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LOIS DE LA NATALITÉ

Dans un pays salubre, pour un même groupe ethnique et un même état mental, la natalité tend à se proportionner à la quantité de travail productif et facilement disponible ou accessible pour le type humain étudié.

La culture intellectuelle, en augmentant la facilité à découvrir le travail, augmente par conséquent la natalité.

C’est l’enseignement que nous apporte le Canada où notre race franco-normande, qui émigra entre 1665 et 1760 au nombre de 10,000, forme aujourd’hui, et malgré les persécutions, plus d’un million de Franco-Canadiens ; tandis que les Peaux-Rouges dont la chasse constitue la seule occupation, subissent un dépérissement continu, tant par l’accroissement de la mortalité que par la faiblesse toujours plus grande de la natalité. On sait d’ailleurs qu’il existe aux Etats-Unis presque autant de Canadiens français que dans le pays d’origine.

L’émigration favorise une natalité surabondante.

L’exemple en est saisissant en Angleterre. Dans le Wurtemberg, la Saxe, la Davière, la Prusse, l’émigration seconde et provoque une natalité considérable, par les vides qu’elle laisse à combler ; son influence sous ce rapport s’exerce à peu près comme celle de la mortalité.

Si la première et salutaire influence de l’aisance provoque le mariage et par suite fournit un nouveau contingent à la natalité légitime, en revanche, la continuité et l’accroissement de l’aisance tendent à arrêter cette fécondité. L’influence en est manifeste en France, où les aspirations toujours augmentant vers un bien-être relatif, dans toutes les classes, tendent à exagérer les vieilles habitudes de prudence et à diminuer le chiffre des enfants dans les familles.

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