‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 2 sur 141 · IV PRÉFACE · texte numérisé non relu

IV PRÉFACE

partout fondées ; ia presse a accueilli leurs travaux avec une faveur de plus en plus marquée et des congrès périodiques sont venus cimenter Tunion de toutes ces compétences déjà ébauchée au sein des sociétés savantes et des conseils de salubrité.

L'ère des congrès internationaux d'hygiène et de démocratie s'est ouverte en Belgique en 1851 ; les hygiénistes s'y sont réunis de nouveau l'année suivante, puis ils s'y sont retrouvés en 1876 et depuis lors ils se rencontrent tous les deux ans dans l'une des capitales de l'Europe. Les congrès d'hygiène se sont tenus : à Paris en 1878, à Turin en 1880, à Genève en 1882, à La Haye en 1884, à Vienne en 1887, à Paris en 1889, à Londres en 1891 et à Buda-Pest en 1S94. Les comptes-rendus de ces réunions scientifiques permettent de suivre le mouvement qui s'est accompli depuis quarante ans et auquel elles ont puissamment contribué, en vulgarisant les connaissances acquises et en établissant, entre les savants de tous les pays, les liens d'une collaboration affectueuse.

L'hygiène s'est fait ainsi sa place en dehors du cadre des connaissances médicales proprement dites; mais celles-ci en constituent toujours la base fondamentale. Elle a sa littérature spéciale, ses livres, ses journaux et ses revues, mais ce sont les médecins qui en font presque tous les frais. Son domaine s'est tellement élargi déjà qu'il a dû se subdiviser, et chacune des branches qui le constituent a aujourd'hui ses traités spéciaux, indépendamment des ouvrages dans lesquels la science est envisagée dans son ensemble. Celui que nous offrons au public rentre dans cette dernière catégorie et, pour en justifier la publication, il est indispensable de jeter un coup d'œil sur ceux qui l'ont précédé. Nous nous conformerons à cet usage, bien que nous connaissions le peu d'intérêt que les œuvres du passé inspirent aux hommes de notre temps, mais nous serons, dans cet exposé, aussi bref que possible.

L'hygiène, avons-nous dit, s'est longtemps bornée à perpétjier quelques traditions relatives à la santé et à formuler des préceptes que les législateurs ont consacrés, en les plaçant sous l'égide de la religion comme Moïse, ou sous la sauvegarde des lois comme Lycurgue.

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