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III. — PROPRIÉTÉS DU SOL

1. Thermatité. — La croûte terrestre se trouve placée entre deux sounvs de chaleur : Funo constante, c'est la chaleur centrale, l'autre éminemment variable o\^t celle qui vient du soleil. Elles agissent en sens op|H>sé et augmentent, la pn^niièn^ en descendant dans les profondeurs du Si^K la Sïvondt* en s'approohant de sa surface. La chaleur centrale sVlève d'un degrt^ [k\t l\0 ou *îi mi'trt^s (H. La profondeur à laquelle agit lii chaU'ur tin soleil varie suivant la saison, la latitude, la conductibilité et rhumitiiti' du sol. Aunlelà du |KMnt où elle se fait sentir, la tem|vratur<* domeun* wnariable. Les caves de rObsen*atoire de Paris qui ont iî> mclri^s do pivfondeur n\:iniuent, depuis qu'elles existent, une tem|vrAlunMnvariable de H\7. c'esl-ànliro d'un degré plus élevée que la moxenne termiqne annuelle obs*^r\<v â la surface du sol est qui est

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de la croûte extérieure du globe, aussi n'iniéresse-t-elle que les mineurs. L'action du soleil qui produit réchauffement des couches superficielles, au contraire intéresse au même titre l'agriculture et Thygiène.

La terre absorbe la chaleur solaire et la retiejit ; mais cette faculté est assez limitée. Le sol est lent à s'échauffer comme à se refroidir. Sehûbler a cherché à déterminer par rexpérimentation le degré de capacité, pour le calorique, des différents éléments du sol. 11 a reconnu que le sable calcaire marchait en première ligne, Thumus en dernier lieu et que l'argile tenait le milieu. (1) Nous ne reproduirons pas le tableau détaillé qu'il en donne, parce que ses expériences ne sont pas suffisamment rigoureuses au dire de Durand-Claye et de H. Arnould qui les ont contrôlées.

Les circonstances qui font le plus varier le pouvoir absorbant des terres pour la chaleur sont la couleur et l'humidité du sol. Les terres foncées l'emportent sur les sols blancs et les jardiniers ne l'ignorent pas, car ils en font l'application pratique en recouvrant leurs planches de terreau ou de matières noires pour achever la maturité des fruits et des légumes. L'humidité n'a pas moins d'action. La rapidité d'échauffement des terres sèches et des terres humectées peut varier de 7 à 8 degrés. Si le sol s'échauffe lentement il est également lent à se refroidir, et sa capacité pour le calorique est supérieure à celle de l'atmosphère. Dans rinde, on voit parfois la surface du sol atteindre, sous les rayons du soleil, jusqu'à 70*, tandis qu'au-dessus Tair n'en a que 40^. Dans le Sahara, le sol brûle la plante de^ pieds.

Les hygiénistes se sont vivement préoccupés, à une certaine époque, des oscillations thermométriques observées dans les couches superficielles du sol. C'était au temps où on faisait jouer à ce dernier un grand rôle dans la production des épidémies ; Delbruck (de Halle) en 1867 et Pfeiffer (de Weimar) en 1871, cherchèrent à établir une corrélation entre la marche de la température et celle du choléra. Pfeiffer étudiant, dans un premier mémoire, (2) l'évolution de cette maladie sur l'ensemble du globe, faisait observer qu'elle règne en tout temps dans les régions intertropicales, que dans les pays tempérés les maladies arrivent à leur acmé à l'époque où la chaleur du sol est le plus élevée ou immédiatement après et qu'elles disparaissent quand celle-ci tombe au-dessous de cinq à sept degrés. Quant à la zone polaire, où l'apparition du choléra ne saurait être expliquée par réchauffement dû au soleil, il l'attribue à l'élévation de la température du sol causée par le chauffage artificiel des habitations dans les cités populeuses et fait remarquer que, dans ces contrées, on a surtout affaire à des épidémies de maison. L'année suivante, il

(i) SCHrBLER, Annales de V Agriculture française, 2« série, t. XL, Î854. i2) L. Pfeifper, Vnter suchungen ûher den Einflusa der liodenwùrme auf die Verhrtitung und den Verlauf der choiera [Zeitschrift. f. Biologie^ VII, heff. .S. 1871).

annonça, dans deux nouveaux mémoires, que sa théorie avait été appuyée par de nouvelles recherches faites à Bruxelles et en Angleterre.

Il est incontestable qu'il y a une corrélation étroite entre la température et la marche du choléra ; mais il est bien difficile, de faire la part qui revient à la chaleur du sol et à celle de l'atmosphère dans cette influence complexe, fl faut également tenir compte de la conductibilité du terrain, de son humidité et de la quantité de matières organiques en décomposition qu'il renferme. Les nombreuses expériences qui ont été faites en Allemagne pour éclairer la question ne l'ont pas encore suffisamment élucidée pour que nous ayons cru nécessaire de les reproduire ici (1). Il est bon toutefois d'en tenir compte. En les multipliant sur différents points du globe, on pourra arriver à quelques déductions utiles. Lorsqu'une science en est encore à ses premiers pas sur le terrain de l'expérimentation, elle ne doit dédaigner aucun des éléments qui peuvent arriver à lui donner un jour le degré de précision et d'exactitude auquel elle doit aspirer.

IL Porosité. — Toutes les terres, toutes les roches, même les plus compactes, sont poreuses dans ce sens que leurs parties constituantes sont toujours séparées par des intervalles dans lesquelles les gaz et Teau peuvent pénétrer. Wiel et Gnehm ont établi qu'en moyenne le sol sec renferme le tiers de son volume d'air. Les champs cultivés en contiennent davantage. Hervé Mangon a trouvé que, dans ces conditions, la terre en retenait de 2 à 10 fois son volume. Cela explique comment des ouvriers ensevelis par des éboulements, ont été retrouvés vivants sous d'épaisses couches de terre. Pour que leur vie ait pu se maintenir dans ces conditions, il faut qu'il s'opère, dans le sol, une certaine circulation de l'air, un échange entre celui qu'il contient et l'atmosphère.

Dans son passage à travers la terre humide, l'air y devient l'agent de combinaisons chimiques actives. Il y opère une combustion lente de la matière organique, qu'il transforme en acide carbonique, en eau et en azote. Il brûle même l'azote que le feu ne peut atteindre. Ce gaz est, en effet, beaucoup moins combustible que le carbone et Thydrogène et sa transformation est le signe d'une combustion plus parfaite. L'oxygène de Tair se combine avec Tazote des matières organiques et forme de l'acide nitrique qui, se combinant à son tour, avec les bases alcalines contenues dans le sol, donne naissance à des nitrates solubles que les végétaux absorbent.

Cotte nitrifioation de Tazoti* entrevue par Boussingault a été démontrée l>ar MM. Sohiœsing et Mûntz (2). Ils ont de plus prouvé qu'elle était

(I Voyei pour ces expériences et leur? résultais : J. Arkould, Nouveaux ^UmenU (thygiènr^ loc, cit., p. 26 et suiT.

lii Sgri.<»:si>t. et Mùxt/, Comptfs-t^ndut df l'Académie des Sàencex, 1878 et 1879.

produite par l'action d'un ferment qu'ils ont isolé. Le ferment nitrique n'est pas aussi résistant que les autres. Une température de 100 degrés maintenue pendant dix minutes suffit pour le détruire. Il est essentiellement aérobie ; il ne résiste pas à la privation d'oxygène et la dessication, même à la température ordinaire, ne lui parait pas favorable. Le ferment nitrique est très répandu. La terre végétale est le milieu qui lui réussit le mieux. La moindre particule de terre arable en contient; les eaux d'égout en sont largement pourvus ; on en trouve aussi dans les eaux courantes ; mais il n'existe pas dans l'air, d'après Durand-Claye.

La nitrification a son maximum d'effet à une température de 37®. Au-dessus de 56<» et au-dessous de 6<», l'action du ferment s'arrête. Un milieu alcalin est nécessaire à sa manifestation. Dans le sol, c'est généralement de la chaux ou de la magnésie qui s'unit à l'acide nitrique formé. Les acides, les antiseptiques, les vapeurs de chloroforme arrêtent la nitrification.

La découverte de MM. Schlœsing et Mûntz a été confirmée par les travaux récents de M. Winogradsky (1). D'après lui, la nitrification s^opère par l'intermédiaire de deux organismes vivants : le ferment nitreux 'qui transforme l'ammoniaque en acide nitreux et le ferment nitrique qui transforme ce dernier en acide nitrique. Ces ferments sont essentiellement aérobies ; ils ne peuvent vivre sans oxygène et c'est pour cela que la nitrification est abondante dans les terrains bien aérés, qu'elle s'arrête quand le sol est inondé et que les microbes de la nitrification sont détruits par le manque d'air. M. Hiram-Mils, à la station expérimentale de Lawrence (Massachusetts) a pu, à Taide de l'irrigation intermittente, obtenir la purification de 492.000 mètres cubes d eau d'égout par hectare et par an. On peut obtenir ainsi la combustion de 250 grammes de matière organique par mètre carré et par jour.

L'oxygène de l'air attaque et décompose également les substances minérales insolubles contenues dans les couches de terre les plus superficielles, surtout lorsque le labour les a triturées et mélangées aux matières organiques.

La combustion qui s'opère ainsi aux dépens de l'oxygène de l'air en diminue la quantité et augmente celle de l'acide carbonique. Fodor a prouvé que ce dernier gaz représentait exactement dans le sol Toxygène disparu. Boussingault, l'un des premiers, a fait l'analyse de l'air du sol et a dosé son acide carbonique. Il en a trouvé de 2,4 à 9,74 pour i.OOOdans l'air d'un champ récemment cultivé. Pettenkofer a poussé plus loin les recherches et les a dirigées, non plus comme Boussingault dans un but agricole, mais dans un intérêt hygiénique. Préoccupé de rinfhionce exercée par le sol sur la production des maladies épidémiques, il trouvait,

(I) WlNOGRADSKl, Recherches sur les organismes de la nitrification {Annales: de l'Institut Pasteur, 1890, p. 213 et 257, et 1891, p. 92 et 577).

dans les proportions d'acide carbonique qu'il renferme, la mesure des décompositions dangereuses qui s'y opèrent et le critérium de la salubrité. Il a été suivi dans cette voie par les hygiénistes de son école et leurs observations les ont conduits aux résultats suivants :

L'air contenu dans le sol des lieux habités, cultivés ou couverts d'une végétation spontanée, renferme toujours plus d'acide carbonique que l'atmosphère de ces mêmes lieux. Il n'y a d'exception que pour les terrains stériles desséchés comme les sables des déserts où aucune action chimique ne peut se produire, puisqu'il y manque deux des trois éléments indispensables à cette action, l'eau et la matière organique. L'air contenu dans ce sol inerte ne contient pas plus d'acide carbonique que l'atmosphère.

La quantité d'acide carbonique croit avec la profondeur. Le professeur Fodor (de Buda-Pesth), dans des expériences très suivies, a trouvé que l'air du sol de la cour de l'Université à Klausenbourg, recueilli à quatre mètres de profondeur, renfermait 107,5 pour 1.000 d'acide carbonique, qu'il n'en contenait plus que 37,6 à deux mètres de la surface et 18,7 seuk^ment à un mètre. C'est évidemment là une proportion exagérée, et le même expérimentateur a trouvé des quantités d'acide carbonique beaucoup plus faibles sur d'autres points et notamment dans le sol de l'hôpital de Klausenbourg, mais quelles que fussent les quantités, elles allaient toujours en augmentant avec la profondeur (1).

La quantité d'acide carbonique est proportionnelle à la perméabilité du sol. Lorsque la couche de terre arable est puissante, poreuse, accessible à l'air, l'acide carbonique descend et s'accumule dans les profondeurs du sol. On peut donc conclure, en présence d'un sol abondamment pourvu d'acide carbonique, que le sous-sol est imperméable à l'air et, dans le cas contraire, qu'il est de consistance légère.

La proportion d'acide carbonique qui se produit dans le sol est proportionnelle à l'activité des décompositions chimiques qui s'y opèrent, et par conséquent à la quantité de matières organiques qu'il contient. Elle est également impressionnée par la température et présente des oscillations journalières et saisonnières, elle varie du matin au soir; elle s'abaisse pendant les mois de décembre, janvier et février où elle atteint son minimum, pour se relever ensuite lentement jusqu'en juin ; elle atteint son plus haut degré le 22 de ce mois et décroît ensuite. Elle marche parallèlement à la température du sol et retarde comme elle sur la température de l'atmosphère (2).

La courbe de Tacide carbonique du sol marche en sens inverse de celle du baromètre. Le raisonnement l'indique et les expériences de Fodor Tout constaté. Lorsque l'air est plus lourd, il pénètre dans le sol et

(1^ F.-V. Fodor, Expérimente lie untersuchungen ùber Boden und Bodenffose (Deutsche yierte/jahrsschr. /. ce/l(ie.<umUiristff, W^. Vil, |). 205, 1875). 2) F.-V. FoDon, Exprrimentelle Hutersuchwiffen, {ioc. cit.).

refoule les gaz dans les profondeurs ; ils remontent lorsque l'air devient plus léger. Cette règle ne peut être considérée que comme l'expression d'un fait très général et souffre de nombreuses exceptions. Le vent exerce, pour les mêmes raisons, sa part d'influence sur la quantité d'acide carbonique que contient le sol ; mais elle n'a rien de régulier. Tantôt il l'abaisse et tantôt il l'augmente ; cela tient à sa direction et aux obstacles qu'il rencontre ; mais, au point de vue de l'hygiène, c'est le grand purificateur. Il chasse, de l'atmosphère comme du sol, les gaz nuisibles, les miasmes délétères et jusqu'aux organismes microscopiques qu'il emporte dans ses tourbillons. En pénétrant dans le sol, il le ventile et l'assainit. En renouvelant l'air qu'il contient, il active la combustion et les décompositions organiques qui s'y opèrent. On voit souvent dans les régions intertropicales les épidémies cesser après un ouragan.

La quantité d'oxygène disparue est, avons-nous dit, proportionnelle à celle de l'acide carbonique formé. Les expériences déjà citées de Fodor l'ont prouvé et celles de Nichols à Boston ont confirmé le fait. Ce dernier observateur a trouvé dans un sol marécageux, à 35 centimètres de profondeur, des quantités d'oxygène variant suivant la saison de 14,76 pour 100 à 16,95, tandis que l'acide carbonique variait de 11,51 à 2,82 et l'azote de 73,73 à 79,23. (1)

Toute la matière organique du sol n'est pas convertie en nitrates ; on y trouve des traces d'ammoniaque ainsi que l'ont prouvé les recherches de Fodor et de Nichols. Ce dernier a même décelé la présence d'une quantité assez notable d'hydrogène carboné dans la vase d'un canal. L'hydrogène sulfuré ne s'y rencontre que dans des conditions exceptionnelles.

La vapeur d'eau se trouve dans l'air du sol comme dans l'atmosphère, mais avec une tension inférieure à celle qu'elle possède à l'air libre, à la même température.

Enfin la terre retient également l'eau entre ses particules. Celle-ci est la condition essentielle de toutes les actions chimiques qui s'y produisent. Toutes les roches en absorbent plus ou moins. Delesse a déterminé le degré de capacité d'un certain nombre d'entre elles, en les trempant dans l'eau jusqu'à ce que Tair interposé ait été complètement chassé et en les pesant ensuite. Il a trouvé que le granit en retenait de 0,06 à 0,12 pour 100 de son poids ; les schistes 0,19 pour 100 ; la dolomite, 3,29 ; le calcaire, de 9,67 à 21,16, et la craie 24,10 pour 100. (2)

Renk a fait les mémos recherches pour les graviers et les sables ; il a trouvé des chiffres variant de 35,8 pour 100, pour le gravier de grain moyen compact, à 49,7 pour 100 pour le sable demi-fin meuble. (3).

(1) Nichols, On the Compositijn of the Ground atmosphère, fioston, 1875. — Obseï*valions on the Composition of the Ground atmosphère in the neigbourhood of decaying organic mat 1er, Boston, î876.

(2) Detesse, Bulletin de la Société géologique de France, 1861-1862, p. 61.

(3) F. Renk, Zeitschrift fur Biologie, XV, p. 205.

Il est plus difficile de déterminer la porosité d'un sol complexe que celle de ses éléments. On ne peut même l'évaluer que d'une manière approximative, soit en inondant d'eau jusqu'à saturation une portion de ce sol convenablement isolée dans une enceinte imperméable, soit en enlevant une masse de terre déterminée pour en remplir sans tassement un vase de capacité suffisante et en y versant ensuite la quantité d'eau nécessaire pour l'imbiber. Toutefois en agissant ainsi, on ne parvient jamais à chasser complètement l'air qui remplit les pores. Pour arriver à une détermination plus précise, il faudrait recourir à la méthode de Flûgge qui consiste à employer l'acide carbonique pour chasser l'air des pores et à déterminer ensuite le volume de cet acide dans un eudiomètre par les moyens connus. En agissant ainsi, C. Flûgge a obtenu des résultats intéressants dont nous nous bornerons à rapporter les chiffres extrêmes. La terre de jardin prise à 50 centimètres de profondeur a décelé une porosité de 46,1 pour 100 ; celle de l'argile sableuse compacte prise à la même distance de la superficie a été de 32,7 p. 100 (1).

III. Perméabilité. — C'est la propriété que présente le sol de se laisser traverser par le gaz et par l'eau. Elle est une conséquence de la porosité, mais ne lui est pas proportionnelle. Les roches qui absorbent le plus ne sont pas celles qui se laissent le plus facilement traverser. L'argile est poreuse et très peu perméable, le sable a des qualités opposées. Renk et Fleck ont mesuré la quantité d'air que laissaient passer les différents terrains dans un temps donné, sous une pression déterminée. Ils ont trouvé que la perméabilité était en rapport avec le volume des grains pour le sable et le gravier, que l'humectation de bas en haut était toujours plus considérable que celle qui se fait en sens inverse, en raison de la facilité plus grande que l'air éprouve à s'échapper du sol dans le premier cas. L'air passe beaucoup plus facilement lorsque le sol est sec que lorsqu'il est mouillé. Renck a trouvé une différence de près d'un dixième. Meisler a fait des recherches semblables avec l'eau et a obtenu des résultats analogues. Le gravier, le sable siliceux, le sable calcaire, le gypse sont les éléments qui se laissent traverser le plus facilement ; l'argile et l'humus sont ceux qui offrent le plus de résistance Toutefois, il n'y a pas de terrain absolument imperméable. En pratique, on considère comme tel ceux qui ne laissent pas passer plus de 5 à 10 p. 100 de l'eau qu'ils reçoivent. Le granit, les schistes argileux, le grès dur, le calcaire compacte, la dolomie, Targile sont dans ce cas. Un douzième d'argile dans le sable diminue sa perméabilité d'une manière très sensible.

La promptitude* avec laquelle Teau traverse le sol dépend aussi de sa configuration. Lorsque la surface est inclinée, elle laisse glisser les eaux sans les retenir; quand elle est inégale, elle présente des dépressions où

(i) c. FluCCB, Grundtss der Hygiène, Leipzig, 4889.

celles-ci s'accumulent ; si la couche superficielle est plane et perméable, les eaux la traversent jusqu'à ce qu'elles rencontrent un lit imperméable qui leur barre le passage ; elles s'accumulent alors dans les dépressions que celui-ci présente et forment ainsi ce qu'on appelle la nappe souterraine.

Nappe souterraine. — Celle-ci ne constitue pas un cours d'eau véritable, ni une collection homogène ; c'est la couche la plus profonde de la terre perméable, celle qui est en contact immédiat avec le lit d'argile et qui est plus saturée de liquide que les couches qui sont au-dessus : elle est parfois animée d'un certain mouvement dans le sens de l'inclinaison du terrain ; l'eau coule alors comme par une sorte de filtration et se déplace de proche en proche.

La profondeur à laquelle on rencontre la nappe souterraine varie suivant que la couche imperméable est plus ou moins près du sol et, dans un même lieu, elle est sujette à des fluctuations qui dépendent de la quantité d'eau tombée. Elle monte ou descend suivant que les pluies ont saturé une couche de terrain plus ou moins épaisse. Il existe une indépendance absolue entre la nappe souterraine et les cours d'eau du voisinage ; mais son niveau varie sous l'influence des mêmes causes ; seulement elle est toujours en retard, parce qu'il faut plus de temps aux eaux météoriques pour s'infiltrer dans le sol que pour couler dans les ruisseaux et les étangs. Le débit des fontaines et le niveau des puits, ce dernier surtout, permettent de suivre assez exactement ces oscillations auxquelles on a accordé, dans ces demie rs temps, une grande importance.

Pettenkofer a cherché à établir une relation de cause à effet, entre les épidémies de choléra et les oscillations de la nappe souterraine (1). Buhl, Seider, Snow, Sellen ont essayé d'expliquer de la même façon la production de la fièvre typhoïde. Après avoir constaté que les recrudescences de ces maladies ou leur apparition sont le plus souvent précédées d'une élévation considérable du niveau de l'eau tellurique, ils en donnent l'explication suivante : Dans les temps de sécheresse, la nappe souterraine s'abaisse ; une partie du sol et des canaux souterrains abandonnés par les eaux, est envahie par l'air atmosphérique et se trouve alors dans les conditions de chaleur et d'humidité les plus favorables à la reproduction des micro-organismes. Ceux-ci pullulent alors et, lorsque sous l'influence des pluies, la nappe souterraine s'élève de nouveau, les microbes montent avec elle et pénètrent dans les puits, qui deviennent alors de véritables cloaques. Leur eau prend une odeur sensible, devient nauséeuse et propage les germes des maladies infectieuses qui avaient jusqu'alors sommeillé dans le sol.

Cette théorie n'est au fond que l'expression d'un fait très général, que l'application à la nappe souterraine des observations faites à la surface

(1) Max von Pettenkofer, Zeitschrift fur Biologie^ i, v, xi.

80 TRAITE D'HY(;iÈNE PUBLIQUE ET PRIVÉE.

(lu Kol. Danfl los doux cas, la fermentation organique exige le concours (l(^ Tair et de l'eau . Si le sol est tout à fait sec ou complètement noyé, tout H*arréte ; lorsqu'il est arrosé de nouveau, que ce soit par l'eau des pluies ou par celle qui monte des profondeurs du sol, on voit commencer la pullulation des microbes pathogènes.

IV. Microbes du sol. — On a vu, dans les pages précédentes, l'activité avec laquelle les réactions chimiques s'opèrent dans le sol, ainsi que les fermentations qui s'effectuent dans ce milieu perméable, humide et chaud ; mais ce ne sont pas là les actes les plus importants pour l'hygiène ; le sol renferme, en dehors de ces éléments normaux, la plupart des micro-organismes qui sont les germes des maladies infectieuses. Leur prt^sence dans les couches superficielles du sol pouvait se pn^ssontir, avant même que l'observation ne les y découvrît, puisque l air en est chargé, que les eaux en sont remplies et qu'il s'opère entre eux et le sol des échanges incessants; toutefois, leur découverte est oncon> n^cente, et ils n'ont été bien étudiés que dans ces dernières années.

Le comité d'organisation du Congrès d'hygiène de 1889 avait pris pour tilTf^ d'une des questions à traiter dans ce congrès : Y Action du sol sur /e« mierohcs pathogi^fies. MM. les docteurs Grancher et Richard, chargés des fonctions de rapporteurs, ne se l>ornèrent pas à exposer l'état de la science sur ce sujet, ils s'efforcèrent de l'élucider à l'aide d'obsen'ations multipliées. Elles ont mis en lumière les faits suivants (1) :

«* Lt^ germes pathogènes sont alKindamment répandus dans le sol où » leur pn^st*nee p^nit èln* expt^rimentalement démontrée. A côté du » ribnoH SA^ptique et du bacille du tétanos qu'on trouve partout, et dans » le sol de tous lis pays il se place une catégorie d'autres microbes » pathogènes qui n'en sont pas les habitants ordinaires, qui, au contraire, » sont les hùtes habituels, sinon obligés* de l'organisme animal qu'ils » rendent malade, et qui ne se rencontrent dans le sol qu'accidentel- » lemenl, en ivriains lieux et à oerlaints époques. Telle est labactéridie » eharlH>nneuse qui st« tr^nive sur U^îi points où sont enfouis des cadavres '« d'animaux oharU^nueux : tel t^t encore le iNicille tvphique que Tryde » el Salonionsen de t'o|H'nhaguo't ont trouvé dans le sol d'une caserne » infosttv |Kir la fièvre* typhoïde. »

V Le Ivaoïlle colérique |vut \ egt^ler sur le sol humide. Cornet a prouvé

* la pr^^s^MUH^ du Uioîlle tuU'r\nileux. à IVtat virulent, dans la poussière » des salle> \le nuiL-^des : nul diHite* apnÈ^s cela, qu'il ne puisse se con-

♦ >or\or dAMs le s\*l ,^u uumus {vudaut un certain temps. U doit en être

ï iVxy*v< 'î'V, ,> t r: ,:r .;.'»«-.v.';- » ■ Nx^ii-Nr lU. IkKtf'.o'iyjie appliquée à '"^ t. . / V 1 / ^i »■. v>^ ■• ,••.' {, .-.t ' \ V,' X- * - . < , -fyx '< j^{ - TOjXXf*, par MM. les docteurs

» de ïïiAme du pneumocoque que M. Netter a conservé virulent pendant » trois semaines à l'état sec. Donc le sol recèle des microbes pathogènes » et les infections les plus variées peuvent dériver de lui ( 1). »

Les microbes pathogènes sont soumis aux mêmes lois physiques que les autres bacU^ries. Ils sont entraînés par les eaux dans les profondeurs do sol ; ils y cheminent surtout lorsque les pluies sont très abondantes et le sol très perméable ; mais d'après les expériences d'Hoffman, ils mettent très longtemps à descendre et s*arrétent toujours aux couches les plus superficielles. Kock et Frtenkel ont constaté qu'à partir d'un mètre les bactéries deviennent très rares dans la terre. L'épaisseur de la couche qui les recèle varie suivant les terrains, mais dans des limites assez étroites. Sur un terrain vierge des environs de Postdam, elle mesurait de 75 centimètres à 2"^,2S ; sur le sol de Berlin, elle variait entre 1 mètre et 2™,50. La diminution brusque est un fait constant. Il n'est pas rare, par exemple, après une zone contenant 120,000 germes, d'en trouver, à 50 centimètres plus bas, une autre n'en renfermant plus que 2,000. Un autre fait tout aussi intéressant pour l'hygiène, c'est que ce ne sont jamais les microbes pathogènes qu'on trouve dans les profondeurs de la couche qui contient des micro-organismes.

Koch a constaté que les microcoqUes sont beaucoup moins nombreux que les bacilles dans les terres cultivées. Cela tient à ce qu'ils n'ont pas de forme durable et qu'ils résistent beaucoup moins bien que les bacilles à la dessication et à l'action de la lumière solaire. Les bacilles se trouvent dans le sol, soit sous la forme filamenteuse^ soit sous la forme sporulaire. Dans certains échantillons de terre, les deux formes se retrouvent en quantité égale ; dans d'autres, les spores sont en faible minorité ; mais il y en a toujours et il est impossible de stériliser la terre en la chauffant à 70 degrés, température qui tue tous les bacilles, mais à laquelle résistent les spores. Il est vraisemblable que c'est à celles-ci que le sol doit sa virulence. Elles résistent à la dessication, au froid, à la chaleur, à la privatioil d'oxygène ; elles peuvent sommeiller des années dans la terre, tout en conservant leur virulence. M. Pasteur l'a démontré pour les spores de la bactéridie charbonneuse. Elle tue les animaux auxquels on l'inocule, après un ensevelissement de douze années. Il doit en être de même du vibrion septique qui, étant anaérobie, ne peut vivre dans le sol qu'à l'état de spore et qu'on y trouve partout. La terre qui renferme le bacille du tétanos conserve aussi pendant longtemps sa virulence.

Les bacilles filamenteux ont la vie moins dure que les spores, cependant MM. Grancher et Deschamps ont conservé pendant plusieurs mois des bacilles typhiques dans une couche de terre de 40 centimètres d'épaisseur. Dans une autre expérience, ils ont vu de la terre prise à 20 centimètres de profondeur dans un cylindre de terre ensemcnicée

(i) Grancher et Richard {loc. cit.), p. 711.

Traité d'hygiène publique et privée. G

cinq mois et demi auparavant avec une culture typhique, fertiliser parfaitement les plaques de gélatine. Ils en concluent que les bacilles se conservent mieux dans le sol que dans les cultures laissées à Tair libre (1).

La prolifération des microbes pathogènes ne peut pas manquer de s'opérer dans le sol ; ils y trouvent toutes les conditions favorables à leur pullulation. Ils ont besoin toutefois, pour vivre, d'un milieu de culture très riche et bien déterminé. Ils font en cela contraste avec les saprophytes qui se multiplient avec des substances nutritives de toute nature. Les premiers rencontrent dans le sol de nombreuses causes de destruction, c'est un grand foyer qui détruit les microbes en même temps qu'il brûle la matière organique. Les facteurs que la nature emploie pour cette œuvre sont la dessiccation, faction de la lumière et la concurrence des saprophytes.

La sécheresse du sol en été en détruit un très grand nombre, Koch et Duclaux ont prouvé qu'elle était surtout fatale aux microcoques. Ces organismes délicats disparaissent avec une rapidité extrême, lorsque Taction de la lumière solaire se joint à la sécheresse ; aussi n'en trouvet-on que très rarement à la surface. MM. Duclaux, Tyndall, Arloing, Nocard, Straus, Roux, Gaillard ont constaté l'action destructive de la lumière sur les micro-organismes. La lumière solaire, dit M. Duclaux, est Tagent d*assainissement le plus puissant, le plus suret le plus économique que l'hygiène ait à sa disposition. Le meilleur procédé pour détruire les germes d'un terrain, c'est de le labourer et de le livrer à une culture intensive. Plus la terre est fréquemment remuée, plus les microbes sont exposés à Taction destructive de la lumière et de l'air et plus le sol s'assainit. Ils se conservent beaucoup plus longtemps dans les forêts, sous les ombrages* à labri de la mousse et des feuilles mortes que dans les champs cultivés et ensoleillés.

La lutte pour Toxistenee n'est pas favorable aux microbes pathogènes. Ils ne peuvent pas supporter la concurrence des saprophytes qui ont beaucoup plus de i^t^sistance vitale. MM. Pasteur, Koch, Praussnitz ont reconnu qu'en arrosant des terres avec du purin, on y faisait naître des bactéries saprophytes et jamais de microbes pathogènes.

Tant que les iniomlH's sont contenus dans le sol, ils sont inoffensifs. Us ne (HHivenl i>as (HMiolrt^r dans les racint^ des plantes parce que cellesci ne se laissent traverser ni |>ar les corps solides ni par les substances en suspension et |>ar conséquent il n'y a pas à craindre de contracter les maladies dont ils sont les germes, en mangeant les végétaux qui poussent dans nu sol sus|>iH't. Si les animaux pnMinent le charbon en paissant

.n J iiR\!io.iiKH oi L. URSCHAHrs, Rfchf'xhes SU" •> iKtciile typhique dam ie sol ^J»v\nrs tif »*i^f/n*i»*j* rxperitn^ntaie ft ii\ri.}tomi<r p.îtho-.iy-jique, >'• l, l**" janvier 1889,

dans les champs maudits c'est que les bactéridies charbonneuses sont apportées à la surface du sol par les vers de terre, ainsi que Ta prouvé M. Pasteur.

Pour pénétrer dans le corps de l'homme, il faut que les microbes pathogènes y entrent par les voies respiratoires sous forme de poussière, ou par le tube digestif avec les aliments ou les eaux impures qui les tiennent en suspension. C'est cette dernière voie qui est la plus commune. On est disposé à admettre aujourd'hui que les maladies infectieuses se transmettent surtout par les eaux.

Les eaux pluviales en traversant un sol riche en microbes pathogènes les entraînent avec elles jusque dans les cours d'eau qu'elles vont alimenter. Ce danger serait même terrible, si le sol se laissait facilement traverser par les micro-organismes; mais il n'en est rien. Il constitue, au contraire, un excellent filtre qui retient les êtres organisés comme les corps en suspension. On a reconnu qu'une couche de terre meuble de deux mètres d'épaisseur suffit pour les arrêter. L'épandage des eaux d'égout repose sur la constatation de ce fait, â Gennevilliers où on déverse sur le sol 40.000™ cubes d'eau d'égout par an et par mètre carré, l'eau qui sort par les drains et qui a traversé deux mètres de terre arable est limpide comme du cristal et renferme moins de bactéries que les eaux de source. Elle n'en contient que 54 en moyenne par centimètre cube, tandis qu'on en trouve 115 dans la même quantité d'eau de la Vanne et 595 dans celle de la Dhuys.

La dispersion des microbes dans Tair atmosphérique est encore plus difficile. Il est démontré aujourd'hui que l'air qui passe à travers le sol n^a jamais assez de vitesse pour les entraîner et que la terre est suffisamment humectée pour les retenir. Toutefois la surface est souvent assez sèche pour que le vent soulève sa couche la plus superficielle sous forme de poussière et dans le mélange de détritus que celle-ci représente, il peut se rencontrer des microbes ou du moins des spores qui résistent à la dessication pendant un temps très long. C'est ainsi qu'on explique la transmission de la tuberculose par les crachats des phtisiques alors qu'ils sont desséchés et disséminés dans les poussières de l'air ambiant.

V. Sol des villes. — Tout ce qui précède s'applique spécialement au sol des campagnes, à la terre arable couverte de végétation, remuée fréquemment par la charrue, baignée, par les pluies, inondée d'air et de soleil. Là s'agite une vie intense entretenue par les forces de la nature dont les lois ne sont pas contrecarrées par l'action de l'homme. Il n'en est pas de même du sol des villes. Enseveli sous les constructions qui lui enlèvent tout rapport avee l'atmosphère, recouvert par les habitations, les édifices, le revêtement des murs, il n'aperçoit le ciel que par l'étroite surface concédée aux jardins, aux squares, aux promenades.

Sous cette sorte de carapace, les phénomènes physiques et chimiques

ft4 TRAITÉ D'HYGIÈNE PUBLIQUE ET PRIVÉE.

que nous avons décrits plus haut, ne peuvent pas s'accomplir de la m(^inc façon ; il n'y a pasd*air pour briller la matière organique avec son oxvfi^ène, pas de lumière solaire pour détruire les microbes et la perméabilité du sol elle même est altérée par une sorte de colmatage qui se produit avec les années, à la faveur de tout ce que Tindustric humaine y répand.

La plupart des villes sont situées sur les bords des rivières ou près de leur embouchure. Le terrain qui les supporte est le plus souvent alluvionnaire, cVst-à-dire argileux et peu perméable; il empêche les liquides de se répandre dans les profondeurs du sol. La nappe souterraine qui se forme au-dessus est généralement superficielle ; elle s'élève à l'époque des pluies et s'abaisse dans les temps de sécheresse. Elle reçoit toutes les eaux épanchées dans le sous-sol, après une filtration plus ou moins imparfaite, suivant l'épaisseur de la couche perméable qui la surmonte. Ce sous-sol est imprégné lui-même par des souillures de toute sorte. Il reçoit l'eau des pluies qui, apW's avoir lavé les toitures, les cours des maisons et les rues entraînent toutes les matières en décomposition qui fermentent à leur surface, passent dans les interstices des pavés et à travei*s l'épaisseur du macadam, les eaux ménagères qui sortent des maisons, les infiltrations des puisards et des fosses d'aisances qui ne sont jamais complètement étanches.

Dans certains quartiers, les eaux résiduaires des usines et celles des établissements insalubres, viennent joindre leurs souillures aux pnVédentes : ailleurs ce sont les cimetières qui y versent leuîs liquides cadavériques : enfin il faut y joindrt^ partout les fuites de gaz qui donnent à la tern* de nos rues cette couleur d'un noir métallique et cette odeur spt'viale qui afftMrte si désagréablement l'odorat, lorsqu'on répare les conduites couchées sous le pavé.

Ces différtMits pnxluils convertissent le sous-sol des villes en une sorte de fumier dans hxiuel vivent, se développent et se multiplient les microbes palhi^'^nes amis de la chaleur, de I humidité, ennemis de l'air et de la lumière dont nous avons parlé plus haut. Couverts par le revêtement dt^ ohaussiVs, ils ne |vuvenl se n^pandre dans l'atmosphère ; mais« quand ou détruit les vieux quartiers qu'on perce des rues nouvelles, !es fouilh*s, It^ tnincluvs mettent à dtVouverl des couches imprégnées de ferments deux ou In^is fois stvulain^, et li^ maladies infectieuses suivent à la trace la pitx*he des terrassiers et des démolisseurs. C'est ce qu'on a eonslatè lors dt^ grands travaux d'embellissement de Paris et notamment lorsqu'on a (vnv Tavenue de TOpéra.

Dans ce cas, U^ gtTuu^ s<^ nuMent vraistMnblablement à la poussière et sont transporltS> fvar le vent, comme nous Tavons expliqué plus haut; mais lorsqu'ils Si^ul eust^velis SiUis les habitations, ce sont les eaux qui en deviennent le véhicule. IV là le dangt^ des puits forés dans les villes et plongeant dans la napiv souterraine à côté des puisards, de là

l'insalubrité des eaux des rivières qui sont le dernier aboutissant de tous les liquides suspects qui ont lav^ et traversé le sol des villes. Nous reviendrons sur ces questions dans le chapitre suivant.

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