CHIRURGICALES
Il est hors de doute que les circonstances extérieures, la température, le degré d’humidité de l’air, l’altitude, les vents dominants et d autres causes moins connues ont une immense inlluence sur la mar-
CUMATflLOOIK.
clift (\cs a ffpclio7vt chhiirgicnlpx ot sur 1p résultat des npt^ralionn. \ la campagne, ou le sait depuis longtemps, les plaies, les blessures, les amputations, guérissent avec une facilité surprenante par comparaison avec les résultats désastreux de la pratique des plus habiles chirurgiens dans les grandes villes, et surtout à Paris.
Certains pays paraissent évidemment plus favorisés que d’autres sous ce rapport. Les chirurgiens anglais s’efforcent encore» d’obtenir dans leurs opérations la réunion par première intention, depuis longtemps abandonnée par la chirurgie française à cause des résultats si peu satisfaisants que donnent de pareilles tentatives dans notre pays.
L’infection purulente semblerait beaucoup moins fréquente en Angleterre qu'en France. Enfin ces résultats étonnants, obtenus par certains chirurgiens américains, font croire que le climat du Nouveau- Monde, et en particulier de certaines localités, est beaucoup plus favorable aux opérés que ne le sont les conditions climatériques de notre vieille Europe. La Nouvelle-Orléans, pays insalubre à tant d’égards, serait, dit-on, particulièrement favorisée sous ce rapport.
On se demande s’il ne faut pas faire ici une large part aux influences qui dérivent de la race plutôt que du climat. Il n’est pas douteux que les divers groupes de la famille humaine diffèrent considérablement dans leur aptitude à supporter le traumatisme. Les Français sont au nombre des moins favorisés. Les hommes du Nord paraissent offrir une résistance vitale bien plus grande pour ce qui touche aux lésions cbirurdcales. Enfin les races noires semblent offrir à cet égard une
incontestable supériorité. Comment on serait-il autrement, pui.^qne les maladies qui sévissent sur ces races diverses sont, à bien des égards, différentes? Nous savons avec quelles difficidlés le typhus s’introduit en France, tandis qu’en Allemagne, en Angleterre, en .Amérique, celte maladie règne à l’état endémique. La race nègre, rebelle a la syphilis et à l'infiuence palustre, est particulièrement prédisposée à l’érysipèle et à la phthisie pulmonaire. Enfin n’est-il pas permis de dire que le campagnard, avec ses goûts, ses habitudes, sa nourriluie et son genre de vie, est un homme d’une race différente de l’élre nerveux qui s'agite, convulsivement au sein des grandes villes? P ailleurs, M. le professom Verneuil a insisté avec beaucoup de raison sur 1 influence énorme qu’exercent les maladies dialhésiqucs sur la marche des traumatismes, ür, les diathèses no sont-elles pas essentiellement différentes selon les pays? Qui ne sait, par exemple, que la goutte, la gravclle et les anévrysmes sont infiniment plus fréquents en Angleterre qu en I lance.