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RACES HUMAINES

Les formes des tries' et d'autres parties du squelette ont évidemment plus d'importance; mais il ne faut pas les exagérer. Ces formes de la tête varient, comme l'a établi l'abbé Frère, dans son remarquable, ouvragesur la philosophie de l'histoire, chez un même peuple avec ses progrès intellectuels. Nous reviendrons sur ces études dans la division de l'hygiène morale.

Les variations uniformes des os de la tête s'observent chez les crétins, race qui se produit sous l'influence des agents extérieurs et d'alliances entre individus ayant des tares que l'observation nous a montrées être très-redoutables (Voy. Crétinisme, Mariages).

L'argument tiré de la persistance des caractères des races se lie à la question de l'hérédité. Plus une modification est rapide, plus elle est passagère; plus elle est lente à se produire, plus elle persiste. C'est un axiome étiologique qu'on peut appliquer à l'étude de la formation des races humaines, et qui m'a conduit à adopter l'opinion de l'unité de la race.

Races au point de vue des imminences et des immunités morbides. — Nous reviendrons, dans le cours de cet ouvrage, sur ces questions complexes. Ces imminences ou ces immunités dépendent : 1° de la persistance des milieux; 2° de l'acclimatement: 3° de l'hérédité. Les noirs transportés dans les climats froids ou tempérés doivent redouter les pneumonies, la phthisie; ils présentent de l'immunité au point de vue de la fièvre jaune. Boudin accepte peut-être avec trop d'enthousiasme cette pathologie ethnique. Voici les exemples qu'il cite : « Les hommes du Midi supportent beaucoup mieux que ceux du Nord les intempéries, le froid et les privations ; les Cafres ne sont point sujets aux affections catarrhales des voies respiratoires ; cà Malte, les Anglais succombent aux affections de la poitrine et de l'intestin en bien plus forte proportion que les Maltais. Les nègres semblent jouir d'une véritable immunité à l'égard des influences paludéennes de la fièvre jaune, tandis qu'éloignés de leur pays, et surtout en s'approchant de nos climats, ils succombent aux affections de poitrine en plus grand nombre que les Européens. On sait quelle effroyable mortalité pèse, dans l'Inde, sur les soldats anglais, surtout par le fait des maladies du foie, auquelles les cipayes restent presque complètement étrangers.

Je vais terminer ces notions fort incomplètes sur l'anthropologie humaine par la distribution ethnographique et géographique actuelle des différentes races humaines, dont les éléments ont été empruntés par M. A. Proust (Traité d'hygiène, page 7) à l'article Race de M. de Quatre fages.

dois renvoyer paiement à l'excellent ouvrage de mon illustre ami

(De I espèce humaine, par ai. de Quatrefages).

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