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(|ii on examine, ilans une houlcille n moitié reinjilie et soigneusement lionchce, aux rayons lumineux. Au bout de (|nel<|ucs jours, en ouvrant la bouteille, l’odorat révèle un commencement de putrélaction. lorsqu’il existe des traces de matière organique dans le liquide. Ouelquc- | lois on y reconnaît la présence d’acide butyrique. t
Quant au goûl, il ne peut donner aucun renseignement certain sur 1 la composition des eaux; mais l’on peut dire, en thèse générale, que toute eau qui présente un goût amer, putride ou désagréable, doit être absolument rejetée.
La couleur, la transparence, la lurbùlile de l’eau nous lournisscnt également des indications précieuses. 11 convient, pour bien étudier ce point, de verser le liquide dans une grande éprouvette en verre j
blanc, placée sur du papier blanc, à une bauteur d’environ 5(1 ou !
60 centimètres. On met à côté une éprouvette remplie d’eau distillée, pour servir de terme de comparaison.
En regardant de haut en bas, si l’eau est pure, ou voit distinctement le fond du vase ; la couleur du liquide est bleuâtre. Quand 1 eau est trouble, il devient de plus en plus diflîcile de voir le fond de l’éprouvette. 11 suffit quelquefois de quelques centimètres de liquide pour masquer complètement le fond du vase.
On peut déduire, avec un certain degré de précision, la nature des impuretés suspendues dans l’eau par ce procédé : le sable ou l’argile, maintenus en suspension, donnent au liquide une couleur jaune ou d’un , blanc jaunâtre ; les matières végétales, la tourbe, clc., iloiment une couleur noirâtre; les matières fécales, une couleur généralement brune. Enfin, par ce mode d’inspection, ou constate aisément la présence d’animalcules d’un fort volume. Pour avoir des renseignements
plus précis, il faut recourir au microscope.
Examen .MicnoscoriQiiE des eaux destinées a u’aumentation. — 11 convient, pour faire une analyse complète, d’employer de for.s grossissements (de 1000 à 1200 diamètres). Il faut examiner à la fois une goutte du liquide prise â la surface et, s’il est possible, une partie du dépôt qu’il abandonne. Quand ce dépôt est très-peu abondant, il huit verser l’eau dans une éprouvette â fond côniqne, et la couvrir avec une feuille de pajiier, puis la lais.ser reposer pcmlant plusieurs lieuios. On décante alors le liquide à l’ai.lo d’un siphon, et pour peu qu’il ait abandonné un sédiment quelconque, ou le trouve au fond du verre.
Le microscope fait aisément reconnaître les produits minéraux (jiii peuvent se trouver en suspension dans l’eau; le sable se présente sous forme de masses anguleuses d’un assez fort volume; I argile, sons
COMPOSITION DES EAUX POTAUI.ES
forme de globules s|)liéroïdaux, qui iie sc dissolvent pas dans l’acide clilorliydriquc; la craie, sous lorinedc particules arrondies, quebpiclbis brillantes, qui se dissolvent avec effervescence dans les acides.
On rencontre aussi des fragments de vcgélau.x, des libres de bois, des morceaux de feuilles, des produits textiles, lin, coton, etc.; des filaments tordus en spirale; des granules d’amidon, enlin, quand la matière végétale a subi un commencement de décomposition, on ne voit plus qu’une niasse opaque et amorphe. 11 n’est pas sans importance de constater la présence de ces débris; elle démontre en général que l’eau est cont:nninée par des eaux ménagères.
Quant aux produits animaux, ils se composent surtout de Ir.agments de laines, de poils, d’ailes et de pattes d’insectes, de pellicules provenant d’animaux aquatiques, enlin d’épithélium humain. Parkes, auquel nous empruntons ces détails, a constaté que les cellules épidermiques sc dissolvent très-lentement dans l’eau. 11 en a trouvé dans un échantillon d’eau de la Tamise (ju’il a conservé pendant cinq mois dans une bouteille. .Après cet espace de temps, l’examen microscopique montrait de la façon la plus évidente les cellules et les noyaux.
Les matières fécales se rencontrent sous forme de petites masses globuleuses ayant une couleur ocreuse et parfaitement distincte des masses opaques fournies par la décomposition végétale. Ilassall en a rencontré un grand nombre dans l’eau potable de Londres, il y a vingt-cinq ans.
Les animalcules vivants que peut renfermer l’eau appartiennent à un si grand nombre d espèces, qu il est impossible d’en dresser un catalogue complet, ^ous citerons d abord les bactéries, dont la présence dans I eau exige, d après Lex, quatre conditions chimiques : 1“ de l’oxygène; 2 une matière carbonée organique; 5“ nue matière azotée; 4“ des phosphates.
En thèse générale, ces animalcules indiquent par leur présence un certain degre d impureté; mais il faut qu’ils se trouvent en grand nombre, car 1 eau distillée elle-même, ainsi que la neige fondue, en Contiennent presque toujours. A coté des bactéries, ou rencontre
presque toujours d’autres organisations inférieures, des monades, etc.
L eau impure renferme un grand nombre d’infusoires et surtout des paramécies. Ilassall avait remarqué, en 1850, que l’eau de la Tamise à îrenlford, |)oint où la rivière était contaminée par des égouts, était p.eine dinlusoires; elle en était presque coriqilélerneiit libre à Kew, point où 1 eau de la rivière était relativement beaucoup plus pure.
Les eaux qui contiennent des substances azotées, du sucre et (h>s
j)liosj)!ialcs, domicnl rapidement naissance à des cliain|)i"iioiis mif-ro- , scopiques dont les sporules viennent évidemment de l’atmos|ilièi e. I.eur présence est toujours un indice défavorable.
Le microscope montre aussi des œufs d’entozoaircs (botliriocéphalc, lombric, filaire, etc.). De petits animaux beaucoup plus volumineux que des infusoires peuvent s’y rencontrer aussi, surtout dans les pays cbauds. Aux Indes, on voit beaucoup de filaires; en Afrique les eaux courantes ou stagnantes contiennent souvent de très-petites sangsues; nous ne croyons pas devoir insister sur cette partie du sujet. Ajoutons enfin que des algues, des diatomées, et d’autres végétaux inférieurs, i se rencontrent presque constamment dans les eaux de source et de rivière, sans que leur présence puisse faire supposer que ces eaux .sont
insalubres.
Analyse chimique. — Nous avons étudié les divers procédés qui ^crvent pour ainsi dire à l’examen préliminaire des eaux. 11 s’agit maintenant d’aborder la partie du sujet qui a trait à 1 analyse chimique
des eaux destinées à l’alimentation.
r Dosage de l'oxygène. — Une des propriétés les plus intéressantes de l'hydrosulfite de soude est la rapidité avec laquelle il absorbe 1 oxygène ; aussi peut-on l’employer avec avantage pour absorber 1 oxygène d’un mélange gazeux. La solution absorbante s’obtient facilement en remplissant de bisulfite de soude à 20“ de l’aréomètre de Daumé un llacon de 1 0 grammes environ contenant des copeaux de zinc, et en laissant réagir à l’abri de l’air pendant vingt ou vingt-cinq minutes. Il est inutile de purifier l’hydrosulfite en le purifiant par l’alcool.
L’hydrosulfite de soude ne diffère du sulfite acide que par un atome d’oxygène. En présence de l’oxygène libre, il absorbe ce corps instantanément et se change en sulfite acide.
D’un autre côté, il existe des matières colorantes, telles que le lileii d’aniline soluble (bleu Coupier) qui sont instantanément décolorées par l’iiydrosulfite de soude et qui résistent à raction du sulfite acide.
Ceci posé, si à un volume déterminé d’eau, un litre d eau par exemple, bien purgé d’air et légèrement teinté au moyen du bleu Coupier, on ajoute, en évitant l’accès de l’air, de riiydrosullite de soiu e étendu, 011 observe ipic quchpies gouttes suffisent pour amener la i ecoloration. Si au contraire l’eau est aérée, la décoloration ne se pro- .l„lU|ue lo, s.|„’on a »jo„u; asssoa .l'i.jalroanllilo pour al.*«H«.' ««)■
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COMPOSITION DES EAUX POTABLES
•10 cenlimclrcs cubes, par exemple, correspondent à 1 centimètre cube d'oxygène.
Tel est le procédé de MM. Girardin et Schutzemberger, qni permet de doser très-rapidement la quantité d’oxygène dissous dans les eaux de toute nature.
2“ Dosage de V acide carbonique et de l'azote. — On recueille ces gaz sur la cuve à mercure, dans un tube gradué, après les avoir chassés de Teau qui les contient par l’ébullition. On absorbe l’acide carbonique par une solution dépotasse, ce qui permet d’en doser le volume; il reste dans le tube de To-xygène et de l’azote : on absorbe l’oxygène par le pyrogallate de potasse : il ne reste plus alors que de l’azote dont il est facile de déterminer le volume (Parkes).
5° Dosage des matières minérales. — Il existe un procédé expéditif et suffisamment précis pour doser les substances minérales. Il est dû à M.M. lloutron et Boudet.
Cette méthode est connue sous le nom de Méthode hijdrolimélrique . On peut, avec elle, déterminer d’une façon approximative le poids des éléments les plus importants contenus dans une eau. Le principe sur lequel elle repose est le suivant ; Une solution hydro-alcoolique de savon versée dans de l’eau ne produit une mousse persistante par agitation qu’après que la totalité des bases terreuses a été combinée aux acides gras du savon.
Pour faire ces déterminations, il faut préparer une liqueur normale
de savon avec :
Savon blanc de Marseille 50 grammes
Alcool à 00* 800 —
On fait dissoudre, on filtre et on ajoute :
Eau distillée 500 grammes
Cette liqueur est titrée avec une dissolution de 25 de chlorure de calcium pur et fondu dans un litre d’eau, ou avec un poids équivalent de chlorure de baryum. On introduit 40“ de la solution de chlorure dans un llacoii gradué de 10 en 10“’. On y verse la dissolution de savon avec une burette spéciale dite burette bydrotimétrique.
On la remplit de liqueur de savon, que l’on fait couler dans le llacon jusqu’à ce que l’agitation donne une mousse persistante. Si alors le niveau du liquide dans la burette correspond au chiffre 22, la liqueur de savon est bien faite. Si on en a cm|)loyé moins, on ajoute de l’eau pour ramener au titre.
Tous les sels de chaux et de magnésie agissent de la même façon