‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 281 sur 298 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Projet de création d’une Commission internationale permanente des épidémies.

1 Utilité. — U sera institué à Vienne une Commission sanitaire inter-

nationale permanente ayant pour objet l’étude des maladies épidémiques.

II. Atihibutions. — Les attributions do cette Commission seront purcraeiit scientifiques; elle pourra être consultée dans les questions scientifiques.

La Commission aura pour tâche principale l’étude du choléra, au point de vue do l’étiologie et de la prophylaxie.

Néanmoins elle pourra comprendre dans ces études les autres maladies épidémiques.

A cet effet, elle ti’acera un programme comprenant les rocliorches devant être entreprises d’une manière unifomie pour tous les États contractants, sur l’étiologie et la prophylaxie du choléra et des autres maladies épidémi([ues.

Elle fera connaître le résultat de ses travaux.

Enfin elle pourra proposer la convocation de Conférences sanitaires internationales, et elle sera chargée d’élaborer le programme de ces Conférences.

III. — Composition. — Fonciioxneme.vt. — La Commission sera composée de médecins délégués par les Gouvernements participants. Il y aura au siège de la Commission un bureau à résidence fixe, chargé de centraliser les travaux et de donner suite aux délibérations de la Commission générale. La nomination, et la composition de ce bureau sont laissées aux soins de la Commission générale. Les Gouvernomciils des Étals participants donneront i leurs autorités sanitaires et à leurs Conseils d’hygiène publique les instimctions nécessaires pour fournir à la Commission internationale tous les renseignements relatifs aux questions qui rentrent dans le cercle de ses études.

Dans les pavs où des Conseils sanitaires internationaux sont établis, ceux-ci lourniront tous les renseignements qu’ils possèdent, et prescriront les recherches nécessaires.

HYdÈNK IiNTKUNATIONALE.

IV. Voies et moyens. — Los IVais iiocc.ssiUis [loiir lo Jonclionnomenl de la Coiiiiiiissioii inlernalionalo seront répartis entre les divers États intéressés, et seront réglés [lar voie diplomatique.

V. Postes et Missions. — Dans les pays où il n’y a pas de sei'vice sanitaire organisé, les études seront faites, avec l’assentiment du Gouvernement local, par des missions temporaires ou par des médecins en riisidencc fixe.

Ces missions et ces postes sanitaires fixes, institués par voie internationale, seront créés d’après les indications de la Commission internationale, recevront d’elle leurs instructions, et lui rendront compte de leurs travaux.

Auticle additionnel. — 11 serait <i désirer qu’un Conseil de santé international, analogue à ceux qui fonctionnent avec tant d’avantage à Constantinople et à Alexandrie, fût institué en Perse.

Un tel Conseil contribuerait beaucoup par l’autorité de ses avis, donnés en connaissance de cause, à améliorer les conditions sanitaires de ce pays, et serait en même temps un puissant moyeu de protection contre l’invasion des épidémies en Europe.

Annexe à V article 11 du projet de création d’une Commission internationale,

des épidémies.

Comme premières recherebes, la Commission pourrait s’occuper des questions suivantes :

1* L’étude régulière et suivie de la quantité de pluie et de la quantité d’eau d’évaporation pendant l’année dans les stations suivantes : Bender-Bouschir, Ispahan, Téhéran, Tauris, Suez, Alexandrie, Astrakan, Bakou, Tiüis ;

2° L’étude scientifique des conditions tellimiqucs de ces différentes villes ;

5” L’examen |)lus exact, et entrepris avec plus d’esprit d’analyse, qu’il ne l’a été jusqu’ici, de l’apparition et de la propagation du choléra sur les vaisseaux ;

Les recherches porteront provisoirement sur quelques lignes très-fréquentées :

Calcutta-Maurice, Alexandrie-Malte, Alexandrie-Marseille, Southampton-Ainérique du Nord, llambourg-Ncw-York, Singapoor-.Aden-Djcddah, Calculta-.\den-Djcddah, Bombay- Adeu-Djeddah, N’aples-Venise ;

4“ Faire constater tes premiers cas de chaque épidémie de choléra qui éclatent dans les différentes localités et spécialement dans les ports maritimes de l'Europe, et réunir tous les éléments d’une statistique complète relative à la marche du choléra en Europe ;

b° Déterminer par des faits scientifiques la durée précise de l’incubation du choléra.

Oll ATRIÈMK PARTI F

La Conférence a entendu plusieurs communications sur la lièvre jaune, mais elle a décidé à runanimité que cette question devait être renvoyée à la Commission interiialionale permanente des épidémies dont elle a jiropose la création.

RfcGLE.MliMT KUAiNÇAlS

Page 1