‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 65 sur 141 · IV. — CHAUFFAGE · texte numérisé non relu

IV. — CHAUFFAGE

Le chauffage des habitations est une nécessité qui se fait d'autant plus vivement sentir, qu'on s'éloigne davantage de l'équateur. Nulle entre les tropiques, elle commence à se manifester à la limite des pays chauds et des pays tempérés, pendant quelques jours, quelques semaines tout au plus. Elle devient de plus en plus impérieuse à mesure qu'on se rap« proche des pôles et que les hivers deviennent plus longs et plus rigoureux. De là l'imperfection du chauffage dans les contrées méridionales

(i) Pour les détails de cette installation^ voyez : H. Napias et A.-J. Martin, Hygiène hospitalière {Enq/clopédie d'hygiène, t. V, 432) .

(2) J. Arnoulo, Nouveaux éléments d^ hygiène {loc, cit.), p. 454.

OÙ on n'y attache pas dHmportance et sa supériorité dans les pays du Nord, où c'est une question capitale ; de là ce fait étrange et pourtant connu de tous les voyageurs, qu'on ne souffre du froid que dans les pays chauds et réciproquement.

La question du chauffage comprend l'étude du combustible, des appareils et de leur application aux différents genres d'habitation.

I. Cîombiistible. — On donne ce nom en hygiène à toute substance qui peut, en' brûlant au contact de l'air, dégager une chaleur susceptible d'être utilisée. Pour être d'un bon emploi, il faut que les combustibles laissent peu de résidu et qu'ils ne coûtent pas cher. L'hydrogène et le carbone sont les seuls corps simples qui remplissent ces conditions et ce sont eux qui forment la base de tous les combustibles employés. Péclet a donné dans le tableau suivant la puissance calorifique des principaux combustibles (1).

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