CI.IMATS CIUUDS
En Océanie, la Polynésie septentrionale (îles Mariannes, archipel de Magellan et îles Sandwich).
La zone des climats chauds de l’hémisphère sud est limitée par les deux lignes isothermes suivantes :
1“ La ligne isotherme de l’hémisphère sud de -+- de 25° qui commence au nord des îles Tonga (par 18° de latitude environ), et passe ensuite par Taiiïti et l’archipel des Pomotou. Elle se relève pour entrer dans l’Amérique méridionale, au sud de Payta, passe au nord de la Bolivie, descend obliquement <à travers les immenses espaces du Brésil et vient sortir dans le sud de Bahia (vers le 15° degré de latitude). Dans .son trajet à travers l’Atlantique, elle passe entre l’île de l’Ascension et celle de Sainte-Hélène.
Une ligne étendue de Saint-Philippe de Benguela aux embouchures du Zambèze marque son trajet en Afri(|iie.
Au delà du canal de Mozambique, elle coupe Pile de Madagascar au sud de fananarive, passe par la Réunion et Maurice. Elle s’élève ensuite insensiblement et, par le détroit de la Sonde, entre Java et Sumatra, passe au sud des Célèbes, descend par le détroit de Torrès, laisse au nord les îles de la Louisiane et l’archipel de la Pérouse, au sud les Nouvelles-Hébrides et les îles Viti, au delà desquelles les deux extrémités de l’isotherme se rejoignent.
2 La ligne isotherme -1-15° de l’hémisphère sud, en prenant pour point de départ 58° de latitude sud, vient passer au nord des îles Juan-l'ernandez, traverse le Chili au nord de Valparaiso et vient sortir de 1 Améri(|ue méridionale au cap Corrientès; elle marche parallèlement au 40° degré de latitude sud, passe par les îles Amsterdam et Saint-Paul, le détroit de Bass, coupe la pointe nord de la Nouvelle- Zélande et rejoint son point d’origine.
La zone des climats chauds de 1 hémisphère sud, renlermée dans les limites que nous venons de tracer, comprend, en Afrique, le gouvernement du Cap et le pays des Hottentots; en Amérique, le Pérou et le Brésil; en Océanie, l’Australie et la Nouvelle-Calédonie.
La moyenne annuelle de tcm])érature des climals chauds est inférieure de 7 à 8° à celle des climals torrides. Cette différence n’est pas constamment la même, et varie suivant les rapports de la terre et du soleil. Lorsque le soleil remonte dans rhémis|ihère septentrional, la ïoiie des climats chauds de cet hémisphère éprouve des chaleurs identiques à celles des climats torrides ; mais s’il descend dans l’hémisphère austral, il y a abaissement de température, et l’on s’expliiiue ainsi infériorité de la moyenne annuelle. Dans ces climals commencent
f.UMATüLndlE.
les divisions des snisons. On peut y reconnnîlre l’iiiver, le printemps cl rautomne, qui , à peine sensibles sous la zone torride, s'accentuent d'une façon évidente en laissant à l’été sa prépondérance.
Placés, comme nous l’avons vu, entre la zone torride et les climats tempérés, les climats chauds présentent certains caractères intermé-
diaires de ces deux zones.
Les habitants de ces pays présentent en général une activité et une énergie de caractère très-supérieures à celles qu’on rencontre dans les climats torrides : ils sont actifs, vigoureux, intelligents et d’un tempérament nerveux très-prononcé. Ils présentent cependant moins de résistance à la fatigue et moins de persévérance dans le caractère que les habitants de la zone tempérée. L’activité du foie leur donne une tendance prononcée au tempérament bilieux et l’ardeur du soleil développe chez eux l’élément pigmentaire et leur donne une teinte olivâtre. Presque tous ont les cheveux bruns et le système pileux abondamment développé, au moins chez les peuples de race .caucasique. C’est dans les climats de cette zone que se sont développées les plus brillantes civilisations de l’antiquité. C’est là que se sont montrés le plus grand nombre d’hommes supérieurs, et s’il fallait, parmi tant d’exemples mémorables, choisir un type qui résume, avec toutes ses qualités et ses défauts, l’organisation méridionale, nous citerions Napoléon, homme du midi s’il en fut jamais, dont la puissante organisation, les ardeurs fébriles et les défaillances soudaines résument les traits principaux de ces races si bien douées à tant d’égards, et cepen-
dant imparfaites sous un grand nombre de rapports.
Les affections qui prédominent dans les climats de cet ordre, sans sortir du cadre pathologique qui nous est familier, présentent cepen dant un cachet particulier. Dans beaucoup de localités, eu effet, les endémies y rappellent celles des régions intertropicales (endémies palustres, peste, affections abdominales, affections cutanées). D’antres, situées plus au nord dans notre hémisphère, revêtent le caractère es
affections catarrhales et rhumatismales.
La petite portion du territoire français comprise dans la zone des pays chauds renferme nos stations hivernales niaritimes ; Hyeres Cannes, Nice, Menton, Vilicfranchc. L’espace occupé par ces villes est larTcmeut ouvert aux brises de la Méditerranée. .Vhrilé contre les vents du'iiord par les Alpes, contre ceux de l’est par rApennm, il reste exposé au mistral, qui, toutefois, s’y fait sentir beaucoup moins violcnin.ent que dans la vallée du Rhône et sur le reste du lilloral. Le mistral