‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 167 sur 298 · MATIÈRE · texte numérisé non relu

MATIÈRE

ripiir à la fibro grossière que la Russie fournit on si grande abondance et qui alimente surtout les manufactures anglaises.

Le colon, dont 1 usage est indiqué dans les Vedas, ce qui lui constitue une noblesse presque aussi ancienne que celle du lin, tend à remplacer de plus en plus ce te.xtile. 11 fournit ce que nous pourrions appeler la toile des pauvres, le calicot, îc madapolam, la cretonne les indiennes, les piqués, et cette immense variété de tissus coloriés dont 1 Angleterre inonde les quatre continents. Le bas prix de ces tissus les met a la portée de toutes les bourses. Notons d’ailleurs que par sa propriété plus grande d’absorption, et par son peu de conductibilite qui le rapproche de la laine, le coton, sous beaucoup de rapports est préférable au lin et au chanvre. 1 1 ’

• La soie originaire de la Chine, est sans égale pour la souplesse, la force et le brillant des étoffés qui portent son nom. Qu’il s’agisse du satin du brocard, du velours, du taffetas, du foulard, du damas, de a faille, du gros de Naples, etc., ces étoffes sont partout adoptées poulies riches tentures les meubles somptueux, les ornements d’église, et surtout pour la robe et le manteau de la femme.

Mais pour en revenir aux exigences de l’hygiène, et en nous ,, laçant a ce point de vue exclusif, à quelle étoffe devons-nous donner la pre lerence? La physique nous apprend que moins une étoffe est conductrice de la chaleur, du froid et do l’électricité, mieux elle nous protège contre les intempéries de l’atmosphère, l’humidité et les refroidissements occasionnés par le brusque passage du chaud au

Formulons la loi générale basée sur des expériences certaines

Le refroidissement d’un corps dépend, au moins, autant de la nature de sa surface que de la composition même du corps. 11 suit nécessairement de ce principe que le vêtement agira sur la quantité de calonque que ce corps perdra. D’un autre côté, le corps qui émet le mieux certains rayons calorifiques, c’est-à-dire celui dont le iiouvoir

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mes rayons. I y aura donc une relation forcée entre la température

n corps et la nature de la substance qui le recouvrira. C’Jt tZ ei le principe de 1 égalité des pouvoirs absorbant et âmissif Au peint de vue de l’bygiène, il fallait déterminer approximative-

unlifji U? Ces livations

il est arrivé.' exposerons les résultats auxquels

Pour déterminer le pouvoir émissif, M. Coulier prend un vase de

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laiton mince, cylindrique, de 500"% le remplit d’eau à plus de 50 degrés, et le suspend par des cordons de soie dans un air tranquille. Un thermomètre fixé au bouchon permet de constater les moindres variations de température. On attend que le thermomètre marque 40 degrés, et on note exactement le temps nécessaire, en minutes et en secondes, ])Our avoir un abaissement de 5 degrés. On recommence de nouveau, après avoir couvert le vase avec des chemises de différentes étoffes, et on note de même le temps nécessaire pour avoir un abaissement de 5 degrés entre les deux mêmes limites. On trouve des périodes variables.

Vase non recouvert 18't2*

IA. Toile de coton pour chemises H' 59'

B. — pour doublure 11' 13'

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