POPOLATION STATIQUE DE LA FRANCE
Le dernier dénombrement de la population de la Franee, effectué au mois de mai 1872, a donné un chiffre de 36 102 945 habitants; cette population est comprise dans quatre-vingt-six départements, en y ajoutant la circonscription de Belfort ; on distingue la population civile de la population militaire; cette dernière, qui est représentée par l’armée de terre et de mer, est de 574 711. La population civile est distinguée en population domiciliée et en population comptée à part (hôpitaux, collèges, communautés religieuses, réfugiés, etc.).
La population comptée à part est de 415 265 ; la population domiciliée (normale ou municipale) comprend 35 512 945 individus. Elle se divise elle-même en population agglomérée et en population éparse ; la population agglomérée renfermant 21 865 625 et la population éparse 13 447 320.
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CIVI e . communautés religieuses, réfugiés, etc., etc.). 415,265
Armée de terre et de mer
La population domiciliée se subdivise en :
Populaüon agglomérée i 35,312,945
Population éparse l3,4*7,o.u )
11 résulte de ce dénombrement que les trois cinquièmes de la population domiciliée vivent à l’état d’agglomération, tandis que deux cinquièmes sont disséminés dans la campagne. Si l’on compare ce dénombrement à celui de 1866, on voit que la France a perdu ‘2089143 ou 5,47 p. 100. Cette diminution a pour cause les pertes provenant de l’annexion à l’Allemagne des territoires de l’Alsace-Lorraine, les désastres de la guerre, les cruelles épidémies varioliques qui ont sévi dans beaucoup de départements en 1870 et 1871 , et, comme nous le verrons, le déficit des naissances qui a marqué les mêmes années par suite du ralentissement des mariages. Tandis que la population de la France entière a diminué, les villes de plus de 10 000 âmes, prises dans leur ensemble, ont acquis, au contraire, un accroissement marqué ; l’augmentation la plus considérable s’est fait sentir dans la population comptée à part.
La population agglomérée a peu augmenté, mais la population éparse s’est accrue dans une forte proportion. Les banlieues des villes, en effet, s’accroissent aux dépens de leur centre, un grand nombre de personnes allant chercher une vie moins coûteuse en dehors des limites de l’octroi.
POPULATION SFÉCIFIOÜE.
Le nombre moyen des habitants de la France n’est plus que de 68,30 par kilomètre carré. 11 était de 70,10 en 1866.