INFLUENCE DES MOIS SUR LA MORTALITÉ DE 1 A 5 ANS
S’il s’agit de la mortalité de 1 à 5 ans, on retrouve l'influence saisonnière qui s’est manifestée durant les dix premiers mois de la vie. C’est encore août et septembre, puis octobre, qui sont le plus chargés de décès.
Un peu plus prématuré dans les villes, le maximum s’y trouve aus.'^i plus intense. Toutefois, dans le département de la Seine, la mortalité se répartit différemment à la fin de l’été. Le mois d’août n’offre qu’un léger excès de décès ; le maximum est reporté vers la fin de l’hiver et le commencement du printemps.
La mortalité des petits enfants est généralement moindre à la campagne qu’à la ville. Ce fait, évident en Suède, ne se produit en France qu’après le troisième mois pour les enfants légitimes. Quant aux illégitimes, leur mortalité, en France, demeure bien plus considérable à la campagne qu’à la ville.
M. Bertillon proteste contre certaines institutions qui semblent intéressées à la perte des enfants. Il cite les mutualités dites d’enterrement qui existent en Angleterre. Là, les familles reçoivent une prime à la mort de l’un de leurs enfants, afin de pourvoir aux frais de sépulture. Si la prime dépasse les frais, il y a un excédant, un profit pécuniaire à chaque décès ; or, d’après le président du Congrès international tenu en 1874 à Glasgow, la statistique a montré que la mortalité des enfants de ces mutualités est très-supérieure à la mortalité habituelle des enfants des mêmes classes.
Le tableau des pages 72 et 75 de M. Bertillon indique d’une façon saisissante le degré de la mortalité à chaque âge.