QUESTIONS SCIENTIFIQUES
I. — ORIGINE ET GENÈSE DU CHOLÉRA; ENDÉMICITÉ ET ÉPIDÉMICITÉ DE CETTE MALADIE
DANS l’iNDE.
Le choléra asiatique, susceptible de s’étendre (épidémique), se développe spontanément dans rinde, et c’est toujours du dehors qu’il arrive, quand il éclate dans d’autres pays.
11 ne revêt pas le caractère endémique dans d’autres pays que l’Inde.
H. — QUESTIONS DE TIUNSMISSIBILITÉ.
1' Transmissibililé par l'homme. — La Conférence accepte la transmissibilité du choléra par l’homme venant d’un milieu infecté ; elle ne considère l’homme comme pouvant être la cause spécifique, qu’en dehors de l’influence de la localité infectée ; en outre, elle le regarde comme le propagateur du choléra, lorsqu’il vient d’un endroit où le germe de la maladie existe déjà.
2° Transmissibilité par les effets à usage. — Le choléra peut être transmis par les effets à usage provenant d’un lieu infecté, et spécialement par ceux qui ont servi aux cholériques; et môme il résulte de certains faits, que la maladie peut être importée au loin par ces mômes effets renfermés à l’abri du contact de l’air libre.
3* Transmissibilité par les aliments et les boissons. — Aliments. — La Confépence ne possédant pas de preuves concluantes pour la transmission du choléra par les aliments, ne se croit pas autorisée à prendre une décision à cet égard.
Boissons. — Le choléra peut être propagé par les boissons, particulièrement par l'eau.
4° Transmissibililé par les animaux. — On ne connaît aucun fait probant de la transmissibilité du choléra par les animaux à l’homme, mais il est très-rationnel d’en admettre la possibilité.
5* üe la transmissibililé par les ynarchandises. — Tout en constatant, à l’unanimité, l’absence de preuves à l’a[ipui de la transmission du choléra par les marchaiidi.ses, la Conférence a admis la possibilité du fait dans certaines conditions.
0” Transmissibililé par les cadavres cholériques. — Bien qu’il ne soit pas prouvé par des faits concluants que les cadavres de cholériques puis.seiit transmettre le choléra, il est prudent de les considérer comme dangereux
1° Transmissibililé par l'atmosphère seule. — Aucun fait n’est venu prouver jusqu’ici que le choléra puisse se propager au loin par l’atmosphère seule, dans quelque condition qu’elle soit; eu outre, c’est une loi, sans exception, que jamais une épidémie
HYGIÈNE INTEHNATIONAI.E.
de clinlûi'n ne s'rsI propagûc d’un point à nii autre dans nii temps plus court (|iie celui nécessaire à l’homme pour s’y transporter.
L’air ambiant est le véhicule principal de l’agent générateur du choléra ; um% U transmission de la maladie par l’atmosphère reste, dans l’immense majorité des cas, limitée à une distance très-rapprochée du foyer d’émission. Quant aux faits cités de transport par l’atmosphère à un ou plusieurs milles de distance, ils ne sont pas suffisamment concluants.
8° Action de l'air sur la transmissibilité. — 11 résulte de l’étude des faits qu'à l'air libre le principe générateur du choléra perd rapidement son activité morbifique, telle est la règle; mais, dans certaines conditions particulières de confinement, cette activité peut se conserver pendant un temps indéterminé.
Le choléra peut être transmis par les effets à usage provenant d’un lieu infecté et spécialement par ceux qui ont servi aux cholériques ; et même il résulte de certains faits que la maladie peut être importée au loin par ces mômes effets renfermés à l’abri du contact de l’air libre.
Les grands déserts sont une barrière très-efficace contre la propagation du choléra, et il est sans exemple que cette maladie ait été importée en Égypte ou en Syrie, à travers le désert, par les caravanes parties de la .Mecque.