V -lift qui servent à la texture du vêtement humain. On peut
ï jouter le caoutchouc, qu’on emploie surtout pour la fahrication dos
DES VETEMENTS
étoffes imperméables. La pmu de certains animaux, iinjalablernent tannée, nous fournit la chaussure.
Parmi les substances textiles, la laine occupe .sans contredit le premier rang. C’est le mouton qui nous la donne et l’usage en remonte à la plus haute antiquité. Par sa souplesse, par sa propriété feutrante, par son affinité pour les couleurs, nulle autre matière ne se prête autant qu’elle aux perfectionnements de l’industrie. On en e.st arrivé de nos jours, grâce aux procédés d’un mécanisme aussi savant qu’ingénieux, à la transformer en étoffes d’une légèreté et d’une richesse inouïes. Elle nous fournit les draps épais et presque inusables q\ii servent <à nos vêtements d’hiver, les étoffes de fantaisie qui ont détrôné le coton, les cachemires de l’Inde, la flanelle, les mérinos soyeux, et une foule d’autres tissus que pour la légèreté et la transparence on confondrait, à la vue, avec les tulles, les mousselines et les gazes les plus aériennes. On peut dire, en un mot, qu’aujourd’hui la laine se prête à toutes les exigences de la mode et du goût le plus raffiné.
Nous ne mentionnons qu’en passant, et uniquement pour être complet, les fourrures, indispensables dans les régions froides, et qu’on porte en dedans, tandis que chez nous, où on les porte en dehors, elles ne sont guère que la marque du luxe et de l’ostentation.
Le chanvre et le lin sont les deux plantes textiles de nos pays. Le chanvre sert à confectionner les toiles et les cordages. L’étoupe, qui est la partie grossière des filaments du chanvre quand ils ont subi l’opération du cnrdage, est utilisée pour le calfatage des navires et pour le nettoyage des machines. La toile de chanvre, même à son plus haut degré de finesse, n’égale jamais celle du lin pour la finesse, mais elle la surpasse en durée.
Le lin est une plante dont l’usage remonte aux temps les plus éloignés. Bien des siècles avant Rhamsès le Grand, les Égyptiens fabriquaient des tissus de lin dont la renommée était universelle. Nous pouvons juger de leur qualité par les bandelettes, souvent très-fines, oui enveloppent les momies préparées avec soin; elles nous présentent un tissu blanc, souple et solide, dont on pourrait faire même, aujourd’hui d’excellents vêtements, hicn que la trame en ail été tissée einq
ou six mille ans avant notre époque.
Au temps de César, les Gaulois s’habillaient déjà de lin, et les Romains vantent la finesse de ce tissu, dont nos aucélros savaient p.ufailement utiliser les propriétés. Le lin joue encore aujourd’hui un grand rôle dans le vêlement ; celui qu’on cultive dans le nord de la France est remariiuablc par sa finesse et doit être considéré comme tres-supe-