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L’HOMME AU POINT DE VUE DES PROFESSIONS
CP dernier cas, le sommet du poumon est plus souvent atteint. Dans un ouvrage où il y a un grand nombre de chiffres, cette statistique n’eût cependant point été superflue.
Une des altérations les plus intéressantes qui succèdent à l’absorption des poussières consiste dans la présence même du corps étranger dont les molécules pénètrent le tissu du poumon, en écartant les divers éléments anatomiques qui le constituent. Ce sont là les pneii~ moconioses (xvsûgwv, poumon, et y.cviç, poussière.)
Nous aurons, chemin faisant, l’occasion d’étudier les diverses pneumoconioses, anthracosis, si derosis,chalicosis etbyssinosis. Ces pneumoconioses chroniques offrent comme caractère commun l’élément inflammatoire, et, comme phénomène différentiel, la variété de la substance inhalée.
L’inhalation de poussières peut aussi évidemment jouer un rôle dans la production de la tuberculisation pulmonaire, surtout en tenant compte des mauvaises conditions hygiéniques auxquelles sont soumis les ouvriers dans les ateliers; mais, jusqu’ici, on a trop souvent confondu la tuberculisation pulmonaire avec les pneumonies chroniques succédant à l’inhalation poussiéreuse, et l’on a réuni sous la dénomination commune de phthisie des lésions anatomiques multiples, parmi lesquelles les pneumoconioses acquerront un rôle toujours plus important, à mesure que les études deviendront plus complètes.
Le tableau de Hirt (p. 154), qui a pour titre : La fréquence relative (le la phthisie chez les ouvriers à poussière, doit indiquer, avec les réserves que nous venons d’exposer, la présence, non pas de la phthisie commune, mais des affections pulmonaires chroniques. En tenant compte de ces restrictions, ce tableau est intéressant.
Nous allons aborder l’étude des diverses professions à poussières, en nous adressant tout d’abord aux poussières végétales, parce que nous y rencontrerons les poussières de charbon, qui donnent lieu aux afieclions les mieux connues et les plus intéressantes; nous étudierons d’une façon toute spéciale la pneumoconiose anthracosi([ue des mouleurs en cuivre, qui servira ainsi de base à notre travail. Toutes les conclusions que nous aurons tirées pourront être appliquées également aux autres formes de pneumoconiose anthracosique.
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