‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 319 sur 371 · SQUARES. - BUREAU MUNICIPAL D'HYGIÈNE. - TTAP.TTATT01SS · texte numérisé non relu

SQUARES. - BUREAU MUNICIPAL D'HYGIÈNE. - TTAP.TTATT01SS

jours agréable des arbres, des fleurs; mais ce qui est autrement précieux, c'est qu'ils permettent de laisser jouer en liberté, en toute sécurité, les enfants de l'ouvrier, pendant que leur mère assise sur le banc municipal se livre aux travaux de couture- Un bureau municipal d'hygiène est une institution indispensable dans une cité importante. On doit y suivre avec persévérance la marche des décès. Quand un accroissement dans la mortalité apparaît, l'attention doit être éveillée sur les maladies qui donnent lieu à cet accroissement. On doit, comme conséquence pratique, rechercher avec le plus grand soin qu'elles sont les causes de ces maladies et quels sont les moyens dont on peut disposer pour en éloigner ou au moins en diminuer la funeste influence. C'est la marche que nous avons suivie jour par jour pendant notre siège, c'est celle qu'a adoptée le Bureau municipal d'hygiène du Havre, dont M. le docteur A. Launay est le directeur. Ici, à Paris, ce service se trouve malheureusement divisé entre les préfectures de la Seine et de police. L'unité lui donnerait plus de force. Citons à l'honneur de l'hygiène parisienne les rapports de la Société médicale des hôpitaux sur les maladies régnantes, qui, depuis un grand nombre d'années, sont rédigés avec autant de zèle que de talent par M. le docteur Besnier.

Habitations privées. — J'ai fait connaître à la page 614. les véritables causes d'insalubrité des habitations privées, et dans d'autres passages les causes d'insalubrité dépendant des moyens de chauffage, d'éclairage, des latrines, du froid par l'humidité des murs ; j'ai parlé de la défectuosité des habitations rurales. Il ne me reste qu'à reproduire quelques indications administratives qui s'adressent souvent plutôt, comme cela arrive dans les questions d'hygiène publique, aux choses incommodes, qu'à celles qui sont véritablement nuisibles, qui peuvent devenir causes de maladie.

Hauteur des bâtiments et des étages séparés. — Ces hauteurs ont été réglées par un décret du 27 juillet 1859, dont voici les principales dispositions. Ces lixations ont pour but d'assurer, autant que possible, une libre accès aux rayons du soleil, qui éclairent, dessèchent l'humidité accidentelle et contribuent efficacement au bien-être et à la salubrité dans nos contrées où l'on doit se garantir pendant tant de jours de l'année du froid et des intempéries. « La hauteur des façades des maisons bordant les voies publiques, dans la ville de Paris, est déterminée par la largeur légale de ces voies publiques. Cette hauteur mesurée du trottoir ou du pavé, au pied des façades des bâtiments, et prise, dans tous les cas, au milieu de ces façades, ne peut excéder, y compris les entablements, attiques et toutes les constructions à plomb du mur de face, savoir : llm,70 pour les voies publiques au-dessous de

7m,80 de largeur; 1lm,60 pour les voies publiques de 7"',80 et audessus, jusqu'à 9'", 75; 17m55 pour les voies publiques de 9,n,75 et au-dessus.

Les bâtiments situés en dehors des voies publiques, dans les cours et espaces intérieurs, ne peuvent excéder, sur aucune de leurs faces, la hauteur de 17m,55, mesurée du sol. L'administration peut, toutefois, autoriser, par exception, des constructions plus élevées pour des besoins d'art, de science ou d'industrie.

Hauteur des étages. — Dans tous les bâtiments, de quelque nature qu'ils soient, il ne peut être exigé, en exécution de l'article 4 du décret du 26 mars 1852, une hauteur de plus de 2m,60. Pour l'étage dans le comble, cette hauteur s'applique à la partie la plus élevée du rampant.

« Instruction du Conseil de salubrité de la Seine sur les moyens d'assurer la salubrité des habitations (extrait). — L'insalubrité d'une habitation peut être locale ou générale : locale, quand elle existe seulement dans le logement de la famille; générale, lorsqu'elle a sa source dans la maison tout entière. Dans ces diverses conditions locales ou générales, l'air peut être vicié au point de faire naître des maladies graves et meurtrières. S'il est moins altéré, il minera sourdement la constitution; il causera l'étiolement et les maladies scrofuleuses. Enfin, l'expérience a démontré que c'est dans les habitations dont l'air est insalubre que naissent et sévissent avec plus d'intensité certaines épidémies dont les ravages s'étendent ensuite sur des cités entières. Notons ici que l'insalubrité peut exister aussi bien dans certaines parties des habitations les plus brillantes que dans les plus humbles demeures, comme aussi ces dernières peuvent offrir les meilleures conditions de salubrité (1).

» Aération. — L'air d'un logement doit être renouvelé tous les jours le matin, les lits étant ouverts; ce n'est pas seulement par l'ouverture des portes et des fenêtres que l'on peut opérer le renouvellement de l'air d'un logement; les cheminées y contribuent efficacement aussi; les cheminées sont même indispensables dans les maisons simples en profondeur et qui n'ont qu'un seul côté : les chambres où l'on couche devraient toutes en être pourvues. « On ne saurait ■ donc trop proscrire la mauvaise habitude de boucher les cheminées , afin de conserver plus de chaleur dans les chambres. » Le nombre des lits doit être, autant que possible, proportionné à l'espace du local; de sorte que, dans chaque chambre, il y ait au moins

(I) .In no saurais méconnaître que le préambule de celle instruction exagère les dangers inhérents à l'habitation. La misère est le grand fadeur des affections scrofuleuses; et les maladies contagieuses prennent naissance par d'autres causes que celles indiquées.

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