivent aussi malaxer la tête et le cou à l'aide du corps gras. » — « Le médecin doit posséder l'expérience de beaucoup de choses et entre autres celle du massage » (Hippocrate, t. IV, p. 103, Médecine d'Âsclépiadé).
Je suis loin de contredire ce sage précepte du maître, et je reconnais qu'un médecin habile, parfaitement initié à toutes les pratiques du massage, peut rendre de grands services dans plusieurs affections chirurgicales et dans beaucoup d'imminences morbides. On trouvera, à la page 65 de la thèse de M. Estradère (Du massage, son historique, ses manipulations), parue ; en 1863, des détails circonstanciés sur les manœuvres concernant le massage, et dans tout l'ouvrage des détails utiles sur ses applications thérapeutiques (voy. aussi Formulaire magistral, ^2' édition, p. 514).
Pour seconder les effets du massage, on emploie des liquides alcooliques, des pommades diverses, l'huile d'olive pure ou parfumée.
Bains — L'étude hygiénique des bains comprend divers sujets : les bains dans les eaux naturelles de mer, de sources minérales, de rivière; les bains artificiels chauds, tièdes, froids : les étuves ; les bains de vapeur