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ÉLECTRICITÉ. — CALORIQUE

pour diminuer les chances de dangers. Il fautéviter levoisinagedescheniinées, car la suie qui les tapisse partage avec les métaux la propriété d'attirer la foudre. Il faut, pour la même raison, s'éloigner des métaux, des glaces, des dorures, des cloches et de leurs cordes ; se dépouiller des ob jets métalliques que l'on a sur soi ; il faut éviter de se placer près d'un lustre, d'une lampe, d'un ornement en métal, d'un arbre, d'un objet élevé quelconque. Il est bon d'interposer entre soi et le sol un corps non conducteur, tel que du verre par exemple. Moins on touche les murs et le sol, moins on est est exposé; le plus sûr moyen préservatif serait donc d'avoir un hamac suspendu à des cordons de soie au centre d'une vaste chambre. C'est une précaution extrême à laquelle s'assujettira avec peine la personne la plus timorée. Si les applications de l'électricité à l'hygiène sont aujourd'hui très-bornées, les services qu'a rendus cette branche de la physique à la physiologie et à la thérapeutique sont considérables. Rappelons cependant des essais d'électrisation entrepris pour accroître l'activité des organes. Les applications de l'électricité pour animer l'énergie des muscles dans la paralysie ont suggéré la pensée de recourir à l'emploi de ce puissant modificateur pour donner plus d'énergie aux muscles respiratoires et activer ainsi les phénomènes de combustion, qu'il est si important de voir s'augmenter lorsqu'on est sous le coup de la misère physiologique. Dans certaines formes de l'anaphrodisie cette méthode hygiénique compte des succès. Pour animer les fonctions de la peau je prescris souvent de vives frictions avec des brosses ou des toiles de caoutchouc ou de gutta-percha, qui développent de l'électricité.

Calorique. — Introduction. — Les études qui se rapportent directement ou indirectement à la chaleur sont les plus importantes de l'hygiène; cette importance se comprendra sans peine si l'on considère la nécessité de la constance de la chaleur du corps de l'homme et l'action si puissante de ce merveilleux agent sur tous les modificateurs.

Pour aborder ces grands problèmes hygiéniques il faut toujours, comme je L'ai dit, considérer simultanément la chaleur extérieure et les sources de la chaleur animale.

L excès de la chaleur extérieure coïncidant avec un excès de matériaux de la chaleur animale domine, avec les effluves des marais, la pathogenie des pays chauds. L'insuffisance, l'irrégularité des moyens de résistance au froid extérieur ou le mauvais emploi de ces moyens, est. comme nous espérons l'établir, la grande cause de mort prématurée dans les pays froids ou tempérés.

En physique on doit étudier simultanément les phénomènes qui se rapportent au froid et à la chaleur, c'est une question de plus ou de moins; en hygiène il est convenable, pour la facilité de l'exposition de divers sujets, de séparer ces questions; mais avant d'entrer dans ces

détails consacrons une introduction à l'étude générale comparée de la chaleur et du froid. Voici les questions que noas allons successivement traiter :

1° La chaleur animale; 2" les limites de chaleur ambiante dans les lieux habités par l'homme; 3° influence des températures des lieux sur les principaux phénomènes de la vie; 4° lois de mortalité d'après la chaleur ambiante; 5° besoins et manières de vivre d'après la température des lieux; 6° principales causes de mort ordonnées par rapport à la chaleur.

1° Chaleur animale. — Une des nécessités les plus remarquables de la constitution de l'homme, c'est de conserver une température constante qui oscille dans des chiffres très-voisins de 37 degrés centigrades. On ne sait ce que l'on doit le plus admirer de la perfection des moyens que la nature possède pour obtenir ce résultat, ou des ressources infinies dont elle dispose pour suppléer aux moyens normaux de production de chaleur quand ils viennent à manquer, ou pour parer à leur surabondance.

L'homme partage ces merveilleuses aptitudes avec les mammifères et les oiseaux. Il est d'autres animaux qui, tout en produisant toujours de la chaleur, peuvent cependant se rapprocher tellement du milieu ambiant qu'on les désignait sous le nom d'animaux à sang froid, qu'il convient mieux d'appeler animaux à température variable. Pour eux la nécessité des moyens de production de la chaleur sont infiniment moins pressants que pour les animaux à température constante, nous avons vu page 43 que c'est pour cette raison qu'ils peuvent se passer d'aliments souvent pendant un temps considérable. Les animaux hivernants se rapprochent, pendant leur léthargie d'hiver, des conditions d'existence des animaux à température variable.

Les appareils qu'on emploie pour mesurer la température de l'homme sont les thermomètres à mercure et des appareils thermo-électriques. Pour ne pas donner aux thermomètres à mercure très-sensibles qu'on emploie pour ces recherches, des dimensions en longueur qui les rendraient trop incommodes, on les construit de telle manière que la tige ne contienne qu'une portion très-restreinte de l'échelle thermométriquc. C'est ordinairement dans la bouche ou dans l'aisselle qu'on prend le degré. Aux pieds ou aux mains on observe quelquefois des variations qui peuvent s'élever à plus de 4 degrés , car il n'est pas facile de garantir ces organes des influences extérieures. Je prends souvent la température de l'urine au moment de son émission.

Pour observer des nuances délicates dans la température ani?nale, on se sert avec beaucoup d'avantages des thermomètres métastatiques de Walfredin ou des appareils thermo-électriques employés par Pulrochet

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