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CLIMATS CHAUDS

CVO

est a.<!.sez IVéqucnt à Hyères, où il pénètre par une brèche que présenteul les collines au.vqtielles la ville est adossée. Il est plus rare à Nice, où sa durée n’excède presque jamais vingt-quatre heures. On ne le ressent à Cannes que lorsqu’il se déchaîne dans la vallée du Rhône. Enfin, à Menton et à Villefranche, il est à peu près inconnu. Les vents qui y dominent sont ceu.x du sud et de l’est, oscillant du sud-est au nord-est, et les hrises de terre et de mer y soufflent régulièrement.

La température, assez variable à Nice, est plus uniforme à Hyères; à Cannes, à .Menton, à Villefranche, malgré les perturhations qu’occasionne le mistral, elle est d’une douceur et d’une égalité remarquahles. La moyenne annuelle, pour l’ensemble de ces localités, est de 16“; l’estivale, de 25", 8; riiibernalc de 9", 5.

La pression barométrique oscille entre 743 et 772; le nombre des jours pluvieux entre 50 (Cannes), et 78 (Menton); il est de 65 en moyenne.

La quantité d’eau varie de 677 millimètres (Cannes) à 1580 millimètres (Nice); elle est, en moyenne, de 887 millimètres. Les brouillards, assez communs à Hyères et à Nice, où ils apparaissent surtout le matin, .sont à peu près inconnus à Menton et à Villefranche.

.M. Rochard, auquel nous empruntons ces détails météorologiques, accorde aux stations de Villefranche, de Menton et de Cannes une supériorité importante sur Hyères et surtout sur Nice dont le climat, beaucoup plus variable, éloigne les valétudinaires.

Occupons-nous maintenant des endémies des climats chauds. Aux Etats-Unis, les affections endémiques ont leur maximum d’intensité au sud et à l’ouest, leur minimum au nord et à l’est; les fièvres paludéennes, inconnues dans la zone nord, y forment 4,59 pour lüü de la mortalité générale. A latitude égale, elles donnent deux fois plus de décès à l’ouest qu’à l’est, et pour une même région trois fois plus (le décès au sud qu’au nord. Les diarrhées et les dysenteries ont un chiffre plus élevé, 5,20 pour 100 ; la diarrhée est surtout funeste dans la zone tempérée de l’Atlantique, la dysenterie dans la partie sud de la région du Mississipi.

En Algérie, les fièvres inlermiUentes sont fréquemment observées, et régnent souvent à l’état épidémique; elles revêtent alors le type rémittent, à forme tantôt céphalique, tantôt gastrique, et sont fréquemment suivies d’accès pernicieux très-graves. L’anémie, la cachexie paludéenne, l’hydropisie, surviennent rapidement sous ce climat à la suite des fièvres.

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CUMMOLOr.IR.

Les lièvres paludéennes apparaissent souvent dans la péninsule ibérique; c’est dans la partie sud-ouest, et surtout dans la basse Andalousie, sur les bords du Guadabjuivir, aux environs de Grenade, dans les plaines sablonneuses de l Algarve et de l’Aleiitejo, qu’on les rencontre le plus souvent et qu’elles revêtent les formes graves. Dans la sierra de Guadarrama, à la limite des deux Castilles, à des altitudes variées, entre 1400 et 2700 mètres, des lièvres intermittentes à forme grave ont régné épidéraiquement, en 1861 et 1862, sur les ouvriers qui travaillaient au chemin de fer de Madrid à Avila. Pendant les chaleurs de l’été, l’épidémie se manifestait avec la plus grande violence; elle atteignait son summum d’intensité à la 6n du mois d’août et en septembre.

Les deux versants du Guadarrama n’étaient pas également éprouvés par la fièvre. Sur le versant du nord, les formes bénignes étaient prédominantes, et l’on n’observait guère que l’intermittente simple tierce ou quotidienne, avec des signes de gastricité ou d’état bilieux. Au contraire, sur le versant méridional, dans les sections de Las Navas et de l’Escurial, la fièvre pernicieuse s’est manifestée sous les formes les plus redoutables (V. Meunier).

Il est peu de points du littoral de la mer Noire où les fièvres paludéennes ne régnent habituellement.

J’ai constaté ce grand nombre des manifestations palustres sur les bords du Rion (ancien Phase). Leur fréquence et leur ténacité s’expliquent aisément par les conditions telluriques. Ces caractères m’ont frappé lorsque j’ai suivi la route de Routais à Poti. Dans cetle ville, à Sinopc, à Trébizonde, les fièvres régnent en grand nombre.

ABesika, à l’entrée des Dardanelles, M. Rey les a observées devant ces champs où fut Troie {Campos ubi Troja fuit), et qui sont aujourd’hui de vastes surfaces d’émanations palustres. Pendant le séjour qu j fit notre escadre en 1854, les équipages eurent beaucoup à en souffrir. .Au mouillage de Marmorique, la division turque fut décimée par les fièvres paludéennes et la dysenterie. Les fièvres de marais ont presque partout doux maxima d’intensité dans le cours de 1 année ; 1 un au printemps, l’autre au commencement de l’automne; le mois de septembre est le plus dangereux.

La fièvre intermittente existe aux environs de Tabris (Perse); elle s’attaque aux indigènes aussi bien qu’aux étrangers; la lièvre du Glulan emporte les malades au troisième accès. J’ai observé sur les bords de la mer Caspienne, à Lenkoran, à Astara et à Recht, la fréquence et la gravité des maladies palustres.

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