ARTICLE I". - LES AGENTS DE LÀ TRANSMISSION DES HALADIBS
La connaissance de ces agents est l'œuvre de la science contemporaine et, en particulier, des travaux de Pasteur. Avant qu'il eût découvert le monde des infiniment petits et posé les doctrines qui en découlent, force était bien de s'en tenir aux hypothèses; on discourait à perte de vue sur V infection et la contagion, sur les miasmes et les effluves, sur le genre êpidèmique, La bactériologie éclaire de sa lumière toute cette branche de la pathogénie, et explique de la façon la plus simple les faits observés. Cette science n'appartient pas plus à l'hygiène que la physiologie à laquelle elle se rattache et dont elle fait pour ainsi dire partie ; nous ne devons en exposer que ce qui a trait à la pathogénie et à la prophylaxie. Nous avons déjà parlé plus d'une fois des microbes. Nous avons signalé leur présence dans le sol (1), dans les eaux (2), dans l'atmosphère (3), et indiqué la façon dont ils y vivent et s'y reproduisent; il nous reste à les suivre dans l'organisme et étudier les ravages qu'ils y causent et les moyens de les détruire ou de les rendre inoffensifs.
(1) Chapitre H, art. I«^ § III, p. 80.
;2) Chapitre IV, art. H.
(3) Chapitre H, art. III, § I^^ p. 166.