MINES DE PLOMB
Le docteur Lrancisco José liages a habité pendant de longues années au voisinage de la Sierra de Gador, où se trouve, entre autres produits minéraux, la galène ou sulfure de plomb, exploitée par une population de 12 000 individus environ. On y compte chaque année 400 à 500 coliques de plomb (emploinndos) .
Bages remarque que le plus grand nombre d’accidents s’observe l’été; ce qui s’explique par ce fait que, -tandis que l’iiiver est employé à l’extraction du minerai, les mois de juillet, d’août et de septembre sont réservés pour le bocardage de la mine, qui se fait à sec ; c’est donc à cette époque que les ouvriers sont exposés à un nuage de poussière continu*.
Les ouvriers employés au triage du minerai souffrent de deux causes d’insalubrité : le mauvais air des fosses et la privation de la lumière. Ceux qui opèrent le grillage sont surtout exposés aux inhalations des molécules de plomb, llirt remarque qu’en Saxe sur 1000 individus travaillant à l’extraction du plomb, il y en a 870 atteints d alfections saturnines. L’àge moyen de ces ouvriers est de 42 ans ; leur mortalité est de 18 pour 100 par an.
Ces accidents paraissent moins communs en France; sur 85 ouvriers employés aux fonderies dePoullaouen (Bretagne), M. Testard, en 1856, eu notait seulement 10 atteints en deux 'ans. Je n'en ai moi-même constaté qu’un très-petit nombre dans l’usine de plomb argentifère de Pont-Gibaud (Auvergne). Ün sait que les ouvriers qui extraient l’argent des différents minerais riches en plomb sont soumis également à l’inlluence du saturnisme.