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I.IIOMMK CÜNSIOKIIK COMME INflIVIDr

7° Aflections pvhnonnires succédant à l’inhalation des poussières d’eiujrais et à l'inhalation des jmtssieres chez les chiffonniers.

Benoiston de Châteauiieuf a rangé la profession de chiffonnier parmi' celles qui exposent les poumons à l’aclion d’un air charge de molécules mixtes, et disposent à la phthisie.

Cette influence paraît avoir été exagérée ; la saleté dans laquelle croupissent les chiffonniers, leurs habitudes abjectes, leurs excès de toute nature doivent surtout être considérés comme nuisibles.

Les chiffons qu’ils manient peuvent, dans certains cas, servir de moyen de transmission de maladies contagieuses.

La préparation des chiffons, comme opération préliminaire à la fabrication des papiers, expose les ouvriers à une certaine absorption de poussière.

Ilirt signale encore comme engendrant une grande quantité dépoussiéré, l’industrie, nuisible par conséquent, qui consiste à déchirer les chiffons de laine pour les refiler ensuite. Si la durée du séjour dans les ateliers est prolongée, on voit se développer les pneumonies aiguës et chroniques. 11 ajoute que, sous ce rapport, la situation n est pas aussi mauvaise en Allemagne qu’en Angleterre, tantàcaused une\entilation énergique qu’en raison de la grande quantité des matières grasses adhérentes aux chiffons, par suite des habitudes malpropres de la population. Quant à l’inlluence, de la poussière provenant à'engmis, de fumier ou des routes^ sur la santé des ouvriers, elle est très-atténuée par le travail au grand air. En revanche, ils sont beaucoup plus exposés aux maladies provoquées par le froid, la pluie etles changements de température.

11. — ACCIDEMS PELMOKAIUES SUCCÉDANT A L'INIIALATION DE VAPEIRS OU DE GAZ IIUUTANTS, ET PROFESSIONS QUI LES PROVOQUENT

L’influence des gaz et des vapeurs se distingue de 1 action des poussières par ce fait caractéristique que les symplômcs les plus gra\cs peuvent éclater dès le début.

L’appareil respiratoire subit une action irritante, par exemple celle du chlore, de vapeurs nitreuses, sulfureuses et chlorhydriques.

D’autre part, certains gaz peuvent attaquer l’économie tout entière, et i>rovoqucr des symptômes d’empoisonnement. Nous suivrons ces accidents généraux immédiatement graves, quelquefois brusquemciil

L’IlOMJIli AU l’OINT UK VUK DÈS UUOFKSSIONS. Ü»J

.mortels, au cliapilrc des intoxications: et nous rcclicrclierons seulement à présent quels sont les gaz et les vapeurs qui, agissant comme les poussières, provoquent des accidents locaux.

Les vapeurs acides, les buées, les fumées, donnent lieu, dans certains cas, par leur absorption brusque, à des suflocations qui sont suivies de cracbcmcnts de sang. 11 est alors nécessaire de soustraire immédiatement l’ouvrier au milieu nuisible.

Le catarrhe pulmonaire, aigu ou chronique, est très-fréquent ; l’emphysème lui succède souvent. On peut assister également à l’évolution de la pneumonie sous rinllucnce du chlore, de l’acide chlorhydrique, des vapeurs de chaux et d’ammoniaque. La phthisie se développe quelquefois à la suite de l’absorption du chlore, de la térébenthine, de la chaux, et des vapeurs nitreuses et sulfureuses.

11 s’est produit dans quelques cas de la gangrène pulmonaire. Ce fait a été signalé lors de la catastrophe (juia eu lieu, chez Fontaine, à la suite de l’explosion du picrate de pota.ssc (Jaccoud).

t° Vapeurs sulfureuses. (Fabricants de chapeaux de paille. — Ouvriers blanchisseurs de soies, de laines et de plumes. — Ouvriers des chambres de plomb. —

Tonneliers, etc. — Fabricants à' allumettes. — A/ finage.)

On observe chez les fabricants de chapeaux de paille, soumis au dégagement de vapeurs sulfureuses, des accidents du côté des organes respiratoires. En outre, en brossant les chapeaux avec du chlorure de chaux et de la céruse, ils inhalent une poussière dont l’effet est également très-nuisible.

Les ouvriers qui blanchissent les soies, les laines elles plumes ; les ouvriers des chambres de plomb, subissent des intluences de même nature.

Les accidents dus à l’inspiration de vapeurs sulfureuses s’observent également chez les fabricants de mèches soufrées, chez les tonneliers; enfin chez les fabricants d’allumettes, dont la profession exige quelques détails.

Le soufrarje ou trempaye au soufre favorise surtout l’inhalation poussiéreuse. Les presses, garnies et montées, sont apportées dans l’atelier et remises d’abord au trompeur au soufre; celui-ci prend le châssis à deux mains et |)longe les extrémités des tiges dans une chaudière de 1er carrée, peu profonde, où se trouve le soufre maintenu en lusion à 125 ou 150 degrés.

En entrant dans l’atelier des trompeurs et dans les salles qu'occupent

‘•lUlj I, 'HOMME CÜNSIDKHÉ COMME IMllVlUU.

les démünleuscs de presses et les ouvrières mettant les allumettes en paquets ou en boîtes, on est frappe des émanations âcres ou irritantes qui s’en exhalent. Dès les premiers temps de leur arrivée dans la fabrique, les ouvriers dits ouwiers chimûjueurs, et surtout les femmes, éprouvent une perte plus ou moins complète de l’appétit, des maux d’estomac et de ventre. En même temps, on observe des céphalalgies, des étoulfements et une toux fatigante qui revient par quinte. Les malaises, qui marquent le début du séjour dans la fabrique d’allumettes, sont quelquefois passagers et cèdent en grande partie à l’habitude. Cependant il n’est pas rare de voir persister une disposition très-pénible à la toux, aux maux de gorge et d’estomac, aux coliques, disposition qui augmente pendant l’hiver, alors que le froid oblige à tenir les fenêtres fermées. M. Tardieu cite le fait du chef d’une de ces fabriques qui a dû quitter son appartement, le voisinage des magasins avant provoqué chez sa femme de violents maux de gorge.

D’après Ilirt, l’atmosphère ne renfermant que 1 à 4 p. 100 d’acide sulfureux ne peut déterminer de phénomènes morbides que chez des individus très-susceptibles. Ces phénomènes consisteraient alors en toux, éternument et salivation. L’air contenant 5 à 7 p. 100 de ce gaz semblerait attaquer surtout les organes digestifs; il y aurait de l’anorexie, de la constipation ; mais la proportion d’acide sulfureux s’élevant à 15 p. 100, tous les symptômes s’aggravent; on verrait survenir les catarrhes chroniques des bronches, les pneumonies, les conjonctivites.

Le mot d'affmage, ou d’aflinage des métaux précieux, est plus particulièrement réservé à un art qui a pour objet la préparation de l’or et de l’argent. Cette opération se fait en traitant l’alliage, dans des chaudières de platine, par l’acide sulfuriqiTe concentré à 60 degrés, et bouillant. Elle donne lieu à un dégagement considérable de gaz acide sulfureux, et à la formation de vapeurs d’acide sulfuricjue, dont la diffusion dans l’atmosphère présenterait de grands dangers.

L’administration a imposé aux afiineurs la condition. expresse d’empêcher cette diffusion. Grâce à l’application de l’ai)pareil de Darcet, les établissements d’aflinage, qu’une ordonnance du 14 janvier 1815 avait placés dans la première classe» ont pu être rangés dans la deuxième classe des ét'iblissements insalubres.

niOMME AU l'OINT UE VUE IIK.S PliOFESSlüNS.

2" Vapeurs nitreuses. {Joailliers. — Orfèvres. — Ouvriers des fabriipies de nilrobenzine. — Dorure au Irempc et dorure au mereure. — Décapage.)

Les joailliers, et surlout les orfèvres^, sont exposés à 1 action des vapeurs Injpoazoliques. II en est de nicine des ouvriers des fabriques de nilro-benzine.

Les ouvriers qui préparent la dorure au trempé et la dorure au mercure sont soumis à l’inspiration des vapeurs hypoazotiques *.

Dans le déeapaye'', le dérochaye ou le ravivaye, qui ont pour but de donner aux objets en cuivre, tels que bijoux, etc., que l’on prépare, pour la dorure, un poli et une couleur plus claire, on passe le cuivre à l’acide nitrique; de là un dégagement considérable de vapeurs nitreuses.

Pour obvier aux accidents résultant des émanations nitreuses, le conseil de salubrité a prescrit de tenir constamment à la disposition des ouvriers un flacon d’ammoniaque (llillairet) ; de tenir en réserve dans l’atelier une certaine quantité de carbonate de cbaux, alin de pouvoir saturer immédiatement les eaux acides qui pourraient être déversées sur le sol.

llirt fait observer que les divers milieux où se développent les vapeurs d’acide bypoazotique en contiennent rarement plus de 1 à 2 pour lüO. A ce degré, on observe du coryza et du catarrhe chez les individus susceptibles. Si la proportion de gaz s’élève, il se développe des bronchites, de l'emphysème ; des accès de suffocation se produisent. La pneumonie aiguë serait rarement observable comme con- .séquence de l’inbalation des vapeurs bypoazoti(pics ; au contraire, la pneumonie chronique et la phthisie seraient fréquentes. On n’observe aucun trouble de l’appareil digestif.

* Quatre cinquièmes des orfèvres sont plithisiiiuos. La vie inoyeuiie iio dépasse pas chez eux quarante-quatre ans.

■ il y a quatre procédés de dorure : la dorure galvaniciue, la dorure sur bois, la dorure au inercure et 1a dorure au trempé. Les dorures au mercure el au trempé exposent à I inhalation de va|ieurs hypoazotiques. La dorure au mercure est, eu outre, une cause d intoxication mercurielle. Dans la dorure galvani(|ue, les ouvriers sont exposés à action du cyanure de pota.ssium nécessaire à la formation de biiins alcalins dans lesquels les sels d'or doivent se dissoudre; quant à la dorure sur Lois, elle peut être une cause d intoxication saturnine. Les doreurs sur bois, en effet, avant d'appliquer la euille d or, donnent des couches d'un vernis composé de cérnse et de litharge.

- Chez les ctameurs, le décapage produit également un dégagement de vapeurs ni-

l.’IIOJIMli CONMDÉUK COMME INhlVIÜL'.

‘iüS

5” Ammoniaque.

Lfl fi'ibi icatioii de 1 (ituniouin/juc, lorsqu’elle s'ojtère cji ^rnnd avec les sels ammoniacaux, est rangée dans la troisième classe des étaldissemenls insalubres.

En effet, nue odeur irritante se produit à l’instant où la chaux est mise en contact avec le sulfate ou le chlorhydrate d’ammoniafjue. Du gaz ammoniaque se dégage par les fentes, quand les appareils sont mal lûtes.

■ L’ammoniaque est également engendrée par la pul réfaction des matières organiques *.

Les ouvriers qui préparent l’ammoniaque et le carbonate d’ammoniaque sont également exposés aux inhalations de ce gaz.

Les animaux ne peuvent supporter l’ammoniaque pure ; on peut arriver à leur faire respirer sans danger le mélange de 10 pour 100 d ammoniaque et d’air, à la condition, toutefois, que l’oxygène s’y trouve en quantité suffisante.

llirt cite un cas d’empoisonnement aigu par le gaz ammoniaque, observé par Castan chez un individu qui avait inspiré pendant près de dix minutes le gaz s'échappant d’un appareil Carré.

Les principaux symptômes consistèrent en des phénomènes d’asphyxie avec serrement de la poitrine, sentiment de brûlure dans la gorge, spasme et contracture de la glotte, vomissements de matières séreuses, dépression, pideur de la face, sueur à odeur ammoniacale, pouls petit et fréquent, transpiration normale, bouche et larynx rouges. Le malade guérit après quelques jours; le huitième jour, il eut encore un accès de suffocation et répandait une légère odeur d’ammoniaque.

4” Chlore. (Ouvriers qui fabriquent le hichloritrc de chaux. — Dlauchisscurs

de colon.]

Les ouvriers exposés à inspirer le c/i/ore sont ceux qui fabriquent le chlorure de chaud:, et \e?, blanchisseurs de coton.

Ces derniers ont, en outre, à subir l’innuencc de vapeurs alcalines; l’humidité et la fumée qui se développent lors du namhagc des tissus .sont également nuisibles.

' C’csl la cause de la miUc que l’on oliscrve sur les yeux dos vidangeurs.

AU l'OIM' DE VUE DES l'IlOFESSIÜNS. 209

La durée moyenne de la vie chez les blanchisseurs de coton est de 5ü à 58 ans.

Quant aux ouvriers qui fabriquent le chlorure de chaux, ils sont soumis à 1 inspiration nocive du cldore, en môme temps qu’aux effets des poussières calcaires et d’autres poussières diverses.

Si l’air ne contient que i/2 pour 100 de chlore, l’action sera à peu près nulle; mais les expériences sur des animaux ont démontré que 20 pour 100 de ce gaz répandu dans l’atmosphère provoquent des laryngites, des bronchites, des pneumonies. Il se produit de la toux, des hémoptysies, des accès de suffocation, et la mort arrive rapidement.

5" Acide chlorhydrique. {Ouvriers qui fabriquent la soude et le sulfate de soude.)

Ce gaz se développe pendant la fabrication de la soude et du sulfate de soude. 11 est rarement inspiré pur, à moins de fuites des tuyaux de dégagement. Une légère proportion de ce gaz peut d’ailleurs être supportée facilement.

6“ Prophylaxie. — Méthodes de fumivorité.

La production de gaz odorants, infects, dans certaines industries insalubres, comme les papeteries, les potasseries, les hibriques de corps gras, de noir animal, de révivilication de soude, d’incinération des lessives alcalines, etc., est quelquefois assez prononcée pour agir, même a de grandes distances, sur les organes respiratoires, et déterminer un sentiment de suffocation. Aussi est-il très-important d’arriver à les détruire complètement*.

Mais la destruction de la fumée dans les usines a été jusqu’ici à peine praticable, excepté dans les petits foyers, où au moven d’un appareil bien conduit le chauffeur peut obtenir un effet à peu près constant.

Aussi les règlements de police sanitaire, imposant à toute usine l’obhgation de brûler la fumée de ses machines, sont pour ainsi dire

tombes en désuétude à la suite des mécomptes constatés avec tous les appareils.

nombre des appareils fiimivores expérimentés, tant en Angleterre qu en hance et en Allemagne, est considérable : en Anglctcrrc,°on n’en comptait pas moins de 150 il y a quelques années.

1872 ^*”’**’*( d hyyicne cl de satubrilé du dcparlcmciil de Sciue-cl-Ùise

•872-1«7o. On rcconnaitia ladlemeut les empiu.it. faits à ce l.avail ^

l’IlOLsr, MvniKVK.

l/IIOMME CONSIDÉHÉ COMME INDIVIDU.

Mois la plupart n’étaient que des inventions irrationnelles plus propres à retarder la solution du problème qu’à la faire trouver. Les inventeurs, peu verses dans les connaissances chimiques, paraissaient pour la plupart ignorer que, pour obtenir la fumivorité, il sufüt d’enlever au gaz des fourneaux l'excès des matières charbonneuses qu’ils contiennent.

Ces excès tenant uniquement à une combustion incomplète, tous les appareils fumivores, si variés qu’ils soient dans leur construction et leurs applications, doivent satisfaire à cette condition unique de donner une combustion complète.

Or, pour réaliser cette condition, les dispositions les plus simples seront les meilleures, pourvu que les gaz provenant du foyer soient mis en présence d'une quantité d'air suffisante et à une teniperatui'e convenable, ne variant que dans des limites étroites.

Ces conditions ont été réalisées, pour trois types de grandes usines, par des appareils dont les dispositions étaient commandées par la nature des opérations à effectuer. Ces appareils sont ;

1" Les fours Siémens, dans lesquels la fumivorité est obtenue au moyen d’un artifice consistant à distiller le combustible pour chauiïer au moyen des gaz qui, dans le foyer, au contact de 1 air, sont transformés complètement en oxyde de carbone et hydrogène carboné.

A mesure que la température s’élève, l’oxyde de carbone et 1 hjdrogène carboné sont eux-mêmes brûlés, et les gaz rejetés par la cheminée sont absolument incolores.

2° Les fours à puddlcr de Johnson, dans lesquels les gaz sont ramenés sous la chaiulière d'où un tuyau commun les amène dans une cheminée d’appel.

Une prise d’air, de dimension calculée, existe à un demi-mètre du four sur le tuyau de sortie, et un registre, placé à l’entrée de la chambre ménagée sous la chaudière, permet de régler à volonté le tirage et la combustion des gaz.

5“ Les fours à poteries de Doulton, dans lesquels l’air arrive à Ira* vers une cloison en briques réfractaires placée sur la voûte de chaque

foyer. .

L’air est ainsi porté à une haute température avant de rencontrer les

>'az de la bouille, avec lesquels il se mélange et qu’il brûle complé-

tement. .

Mais ces constructions, spéciales pour chaque genre d industrie, ne

sont pas applicables dans d’autres conditions.

Dans les foyers des machines fixes, où l’on peut modifier a volonté

i.'iKnniK \r I'oint hk \tk dks l'hoFiissiuNs. 211

rarrangeiiient du loiirneau, 011 a l)ien vite reconnu qu’aucun type n’cst exclusivement fumivore, mais que la destruction de la fumée dépend de l’observation des principes suivanis :

1“ Avoir sur la grille une épaisseur de charbon de 10 à 15 centimètres au plus.

2" Éviter tout ce qui peut abaisser la température du loyer et pourrait lavoriser la brusque formation d’une trop grande quantité de gaz froids.

3° Introduire de l’air supplémentaire dans la zone do combustion.

Ces conditions semblent faciles à remplir, et cependant elles donnent lieu dans 1 industrie a des tâtonnements, à des recherches continuelles, et rencontrent des difficultés qu’on ne peut souvent vaincre d’une manière complète.

Lorsqu on n’a que des traces de matière charbonneuse, venant directement du foyer, à faire disparaître, on peut se contenter et l’on se contente en effet d’un à peu près, c’est-à-dire qu’au lieu de fumée noire couvrant tout le- voisinage de flocons fuligineux, on aura une fumée brune plus ou moins transparente.

Mais si les gaz produits ne viennent pas du foyer; s’ils sont le résultat du traitement de matières organiques ; s^ils sont odorants, désagréables, il y a nécessité d’arriver à leur destruction complète ; alors la dilficulté est plus grande, et jusqu’ici tous les moyens employés donnaient des résultats peu favorables.

Ces conditions d’in.salubrité ne sont inhérentes généralement qu’à de grandes usines. M. Uabot a trouvé, pour les cas difliciles, une nouvelle méthode qui, expérimentée à la papeterie d’Essonnes, a donné les résultats les plus satisfaisants.

Les expériences que M. Rabot avait faites sur les produits de la combustion des matières organiques lui avaient fait voir que les gaz les plms odorants et les plus désagréables ne peuvent être absorbés par conden- Kilioii dans l’eau. L’eau n’absorbe en effet que les gaz ou vapeurs condensables, et qui en général se condenseraient par refroidissement : ce sont surtout les composés à types moléculaires (ixes et bien définis : tels sont les acides, 1 ammoniaque et iiuelques-uns de ses dérivés, amylaoune, méthylamine, etc.

Chaque lois que la combustion donne lieu à des hydrocarbures à JXo écule plus condensée, hydrogènes carbonés, hydriircs de carbone O type C^^ I1^.|- ),dans la composition desquels le jihosiiliore, le sou rc, le sélénium, peuvent intervenir, on a des dégagements très-odovants, inlects, tout à tait incoercibles par les condensateurs qui, dans

^IVl

1, HOMMli CON>ll)KltK COMMK INDIVIDU.

ce cas, lolieniieiil sciilcincnl des traces de goudrons et de iiialières bi- Imnincuses. .

L’analyse des gn/. nuisibles, dégagés par les usines et réjiaudus dans . l’atniosplière, est donc indispensable, si l’on veut arriver à leur destruction : cela revient à dire que pour réagir sur une inaliêre il faut coniincncer par l’étudier.

C’est ce qu’a fait M. Rabot, afin d’appliiiuer aux uns les nioycns bien connus de condensatiou et de chercher le moyen de hrùler les aulies. Ür, il a reconnu (juc les gaz qui doivent être brûlés sont de deux sorte.s. les uns sont combustibles par eux-mêmes, et il sulfit, [lour les faiiedi.sparaître, de les faire arriver dans le foyer avant de les rejeter dans la cheminée d’appel; les autres, non combustibles par eux-mêmes, ne peuvent être brûlés par leur sim[)lc passage dans un foyer, à quelque température que ce soif. Pour les détruire, ou les transformer en composés inolTensifs et exempts d’odeur désagréable, il faut les mélanger aussi intimement que possible avec de l’oxygène en exces, c est-a-dirc avec de l’air. Ils doivent donc, dans le parcours qu’ils auront à Taire avant d’arriver à la chambre de combustion, rencontrer des prises d air agissant, autant que possible, de manière à briser le courant de gaz

pour s’y mélanger complètement.

C’est sur ces données, et en tenant compte de la quantité approximative de gaz produite dans un temps donné, de la composition de ces >nvL ainsi que de la vitesse de leur courant, que M. Rabot a fait con- L-uire, àla papeterie d’Essonnes, un appareil que l’espacc dont nous disposons ne nous permet pas de décrire, mais qui a marche des le ebut et continue à marcher maintenant avec le succès le plus complet.

La combustion des gaz, pour laquelle la température rouge est indispensable, se produit ainsi sans aucune dépense de combushOlc auxiliaire par le seul fait du mélange inierne des gaz et de 1 air en proporLion voulue, dans un milieu qui n’abaisse pas leur tempera ure et ne iieut que la régulariser.

Ces dispositions ont pour effet de détruire la fumée en meme temps (|ue l’odeur désagréable et insalubre qui se dégage de la cheminee c e

fours Porion ordinaires et autres. .

Elles peuvent s’appliquer à toutes les industries ipii, par l action du leu sur les matières organiques, produisent des masses de gaz in.salu-

bres

U d»sUuclio,i des s»/, da„» I. diamto de, »,.d,u,,Uo„ ‘^“'1

moins à la l,eiiii)Cialui o des ga/, cn\-iiicmcs i|ii a colla qui s i par leur combinaison avec l’oxygène de l’air.

i;ilOMMK AU POINT DE TUE DES PliOEESSIONS.

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