DE LA VIE
11 est évident que la quantité d’eau indispensable pour l’usage journa- , lier ne peut pas être appréciée avec une rigueur mathématique. L eau . en effet, n’est pas seulement nécessaire comme boisson, mats elle sert ^ à divers usages, et joue un rôle capital au point de vue de la proprcle, } dont on ne saurait exagérer l’importance en hygiene. b i existe | quelque incertitude à l’égard du chiffre qu’il convient d eUibl.r, on ; doit certainement interpréter ce doute dans le sens le plus liberal. . Dans les grandes villes, et plus encore dans les campagnes, la partie pauvre de la population ne se sert d’eau que pour boire. Des habitude» de malpropreté héréditaires, qui se transmettent de génération en Rénération, réduisent notablement la quantité d’eau necessaire a chaque famille. Mais il importe, au point de vue hygiénique, de réagir plus possible contre ces tendances fâcheuses. U faut largement intc prêter les données de l’expérience à cet égard ; et pour nous servir . u Lt si Juste de M. l’oucher de Careil : « 11 faut ip.’il y ad trop d eau
pour nu*on cii «iil ussex* » . ^ .
^ Nous iuüi., lions, il'alii cs l'iirkcs, I. quaiililè d cou y» jouriiellcmeiil, |iai- loto d liabiUiiil, les
arcs, ainsi que quelqucs-uiie. des plus grondes villes du I apuu,^ Uni. Ces renscignenicnta sont prllicl|ialcinent puises don 11
QUANTITE D’EAU NÊCESSAIUE POUU L’USAGE JOURNALIER.
du comité spécial de la Chambre des communes en 1867. il iaul se rappeler que la ville de Londres est alimentée par des eaux appartenant à diverses compagnies.
Londres, Compagnie de New River (18U6). . . 23 gallons» par tête
— Compagnie de l’Est de Londres. ... 22 —
Clielsea 53,8
West Middlesex 30
Grand Junction 34
Southwark and Vauxhall .' . 21
Lambelh 34
Soutliarapton 35
Glasgow 50
Derby 14
Nottingbam 17
Norwich. ... 12
Edimburgh 35
Liverpool 30
Sheffleld 20
On voit par là que le chilïre qui représente la quantité d’eau fournie aux diverses localités anglaises, par tête d’habitant, varie considérablement; les appréciations des auteurs ne sont pas moins différentes. Le jirolesseur Rankine adopte le chiffre de 45 litres et demi par tète pour les usages personnels, 45 autres litres pour les usages publics et industriels, enfin les villes manufacturières réclameraient 45 litres de plus, ce qui ferait en tout 157 litres par habitant. Parkes arrive au chiffre de 156 litres, ainsi décomposés : service domestique, 54 litres ; bains, 15; cabinets, 27; pertes, 15. Total, 112 litres. Sei'vice municipal, 22 litres; eau supplémentaire pour les villes manufacturières, 22.
.M. Darcy adopte pour Paris le chiffre total de 150 litres par jour et par habitant. C est, comme on voit, à peu de choses près, le chiffre indiqué par Parkes.
Avant 1870, les habitants de Paris recevaient déjà 125 litres par tète et par jour. Plusieurs villes d’Europe et même de France sont beaucoup plus favorisées. Rome donne à chacun de ses habitants 1100 litres par jour, ce qui s’explique par les énormes travaux exécutés par les anciens pour une ville qui contenait peut-être 4 millions d habitants et qui n en compte pas 500 000 aujourd’hui. En France, c est Marseille, avec 470 litres d’eau par tête et par jour, qui est la ville la mieux partagée.
^ Il va sans dire (jue les malades doivent consommer une quantité d eau plus considérable que les hommes en état de santé. Parkes, se
' Le gallon repréaenie environ 4 litres et demi.
DE I/EAU
pla<;iuil au point do vue de l’hygiène militaire, estime la quantité nécessaire aux hôpitaux à 40 ou 50 gallons par tôle et par jour (de 180 à ‘225 litres).
11 n’est pas sans intérêt de constater la quantité d’eau nécessaire pour les animaux domestiques qui accompagnent le plus souvent l’homme dans ses expéditions ou dans ses travaux. Le ministère de l-i guerre, en Angleterre [War Office], estime la ration des chevaux de cavalerie à 8 gallons (56 litres), et des chevaux d’artillerie à 10 gallons (45 litres).
Il est évident, d’ailleurs, que pour le cheval, comme pour 1 homme, les besoins dépendent en grande partie de la température, du travail et de la nourriture. Un bœuf boit moins d’eau dans un pâturage humide qu’il n’en absorbe dans une étable; dans cè dernier cas lara-
lion ordinaire est de 27 à 55 litres.
Pour un mouton ou un porc, il faut compter de 2 à 5 litres.
Dans l’expédition d’Abyssinie, les animaux embarqués ont reçu les rations suivantes ;
Éléphant
Chameau
Grands bœufs
l’clils bœufs
Chevaux
Mulets et ponies
25 gallons
On avait embarqué 50 000 gallons d’eau (2‘25 000 litres) pour 20 éléphants et 100 hommes, pendant un voyage dont la duree était estimée à 60 jours.
Les progrès que réalisent les villes au point de vue de 1 arrosage des rues et des places, de l’aménagement des égouts et de la proi.rele Générale, tendent évidemment à augmenter de jour en jour la quanti e d’eau dont elles font usage. Au reste, dans les pays chauds, la quantité requise est ceitaineinenl beaucoup plus grande que dans les pays tempérés ou froids, d’autant plus qu’uue partie de celle eau sert uniquement à rafraîchir 1 atmosphèie.
CONSEItVATION ET DISTUIBUTION DES EAUX.