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POUR 1000 GRAMMES

Acide carbonique libre 0,011

*irà n mi ^ oxysène 0,00075

a U,UJd { azote 0,00225

Ammoniaque 0,00021

Silice 0,0170

Alumine 0,0003

Peroxyde de fer 0,0020

Carbonate de chaux 0,1210

Carbonate de magnésie 0,0021

Sulfate de chaux 0,0280

Sulfate de magnésie 0,0021

Sulfate de potasse 0,0030

Sulfate de soude 0,0020

Azotate de soude 0,0010

Azotate de magnésie 0,0007

Fluorure de calcium traces

Phosphate de chaux traces

Chlorures de sodium, de potassium 0,020

lodurcs traces

Bromures traces

Matières organiques en suspension quant, not.

Matières organiques dissoutes quant, ap.

Pour apprécier l'influence sur la santé des principales substances contenues dans les eaux potables, je vais les distinguer en matières gazeuses, fixes et organiques.

Gaz contenus dans les eaux potables. — Les principaux gaz contenus dans les eaux potables sont : l'oxvgène, l'azote, l'acide carbonique, I ammoniaque.

La présence de Yair dans les eaux destinées à la boisson est une condition de salubrité généralement admise par les auteurs, et qui est vraie, mais dont û ne faut pas exagérer l'importance; l'eau aérée a une saveur plus agréable que celle qui ne l'est pas, et c'est un point d'une grande valeur quand il s'agit d'eaux potables; mais cet air joue-Wl un rôle direct indispensable? Il est permis d'en douter, quand on voit

le peuple le plus nombreux du globe, les Chinois, n'employer l'eau qu'après l'avoir fait bouillir, c'est-à-dire lorsqu'elle est privée d'air. Qu'il soit indispensable d'aérer par l'insufflation l'eau dans laquelle vivent des poissons en grand nombre, cela se comprend sans peine, mais ne prouve aucunement l'utilité de l'air de l'eau dans la nutrition de l'homme.

L'air contenu dans les eaux potables a une composition très-variable, et cela se comprend sans peine d'après la solubilité différente des gaz et l'action que les matières en dissolution ou en suspension dans ces eaux peut exercer sur certains d'entre eux : citons comme exemple les monas rouges ou verts qui décomposent l'acide carhonique, et certaines matières organiques en voie de décomposition qui ahsorbent l'oxygène et le convertissent en eau, acide carbonique, etc.

L'air contenu dans l'eau des fleuves est généralement plus riche en oxygène que celui de l'atmosphère; Humboldt et Gay-Lussac en ont trouvé 33 pour 100 dans l'eau de la Seine.

M. Jacquelain a fait l'analyse d'une eau potable si riche en oxygène que ce gaz s'en dégageait avec effervescence.

Cherchons maintenant à déterminer quel peut être le genre d'utilité de l'air, et particulièrement du gaz oxygène, dans les eaux potables.

On admet généralement que l'eau aérée est plus digestible et qu'elle possède une saveur plus agréable que l'eau distillée pure. Sans nier que l'air puisse très-légèrement modifier la saveur de l'eau, je crois que les observations qui établissent ce fait manquent de précision. Quand on compare pour la saveur une eau potable de bonne qualité à l'eau distillée, on trouve cette dernière fade, avec un arrière-goùt étrange; mais des causes diverses peuvent intervenir: l'eau potable, outre l'oxygène et l'azote qui sont ici en question, contient de l'acide carbonique et des matières fixes qui modifient sa sapidité; d'autre part, il est incontestable que l'eau distillée préparée dans des alambics métalliques emprunte à ces vases des traces de ces suhstances qui ont une influence décisive sur la saveur de l'eau.

Quant à l'action digestive de l'oxygène en dissolution dans l'eau, c'est une assertion que tous les auteurs répètent sans qu'aucune observation directe en démontre la réalité.

Est-ce à dire pour cela que je ne considère point la présence du gaz oxygène dans les eaux potables comme un indice de leur bonne qualité? Ce n'est pas ma pensée. Éclairé par une remarquable observation de M. Boussingault, sur laquelle je reviendrai et qui démontre l'absence de gaz oxygène dans des eaux de mauvaise qualité des Cordillères, je dis : Défiez-vous d'une eau qui ne renferme pas de gaz oxygène: mais ce n'est, selon moi, qu'une question de coïncidence. L'absence de gaz oxygène peut dépendre de la présence, dans ces eaux, de matières orga-

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