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INFLUENCE DES SEXES SUR LA MORTALITÉ

Le tribut payé à la mortalité par le sexe masculin durant la première enfance dépasse beaucoup et dans tous les pays, comme nous

MORTALITÉ. TT

l’avons VU, celui du sexe féminin. Mais cette loi générale ne paraît applicable qu’au premier âge de la vie. En Angleterre, la mortalité des femmes est supérieure à celle des hommes, tandis que nous assistons à des phénomènes inverses en Suède, où la mortalité masculine l’emporte à tous les âges et particulièrement dans les villes. C’est donc un sujet qu’il faut étudier pays par pays.

C'est toujours de 10 à 15 ans que le danger de mourir dans l’année est à son minimum une accélération subite se manifeste de 15 a 20 ans pour les femmes, de 20 à 25 ans pour les hommes, et ce brusque accroissement est surtout marqué en France chez ces derniers.

En 1872, comme toujours, c’est dans le sexe féminin que se produit la plus faible mortalité, 2,11 décès de filles ou femmes, au lieu de, 2,28 garçons ou hommes.

1NFUJE^CE DE l’hABITATION A LA VILLE OU A LA CASIfAGNE.

La prédominance de la population urbaine dans la mortalité générale a été en France, non compris le département de la Seine, pour la période 1861-1865, dans le rapport de 100 à 121,4; l’excédant pesant surtout sur les hommes, dont le rapportes! de 100 à 122 ; pour les femmes, 100 à 118.

A Paris la- mortalité paraît inférieure à celle des autres villes de France; ce fait s’explique par les migrations, qui, en changeant l’effectif numérique des âges dont la mortalité est le moindre, modifient par cela meme la mortalité générale.

Ainsi la population parisienne s’enrichit d’une immigration incessante des âges adultes, qui sont aussi les âges de faible mortalité, tandis qu’il y a une émigration importante d’enfants et de vieillards, dont la mortalité est beaucoup plus élevée et cependant, comme nous l’avons vu, la mortalité de Paris reste proportionnellement plus considérable que celle de la province.

La plus grande mortalité des villes est manifeste en Suède, où l’accroissement est dans la proportion de lüü à 131,8.

La statistique établit également combien l’aggravation à chaque âge y est plus marquée pour le sexe masculin.

De 30 à 50 ans chez les hommes, les chances de mort sont plus que doublées; c’est de 20 à 25 ans, malgré les dangers de parturition qui pèsent alors sur le sexe féminin, que la mortalité des hommes domine dans la proportion la plus importante; l’inégalité est plus grande à la ville qu’à la campagne.

DÉMOGRAPHIE

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