MALADIES AIGUËS
1 Sur 100 malades |
Vitriers. . . .
Broyeurs de couleurs . .
Peintres . . .
Vernisseurs. .
Imprimeurs .
M. Constantin Paul a constate que les ouvrières qui manient les composés plombiques ont de fréquentes métrorrhagies qu’il considère comme cause des avortements. Cette influence de l’intoxication saturnine sur la mère est très-remarquable. Une femme bien constituée, ayant eu plusieurs enfants bien portants, commence à manier le plomb; elle avorte une première fois, puis une seconde, ou ses enfants sont chétifs et meurent dans le premier âge. Si dans cette situation elle quitte sa profession, elle se rétablit, ses grossesses peuvent se mener à bien et ses enfants naître viables. Uetourne-t-elle à son travail, les avortements recommenceront*.
L’influence du père, quoique moins importante, est évidente. Les auteurs anglais avaient observé ce fait déjà signalé dans l’état sanitaire des potiers de Stral'fordshire.
En outre, M. Roque, dans une série d’observations puisées à la ISal-
' U'aprés M . Constantin Paul, l’intoxication saturnine u ju-ovoqué les résultats suivants :
Intoxication saturnine. A. Des mères. — Sur 27 grossesses, survenues chez 6 femmes :
avortements, 4 enfants niorts, 1 seul vivant. — Sur 43 grossesses après intoxication ; o2 fausses couches, 3 raort-ncs, 2 vivants, mais chétifs.
Une femme qui avait fait 5 fausses couches quitta sa profession et eut un hel enlant. Selon que les femmes quittaient ou reprenaient alternativement leur état, les enfants vivaient ou mouraient.
U. Des pères. — Sur 141 grossesses par pères saturnins : 82 avortomcnls, 4 avant trme, 5 inort-nès. Sur les 50 vivants : 20 morts de un jour à un an, 15 de un an à trois ans.
14 vivaient, mais 4 seulement avaient passé trois ans, époque à laquelle les enfants peuvent être regardés comme ayant échoppé (1 cette cause de mort.