I.'IIOMJIF, AU P01>iT DE VUE DES l'IlOEESSIO.NS
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qui oui desgràccs parliculières. Ces malades conservent assez lon<flemps leur appétit et ne le perdent qne quelques mois avant de mourir, c’est-à-dire lorsque la diarrhée leur survient ; pour lors, ils maigrissent horrihlcmcnt et deviennent comme des spccircs; les jambes elles pieds leur enflent nu peu, ainsi que les mains, et ils périssent peu après que renflure de ces parties paraît. Ils ne crachent presque plus lorsqu’ils sont atteinls de dévoiement. Ils perdent leurs cheveux dans ce temps, et la plupart des poils de tout le corps : pour lors, il n’y a plus de sommeil la nuit, et s’ils en attrapent quelque peu, ils sont tourmentés de fortes sueurs.
« Enfin cette cruelle maladie a beaucoup d’affinité, et les symptômes sont presque les mêmes que dans la pulmouic ou phlhisie ordinaire, li périt beaucoup de ces gens de la maladie ebronique ci-dessus détaillée, qui les tient languissants pendant six mois, un an et même plusieurs années »
IV. — Al'EECTIOA'S l’ULMOiNAlIlES SUCCÉDANT A LTNII.ALATION D'UN MÉLANGE DE POUSSIÈRES ORGANIQUES ET INORGANIQUES
1 Affections pulmonuires succédant à l'inhalation de la poussière de verre
cl de cristal.
La silice, à 1 elat de cristal de roche, est mêlée à des fondants (oxydes métalliques), puis ramollie au feu pour former enfin une pâle fusible nommée verve.
Dans le verre ordinaire français qui produit les vitres, les glaces, la verrerie commune, la silice a pour fondants la soude et la chaux. Le cristal est un silicate double de potasse et de plomb, préparé par la fusion de 3 parties de sable pur avec 2 parties de minium et \ partie de carbonate de potasse.
Le broyage et le blutage de ces matières premières, la pulvérisation et le tamisage de 1 émeri employé pour polir les glaces, le polissage, enfin le Iravail consistant à composer, à l’aide de la batte, les mélanges nécessaires, exposent l’ouvi'ier verrier à une absorption considérable de poussières, parmi lesquelles les poussières siliceuses sont prédominantes.
L opération pénible du soufflage a l’emphysème pulmoncire pour conséquence fréquente. Trois ouvriers doivent soufilcr tour à tour,
|■c•KIlll•cisselm■m du grés, avec la description de I maladie ^ 'I'" Piqnnil ou laillem colle sorle de pierre. Le-
vant, !.. ,,i Précis dop. de dur , t. I, p. 5U1. Paris, 1775, in-8».
L’HOMME EONSIDÉIIK COMME INDIVIDU
sans qu’il y ail (riiiterniplion, et de toute leur force, dans une longue canne, ou tube de fer; celle opération, outre la fatigue et répuiscrnciit t|u’elle provoque, amène souvent des blessures et des lésions aux lèvres. 11 n’est pas rare de voir la syphilis se transmettre ainsi.
Un médecin de Lyon, M. Chassagny, a imaginé de donner à chaque souffleur un embout destiné à son usage exclusif, qui s’adapte facilement et rapidement <à l’extrémité delà canne, laquelle, ne recevant plus l’application directe des lèvres, ce.ssc d’être un agent médiat de contagion. Les ouvriers verriers ont bien vite renoncé à l’emploi de cet instrument, et ils ont résolu la question d’une façon plus simple, ils se sont imposé spontanément l’obligation de la visite médicale. Avertis du danger, les ouvriers se surveillent, et exercent les uns sur les autres une inquisition permanente qui permet difficilement aux malades de dissimuler leur état. De plus, ils vont à jour fixe réclamer du médecin de l’usine une visite corporelle minutieuse. Ces remarques de M. Bouchard sont confirmées en partie par M. Diday, qui a cependant vu encore récemment plusieurs exemples de syphilis verrière, et qui proteste avec raison contre le laisser aller des ouvriers, l’indifférence de certains patrons et de quelques administrations locales.
Les ouvriers qui taillent le verre sont surtout exposés aux poussières. Les particules de cristal sont absorbées par l’ouvrier, qui subit ainsi le double danger des affections des organes respiratoires, en même temps que celui des accidents saturnins, sur lesquels nous aurons à revenir.
Le verre nommé verre mousseline est le plus souvent orné de dessins produits par un émail qui renferme une quantité considérabre de plomb; il y a là encore une source d’accidents très-importants, dont nous nous réservons également l’étude avec celle des autres accidents saturnins.
La fréquence des affections thoraciques chez les verriers est dans la proportion de 80 p. 100. Ils sont souvent obligés de suspendre leui-s travaux, qu’ils interrompent d’ailleurs régulièrement, par suite des relais, de six en six heures.
Siiv cenl polisseurs , on compte trente-cinq phthisiques, ou plutôt 55 individus atteints de pneumonie ebronique. La vie moyenne chez e.ix ne dépasse pas quarante-deux ans.
La phthisie professionnelle (pii sévit chez les polisseurs de glace et les tailleurs de cristal peut être rapprochée de la phthisie des ai-
guiseurs.