‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 2 sur 371 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Le but de l'hygiène est la conservation et le perfectionnement de la santé; on peut la perfectionner en étudiant, à l'aide de l'observation et de l'expérience, les modifications heureuses qu'on fait éprouver à la machine humaine par le régime et l'exercice bien réglé de tous les organes. On doit arriver ainsi à accroître la force et à prolonger la vie. Comment conserve-t-on sa santé? en prévenant, en éloignant les causes des maladies. Pour les prévenir, il faut les connaître. L'étude des causes doit être le fondement de V hygiène. C'est cette étude que je poursuis depuis trente ans. Plus j'avance, plus je suis convaincu que l'hygiène, pour devenir positive, doit être basée sur l'étiologie.

La connaissance des causes est la partie la plus élevée, mais aussi la plus difficile de la médecine; si elle a été peu appréciée jusqu'ici, c'est qu'elle consistait, pour les maladies les plus communes (scrofules, tuberculose, etc.), en une classification banale, non coordonnée. Aujourd'hui, grâce aux progrès de la physique, de la chimie, de la biologie, on peut aborder sûrement des problèmes qu'on négligeait volontiers. Il s'agit de démêler, par une étude synthétique sévère, les relations physiologiques qui confondent souvent dans un même résultat les causes les plus disparates en apparence. J'espère avoir ouvert une voie féconde en fondant l'étiologie synthétique.

Je vais indiquer rapidement les points principaux sur lesquels je désire appeler l'attention de mes lecteurs.

Voici le plan d'études que j'ai adopté pour tracer l'histoire de l'alimentation. Je décris d'abord les matériaux alimentaires simples (sucres, graisses, fibrine, alcool, fer, etc.), qui, diversement associés, interviennent dans la composition des aliments. J'examine ensuite quelles

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