IM DE I.A GYMNASTIQUE
Ciii(fsiologic ou scittiice du mouvement dans Kcs rapporte avec l'éducation, rin/giêne et la thérapie. Paris, 1857. — F. L.vu,e!iand. Éducalinii publique [2’ partie; Y 1-1(1^011011 phgsique). — N. Laissé. Ggmnaelique pratique. Paris, 1850. — llii.umET. t’appr/rl tur l'enseignement de la gijmnastique dans les Igcécs. 1809. — Boiciiabiiat. Ix travail, son iu/litence sur la santé. Paris. 1803. — E. Dau.ï. Plan d’une thérapeutique par le mouvement. Thèse inaugurale. Paris, 1859. — E. Dillv. De la néeessilé de l'éducation physique et de l’organisation des gymnases municipaux hydrothérapiques. Paris, 1871.
La (jxjmnaslique est cette partie de l’iiygiène qui régularise le développement et l’enlretien des fondions do l’appareil locomoteur par l’exercice artificiel. Nous disons artificiel, par opposition à l'exercice naturel, c’est-à-dire à ces mouvements de la vie ordinaire qui tiennent aux nécessités, aux habitudes et aux instincts spontanés.
Il existe en effet un art d’exécuter les mouvements, et cet art peut en développer l’aptitude, en corriger les défauts et même réagir heureusement contre les tendances vicieuses des articulations ou des muscles. La gymnastique est, à proprement parler, l’éducation, la culture des fonctions de locomotion et de la vie animale, de même que l’éducation intellectuelle est une sorte de culture cérébrale, à l’aide de laquelle on obtient dans l’ordre des fonctions supérieures une puissance que l’on ne saurait attendre des cerveaux abandonnés aux hasards de la croissance et des milieux accidentels que traverse un enfant dans son évolution.
La gymnastique doit donc figurer à la base de toute éducation collective et privée. Mais son rôle ne se limite pas à favoriser et à régulariser le développement; il s’étend à l’entretien de la santé jusqu’à l’àge le plus reculé. C’est ainsi que l’ont compris les nations chez lesquelles la culture de la vie animale a élé le plus eu honneur, et qui, par ces- [iratiques régulières, étaient arrivées à une perfection de forme, à imc vigueur, à une énergie qui n’ont jamais été atteintes de nos jours.
Pour établir la place que doit tenir la gymnastique dans riiygicne, il importe d’expliquer en quelques lignes en quoi consistent les e.xercices artificiels du corps; puis nous eu indiquerons les effets généraux et spéciaux, et enfin nous en répartirons les applications selon les âges, les sexes, les milieux, les professions.
Les mouvenienls r/ynmfls//(/i/es diffèrent des mouvemenls habituels en ce qu’ils sont pratiqués scion certaines règles déduites de la pbysiolo"ie et de l’expérience. Ainsi dans riiabitudc de la vie nous nous servons de préférence, i)Our exécuter les mouvements, de certains muscles et de certaines jointures, au lieu de répartir le mouvemcul sur toutes les parties qui sont aptes à y contribuer. De là de très-frequentes roidenrs articulaires sur certains points, associées à des exccs