HABITATIONS I■U1VÉES
ne S ü|)|iosLTait à l’élcvalioii de l’cdHicc, si ce n’est la résistance des matériaux. Mais dans une ville la maison n’existe pas seule, d’autres hal)itations viennent se grouper autour d’elle : il y a donc une jjroportion à établir entre la largeur des rues et l’élévation des murailles qui les bordent, c est-à-dire des façades qui ont vue sur elle. Dans les pays chauds, on craint le soleil, on cherche l’ombre, et les maisons sont considérées comme un abri derrière lequel on évite les ardeurs du soleil.
En Europe, et surtout en France, les préoccupations sont autres on recberche la lumière et surtout la libre circulation de l’air ; il y a donc un interet social à rendre la hauteur des maisons pro])orlionnelle à la largeur des rues. La loi de 1869 a fixé pour Paris les chiffres suivants:
1 • ■ - “sulcur des maisons,
nues ayant moins de 7“,80 de largeur. .fim 7n
— plus de O», 75 — .
Bues ayant 20 mètres ou plus. ’ OQ™’
Les villes anglaises, dont les rues sont très-larges et les maisons iiiliniiiient moins hautes, sont mieux partagées sous le rapport de la distribution de 1 air et de la lumière. Toutefois, il faut se rappeler que le «l.mal l,n.mouï de l'Anslelcrrc e, sous ce repport, des exigeuees iupé- Heures aux nôtres, et que, si dans nos rues étroites on y voit peu, dans les rues étroites de Londres on n’y voit point.
Wsposifio,, *s I,
«ntmentale, losepperle.nenls sont distritaés par élage, ce impi ime aux maisons un eacliel p.,rt,cune,'. Toutes les pièces haliilées pai- une neiuo lainille sont situées sur le même plan, ce (,ui constitue un grand a antage pour les facilites du semcc, mais eu réduisant consrderaleu, en I espace dont on peut disposer. En luéine lenips, la snperpolon dos étages dirniimc considcralileiiicnt la pro|iortion d’air et de biiniere qui revient à chacun.
Puüs receva"nt I’ intérieures, véritables
des réservoirs 1 «teoitesse, deviennent
réservoirs de froid et d’humidité. Au point de vue de l'hygiène
éviterT spacieuses, dallées ou bituminées, pour
na.èros''Êïl l’infiltration des eauxmé-
aotres. Clics doivent être pourvues en même temps de movens d’é-
les in,r"^ r*'^' des eaux malpropres et de toutes
nmoiidices qui s accumulent à l’intérieur d’une grande maison.
^PI•arteI.lCIlt.s situés
Mi HABITATIONS. - ÉDIITCKS. — IIOI’ITABX ET MATEBMTÉS.
sur un seul plan est la silualion de la cuisine; dans les maisons liieii conslruiles, elle est [dacée de manière à ne point incommoder les habitants par l’odeur des aliments, et à ne jioint les 3S|»hy.\ier par l’acide carbonique et l’oxyde de carbone que développe l’action du Iburneau. On doit, en outre, pourvoir les cuisines de moyens de ventilation |)ui.«.sants, dans l’intérêt des personnes qui doivent y Iravailler. Ces conditions sont absolument négligées dans la plupart des maisons d’ordre inférieur à Paris'. Pour beaucoup d’ouvriers, l’apjiartenient se compose d’une chambre dans laquelle on habite, on dort, on travaille, dans laquelle les enfants s’entassent pendant la journée, et où toute la famille dort pêlemêle pendant la nuit, et d’une cuisine située immédiatement à côté, le tout dans les conditions les plus défavorables au point de vue de l’aménagement, de l’espace et de la ventilation; souvent enfin l’ouvrier et la famille ne possèdent qu’nne seule pièce, qui sert à la fois d habitation et de cuisine ; et l’on peut se demander alors si 1 Habitation d un bonnne civilisé est bien supérieure, sous le rapport de l’hygiène, à la cabane du sauvage.
Dans les quartiers les plus riches de Paris, il existe, au-dessus des appartements les plus somptueux, des mansardes situées sons les toit> et qui rappellent les fameuses prisons du conseil des Dix. On semble, en construisant ces réduits, n’avoir pensé aux règles de l’bygiènn que pour les violer. Le peu d’épaisseur des murs, le voisinage immédiat des toits, la disposition intérieure de ces pièces, en font des réservon-s de chaleur pendant l’été, cl pendant l’hiver des glacières, d autant plu> ■ difficiles à réchauffer, qu’on a négligé d’y conslruirc des chcminée.s.
En Angleterre, en Hollande, en Belgique, les maisons sont généialemenl affectées à une seule famille : l’espace dont on dispose aloi-s est plus considérable et l’on peut joindre aux habitations des jardins qui font presque complètement défaut à Paris. 11 ne faut point supimscr cependant (juc les ouvriers soient beaucoup mieux partagés en .Vuglclerrc iiu’cn France, et, lorsque nous iiarlcrous des logements insalubres, nous invoquerons à ce sujet les lémoigiiagcs des .Anglais eux-
mêmes. 1 1 I • •
L’un des points les plus importants, au point de vue de la .saluhrile
des maisons particulières, est l’aménagement des lieux d aisance. Los procédés employés sont trop nombreux pour être décrits en detail ici; nous les réunirons dans im article siiécial où seront traitées en inoiiic temps les questions relatives à la ventilation, au chauiïage et à l’eclairage des bàlimenls publics et privés. Nous nous conlonteroiis de doiincr eu ce luomcnl le reylcnienl du préfet de polici il I iit.liu