‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 153 sur 298 · DR I/RAU · texte numérisé non relu

DR I/RAU

sur la li(jiieiir hyclrormiélriiiuc. Ou opère de luêrne avec l'eau à essayer, el ou note le nombre de divisions em|)lnyécs. I,c cliilfrc marrjué sur la ■ burelle, au moment ou le mélan^fc de 40"' d’eau et de liciucur savon- ~ neuse donne une inoufsc persistante, est le def'ré bydrotimélriquc de ’ cette eau. On peut même, à l’aide de quelques manipulations simples, i arriver à doser séparément l’acide carbonique libre ou combiné à la j cliau.K et à la magnésie, ainsi que les autres sels. *

Cette méthode donne en quelques instants de bons résultats dont l’industrie peut tirer parti; elle est commode, mais l’hygiéniste n’a ,j point le droit de s’y lier d’une façon absolue. ■ i

Une eau marquant à l’hydrotimètre de 18 à 20® ne donnera dans les . | conduits que des dépôts insensibles ; si le degré est 21, le dépôt sera ; assez marqué.

Les degrés hydrotimétriques des principales eaux de Paris sont les suivants :

Puits de Grenelle Puits de Passy.

Eau de Seine. .

Eau de l'Ourcq.

9° à il” 12“, 50

Une bonne eau ne doit donc pas marquer plus de 20 à 21 degrés hydrotimétriques; et lorsqu’une ville dérivera l’eau d’une source, elle ne devra choisir (jue de l’eau marquant 20 au plus.

11 faut néanmoins savoir que le degré bydrotimétnquc est loin d ctre un caractère de. valeur absolue; ainsi le degré bydrotimétrique de la Seine est en moyenne 18®; celui de l’eau de la Dbuis est 24® et cependant cette dernière eau, bien moins sulfatée, est préféiable.

4" Analyse immédiate. — Dans les cas où l’on tiendrait a faire une analyse complète, on peut adopter la méthode suivante ;

1® ün évapore environ 250 grammes d'eau en présence de carbonate de potasse ou de soude anhydre et pur. On sèche vers 1 lu a 120®. Lu rctrancliant le carbonate alcalin du poids total, on a le pouls de.< .sels cl

de la matière organique. .

2® Ün chauffe au rouge. S’il y a beaucoup de matière organique, la masse noircit. Quand elle est redevenue blaucbe, on la repose et on a

par différence la matière organique.

5® On maintient le liipiide longtemps bouillant. 11 se forme un depot cristallin qu’on sépare et qu’on pèse ; on a alors le de chau.v

et de magnésie.

4® On évapore a environ, on ajoute de l’alcool lort; il se fori . précipité (le sulfate de chaux et de magnésie.

COMPOSITION DES EAUX POTABLES

5“ L’adililion de carbonate d’aminoniaque dans ce li(juide alcoolique précipitera \q chlorure de calcium et de magnésium.

0° Le liquide filtré, évaporé à siccité, puis calciné, laissera les sels alcalins.

Cette méthode donne des ré.sultats précieux, mais qu’il faut compléter encore en faisant quelques reclierclies spéciales que nous allons indiquer.

Il existe en effet parfois, dans l'eau, certaines substances nuisibles ou utiles qui peuvent échapper à des examens aussi simples. 11 sera donc bon de faire les recherches suivantes :

I. Dans l’eau eli.e-mème. — A. L'ammoniaque. — Un pourra le constater avec le réactif de ÎSessler, s’il n’y en a que des traces. Si la quantité dépasse 1 milligramme, on le fera dégager avec de la chaux et on dosera volumétriquement dans une liqueur acide titrée.

II. Les matières organiques. — A la calcination déjà indiquée, et qui est insuffisante, il faut ajouter l’emploi du chlorure d’or, du permanganate de potasse et le dosage de l’oxygène dissous.

II. Dans les SÉDIMENTS PROVENANT DE l'ÉVAPORATION DE l’eAU. A. LcS

nitrates. — 1“ Le résidu d’évaporation, traité par qnelques gouttes d’eau et mêlé avec de l’acide sulfurique concentré, rougit par addition de sulfate de fer. 2“ On pourra recourir aussi au sulfate d’aniline; s’il y a du nitrate, il se produit un beau rouge.

D. Viode devra être recherché aussi dans les produits d’évaporation en présence d’alcali.

III. Dans les couches terreuses voisines. — La composition de ces couches pouvant faire soupçonner les corps dont il n’exisle que des traces dans l’eau, il sera bon d’en connaître d’abord la composition. On appliquera ensuite des méthodes spéciales pour rechercher dans I eau les corps dont on doit soupçonner des traces. Ces corps seront ou de» métaux toxiques, ou des métaux dont la présence à l’élut de traces est la cause de l’efficacité de certaines eaux minérales.

tableau des eaux ordinaires

1 contenant peu de matières étrangères en solution ; propres aux usages domesticfues; dégageant de 20 à r<0 centimètres cubes d’air trés-oxygèné. Degré hydrotimétrique : tS à 22.

/ contenant beaucoup de bicarbonate de calcium; dé- 1 Posnid pur ébullition CO^Ca"; contenant au delà de incrustantes, crues ' 5 à ü décigr. de sels calcaires par litre; dégageant

ou dures j de Pair riche en aride carbonique. Degré hydrolimélrique élevé.

,,, 1.11 ) fortement chargées de sulfate de chaux S0*Ca".2ll='0;

seleniteus's | ne se troublant pas par ébullition.

DE L’EAU

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