‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 176 sur 298 · MOUVEMENTS GYMNASTIQUES · texte numérisé non relu

MOUVEMENTS GYMNASTIQUES

lie iiiüuvcinciits sur d’autres. Si l’on commande à dix personnes prises au hasard de se baisser pour toucher le sol avec la main, on remarquera (|ue ces personnes emploient des procédés fort divers pour arriver au but. Que si, au contraire, ce mouvement devient un exercice artificiel, il dc\ra être accompli d une façon uniforme par les dix personnes et de telle sorte que tous les fléchisseurs du tronc et toutes les articulations Acrtéhrales soient proportionnellement mis en jeu en même temps que les extenseurs du membre inférieur fournissent au tronc un solide point d appui. 11 est donc convenu que les mouvements gymnastiques sont des mouvements physiologiques, c’est-à-dire qu’ils doivent être exécutés par les muscles les plus propres, dans l’état normal, à les exécuter. Ür, le plus simple de tous les mouvements est la station debout. Eh bien, dans l’état actuel de l’éducation musculaire, bien peu de personnes inettenl enjeu, pour se tenir debout, les muscles et les jointures affectés à une attitude normale. Tantôt le dos est voûté et la tête trop renversée en arrière, tantôt l’un des pieds repose sur son bord interne, tantôt les genoux sont légèrement fléchis, etc. Nous ne nous tenons pas bien nalurellemenl la gymnastique enseigne et apprend à conserver une attitude normale, celle qui, avec la moindre somme de fatigue, laisse aux viscères la plus grande liberté et conserve la régularité des formes.

L allilude est donc le premier élément de la gymnastique. Or, on peut multiplier à l’infini les attitudes et prendre des types, soit dans les usages habituels des membres, soit dans la statuaire- Conserver

une attitude pendant un certain temps est un exercice très-efficace. 1) une manière générale, si l’on veut faire de la gymnastique hygiénique, d faut d’ailleurs faire conserver pendant un temps variable les alliludcs indiales et terminales d’un exercice artificiel.

l'ar c.xemple, si l’on veut partir de la station debout, les talons '•cums, les épaules en dehors, le dos (et non les lombes) en extension, a paume des mains en supination, le menton serré an cou, c’est-à-dire la colonne cervicale étendue {position hiitiale), et c.xécuter lentement une élévation des mains au-dessus de la tète, les bras bien tendus, la [oitiine légèrement penchée en avant, on fait conserver cette position CI mûja/e pendant vingt ou trente secondes, on commande une proonde inspiration par le nez, et une expiration par la bouche, puis les Jras s’abaissant lentement, on revient à la position initiale. Cet exercice Çcs-.siiiiple, répété un certain nombre de fois, en tendant les membres, c est-à-dirc en allongeant les muscles qui ii’cxécutenl pas le inouvenicnt a aide de ceux qui se contractent, produit, par sa répétition, des effets importants que nous examinerons plus loin.

DE L.V GY5LNASTHJUE.

Flexions du tronc, extensions latérales, torsions vertélnales, llexions, torsions et extensions dos membres, voilà une série considérable de mouvements qui peuvent s’exéeuter dans les memes conditions (jue le précédent et qui constituent la gymnastique clénienlairc, sans a|)|iareils. Il est essentiel d’y joindre des exercices méthodiques de la respiration, car tous les mouvements viennent aboutir à une augmentation de l’hématose pulmonaire.

Le rhytbine du mouvement est ici d’une importance capitale. Si, en clTct, le rhytlime peut être brusque et saccadé à la manière des exercices militaires, il peut être aussi très-lent et sans interruptions l'ranclies, régulièrement croissant ou décroissant. D’une manière générale, il tant blâmer les mouvements saccadés dont le mode est imité des exercices militaires. Il se peut cependant qu’il y ait quelquefois intérêt à adopter un rhythme croissant, mais ce doit être là un fait exceptionnel.

Le but de la gymnastique élémentaire est de favoriser le développement des organes ; exécutez donc des tensions complètes, des inspirations complètes, et le cœur n’étant pas assailli par une masse sanguine qui ne peut pas être oxygénée assez rapidement ne précipite pas scs mouvements pour accomplir sa fonction. En résumé, il faut autant (jue possible éviter ressoufllement qui est souvent un mal nécessaire dans la pratique de la gymnastique d’entrainement, mais qui est toujours un mal.

La multiplicité indéfinie des exercices élémentaires rend inutile la descriplion précise des mouvements que l’on trouvera dans les traités pratiques. Toutefois, on conçoit que l’expérience a déterminé ceux des mouvements qui s’adaptent le mieux à une leçon collective. ’

La course^ le saut en hauteur et en longueur, sont des exercices très-recommandables ; mais il faut dire ici ce que nous disions plus haut de la marche; nous ne savons pas courir avec méthode. Si, dès l’enfance, on entraînait graduellement les enfants à cet exercice, on leur rendrait et l’on rendrait à l’État, au point de vue miliUnrc, un service considérable. 11 faut apprendre à courir en respirant par le nez et proportionner l’effort de la course à la quantité d’air que tes poumons et la peau sont en mesure de ()urifier.

Enfin il ne faut pas hésiter à admettre la tulle parmi les exercices sans appareils, Certaines formes de luttes avec les mains ou les bras, nu les luttes de traction collective dans lesquelles un certain nombre d’enfants sont à une extrémité d’une corde et Ic même nombre à une autre, sont aussi d’une application facile. On reproche à ces exercices des dangers imaginaires et une forme (juel(|uo peu désordonnée. H

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