‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 323 sur 371 · HYGIÈNE INTERNATIONALE · texte numérisé non relu

HYGIÈNE INTERNATIONALE

L'ensemble des mesures et des règlements internationaux ayant pour but de prévenir le développement et d'empêcher la propagation de ma-

(1) Boudin, Géographie médicale. Paris, 1857, 2 vol. — Martin et Folcy, Algérie au point de vue du peuplement. Paris, 1851, in-8*. — Vital, Propagation et perpétuité de la race européenne en Algérie (Gazelle méd. de Paris, 1852, p. 679, 701). — Haspol Maladies de l'Algérie. Paris, 1850-1852, 2 vol. in-8°. — Maladies des Européens dans les pays chauds. Paris, 1861. — Oslvel, De l'acclimatement aux Antilles. (Ann. d'hyg. avril 1867.) — Pietra-Santa, Essai de climatologie, 1 vol. in-8°. Paris, 1862. — Lejjoyt Emigration européenne, ses principes, ses causes, ses effets, avec un Appendice sur l'émigration africaine, hindoue et chinoise, Paris, 1861, in-8". — Boudin, De l'émigration au point de vue de l'hygiène publique (Ann. d'hyg., juillet 1863). — Essai de pathologie ethnique (Ann. d'hyg., 1861-1863). — Recherches sur l'acclimatement des diverses races humaines sur divers points du globe (Ann. d'hyg., avrii 1860).

ladies pestilentielles (peste d'Orient, lièvre jaune, choléra asiatique, etc.), est désigné sous le nom de régime sanitaire et forme la base de l'hygiène internationale (1).

Dans le principe, pour se préserver de l'invasion de la peste, plusieurs nations firent des efforts isolés; mais de notre temps les peuples civilisés comprirent que ce n'est que par une entente commune que l'on peut espérer d'atteindre le but d'une préservation générale. C'est à la république de Venise qu'appartient l'introduction du régime sanitaire en Europe. Ayant vu plusieurs fois son territoire ravagé par la peste, par suite de ses relations commerciales avec le Levant, au douzième, au quinzième et au seizième siècle, Venise, qui, dès l'année 1348, avaitdéjà des provéditeurs de la santé, établit en 1403, dans une île appartenant aux pères Augustins et appelée Sainte-Marie-de-Nazareth, un hôpital destiné à isoler les pestiférés. C'est du nom de cet hôpital que plusieurs auteurs, et notamment le docteur Fari, dans son ouvrage sur la peste, font dériver le mot de lazaret. Cette institution fut bientôt imitée par les autres Etats qui avaient des relations avec le Levant. Gênes eut son lazaret en 1467, Marseille eut le sien en 1526 ou 1527. Mais, bien avant cette époque, il existait à Marseille des établissements pour les pestiférés. En 1476, les consuls de la ville reçurent du roi René les instructions pour appliquer à ces établissements le régime des léproseries. C'est de là que date, pour Marseille, le régime du système d'isolement et de séquestration qui constitue, à proprement parler, le régime quarantainaire. Les institutions ainsi formées, eurent d'abord un caractère municipal, mais, plus tard, les administrations spéciales qui avaient été chargées de l'application des règlements sanitaires sous les

(1) Prus, Rapport à l'Académie de médecine sur la peste et les quarantaines, accompagné de pièces et documents, et suivi de la Discussion datis le sein de l'Académie, l'aris, 1846, in-8°. — Instructions pour les médecins sanitaires envoyés en Orient (Bullel. de l'Acad. de méd., t. XUI, p. 2*23, 1847). — Convention sanitaire conclue entre la France, la Sardaigne, l'Autriche, l' Angleterre, etc., promulguée le '27 mai 1853. — Anglada, Traité de la contagion. Paris, 1853,2 vol. in-8° (Mémoires de l'Académie de médecine). Chaque volume contient un Rapport sur les éjmtémies qui ont régné en France. — Briquet, Rapport à l'Acad. de médecine sur le choléra 1866-1807; travail considérable (mémoires de l'Acad. ,186$). — Documents statistiques et administratifs concernant l'épidémie de choléra de 1 854, comparée aux précédentes épidémies cholériques qui on l sévi en France, publiés par ordre de Son Exc. le ministre de l'agriculture. Paris, in-fol. Impr. imp. 1862. — Sur la marche du choléra à Paris en 1855 et 1856 (Bulletin municipal, 1856). — Mêlier, Relation de la fièvre jaune survenue à Saint-Nawire en 1861 (Mémoires de l'Acad. de médecine pour 1803). — Rapport à la Conférence sanitaire internationale sur les mesures à prendr^ en Orient pour prévenir les nouvelles invasions de choiera en Europe, par une commission dont M. A. Fauvel était rapporteur (Gai. méd. d'Orient, mars 1867. Gonstantinoplc). — Décret impérial duï'ijuin 1866 sanctionnant les mesures proposées dans ce rapport (Annales d'hyg., octobre I866j. — Conférence sanitaire internationale de Vienne, 1874. — A. Proust, lissai sur l'hygiène internationale, les applications contre la peste, la fièvre jaune et le choléra asiatique, 1873. — L. Colin, Traité des maladies épidémiques, 187'J. •

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