ISS M0DIF1C. — CHALEUR, CLIMATS TEMPÉRÉS ET FROIDS
plus pressant pour ceux qui sont nés avant terme. Viennent ensuite les humiliés, les vieillards caducs et mal nourris, les malades et les amputés qui ont été soumis à une diète trop longue, les phtbisiques, les glycosuriques, les albuminuriques, et, pour désigner par une appellation commune tous ceux qui sont sous l'imminence du danger qui suit un refroidissement non suivi de réaction, nous dirons : Sont menacées toutes les personnes qui, pour' une cause ou pour une autre, présentent cet état qui a été désigné sous les noms de misère physiologique ou d'appauvrissement général de l'économie. Ces éludes, qui ne sont encore qu'à leur début, mais qui chaque année se continuent et se complètent, seront profitables à une foule d'individus qui étaient d'autant plus sérieusement menacés qu'ils ne connaissaient pas le danger qui les poursuivait incessamment. Les refroidissements non suivis de réaction sont des plus dangereux pour les glycosuriques, comme nous venons de le dire: ils peuvent déterminer, surtout chez ceux qui ont des tubercules dans les poumons, des congestions pulmonaires, très rapidement suivies de mort; chez les phtbisiques, ils peuvent amener la complication d'une bronchite aiguë, qui amènera à sa suite de Vanorexie, que ces malades doivent particulièrement éviter ; ils peuvent causer des pneumonies, dont le pronostic est si fatal pour les phtbisiques, de même que pour les vieillards caducs. Le froid augmente la mortalité des nouveaunés, des trop jeunes enfants et des vieillards, dans une proportion décroissante avec l'âge pour les jeunes enfants et croissante avec l'âge pour les vieillards. Quand on a subi une première atteinte d'un rhumatisme articulaire aigu, une nouvelle attaque amène à sa suite des affections du cœur beaucoup plus redoutables que le rhumatisme lui-même. Avec quel soin ceux qui sont sous le coup des imminences morbides que je viens d'indiquer doivent-ils éviter les refroidissements non suivis de réaction!
Théorie de V action du refroidissement. — Les modifications qui surviennent par suite de refroidissement non suivi de réaction, peuvent être très diverses; ce qu'elles offrent comme résultat de plus caractéristique, ce sont les changements dans la composition du sang au point de vue de sa teneur en 6 brin e; les explications humorales de Sydenham ont donc un fondement véritable. Le froid provoque : 1° une réaction excessive dans les parties mêmes qu'il a frappées directement; 2" il refoule le sang d'un organe cl l'accumule dans les vaisseaux d'un autre plus ou moins éloigné; 3" le rhumatisme, produit directement parle refroidissement des parties, s'explique par l'arrêt de la circulation capillaire, dû lui-même au froid que détermine l'évaporalion de la transpiration cutanée (Poîseuille); 4°ie froid suspend la fonction d'un organe sécréteur et détermine dans un autre, par voie de solidarité fonctionnelle, une supersécrélion ou bien à cet arrêt de sécrétion suc-