AGRICOLES
5» A Ifections pulmonaires succédant à l'inhalation des poussières de silice.
Clialicosis.
Les altérations anatomiques que nous venons do décrire nous ont nionlré la présence du 1er et de la silice dans les poumons. Les cas dans lesquels le silex est absorbé pur sont en moins grand nombre Le chalicosis, ou imeurnoconiose produite par la poussière de sil’c.x a surtout pu être observé chez les tailleurs de pierre. La grande mortalité qui sévit chez ces-ouvriers a été remarquée d’abord .'en AimletciTc par Wepfer. °
Peacok signale le danger qu’entraîne la taille de la pierre meulière ou sile.v molaire, qui, de nature extrêmement dure, est travaillée à sec au ciseau et au marteau, et charge l’atmosphère d’un nuage de poussière siliceuse très-fine. ° "
'"7“/';,“* »“'"*'■* "’«l. lui, que de vinsl-quelie
, celu, des tailleurs de pierre en général ne dépasse guère Irenle-
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C/e 1 f P‘“‘^‘^dentes. 11 en est de même du granit, du
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sont ^(^nlonniers entre autres,
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'cnls de silex jaillissant sous l’instrument qui les broie
festion ^•'vons dù ranger dans les pro-
a poussières lerro-siliceuses, mais où la p^mssière inspiré
1% L’IIÜMMK CUSSIDICIIÉ COMMK INDIVIUU.
est presque exclusiveinenl siliceuse, la pointe di l’aiguille se faisaiil
à l’aide de meules de grès quartzeux.
Comme la phthisie silico-métallique, la phthisie siliceuse, que l’oii a Hommée aussi phthisie calculeuse, présente les symptômes de la phthisie pulmonaire. On a trouvé les lésions de la pneumonie chronique' et des masses dures, que l’analyse chimique a démouiré être formées surtout de silice. Meynel, qui a donné à 1 affection le nom de chalicosis, a trouvé que dès l’apparition des petites masses grisâtres, la richesse du tissu pulmonaire en silice augmentait proportionnellement à leur nombre. Il y avait, en outre, des adhérences et des épaississements de la plèvre®.
Dès 1765, Clozier s’exprimait en ces ternies sur cette maladie:
« Quelque forts et robustes que soient ces ouvriers, les uns plus tôt, les autres plus tard, mais ordinairement avant quarante ans, sont attaqués, d’abord d’une toux sèche et presque sans crachats pendant quelques mois. Cette toux devenant ensuite plus grasse, ils crachent beaucoup; d’abord les crachats sont blancs, .savonneux et fouettés ; ces crachats s’épaississent par la suite, deviennent sanguinolents, puis purulents. Los uns (les malades) sont beaucoup oppressés, les autres presque point. Ils ont très-peu de douleur aux poumons, mais beaucoup plus d’ardeur et de feu à la trachée-artère; leur voix devient rauque; la fièvre est presque continuelle, mais faible. Ils se plaignent assez ordinairement de pesanteur à la région du loio, que j’ai toujours trouvée dure. J’ai aussi remarqué, que dans la plupart le ventre était considérablement tendu dès les coramencements du mal, sans que les jambes ni les mains le fussent alors, ce qui arrive par la suite, sur la lin de la maladie ; cependant, parmi ces ouvriers, il y on a qui vivent aussi longtemps que les autres hoiumes, et qui ont soixante et soixantedix aiis;’entre autres, un filleul de ma mère, qui U-availle a ce metier depuis 1 âge do douze ans, sans interruption, et qui, a soixante-sept ou soixante huit ans qu’il a acUiollomeiit, est aussi fort, aussi robuste et aussi vigoureux qu’à trente. .Mais ce sont de ces élus peu communs
[ 1 Voir la Ihùsc cl'agréiratiou du prolosscur Cliarcol (De la paeumomc chronique).
Pour cinpoclicr la pùiiclratioii des particules siliceuses, DelU perc a ^ 1 . .. . • firinr*lin il nnniiiri’* fixée Ü UllC >OlltllC
cxm-ccr si clic avait pcncirc dans les l.ronclics.
I llclc/ Hcchcrchcs sur les causes de la morlalilé des laille.as tic pierre uwyeus de les prévenir (Tlié.sc d; Slrasbourg, ISÜ'i, n' üÜO,.