CHAPITRE IV
APPLICATA.
Les objets nécessaires à l'habillement des hommes ont subi une diminution progressive de prix. Sous le règne de saint Louis, la valeur pécuniaire d’un hectolitre de blé égalait celle de deux aunes de toile à chemises, telles qu’on les portait dans des couvents de femmes (1). Pour la même quantité de blé, on achèterait aujourd’hui six ou sept aunes de toile plus large et mieux fabriquée. L’industrie vestimentaire a d’ailleurs agrandi le champ de ses applications et perfectionné ses procédés. Une matière connue des anciens, mais qui n’a acquis en Europe sa légitime importance que par le concours de la navigation, du commerce et de l’industrie, le coton, est devenu, l’une des bases de l’habillement des masses. De 3 à 4 millions qu’elle atteignait en 1830, son importation s'élève aujourd'hui au chiffre énorme de 500 mitlions, et la statistique attribue à chaque Européen 2? livres environ de cette substance pour sa consommation annuelle. En France, elle a suivi une progression rapide :
(4) Girard, loc, cit,
Cotons importés et restés pour
Années, la consommation, 1710::1:, OR ES 12 100 000 kilogr.
1820.07 7708 “ 20 000 000 — 1835: M8. ASIE 38 700 000 — 1540: . he 12116 dre 52 900 000 — 1824004173: 60 700 000 — 1SDOS ERMRLS : 59 400 000 — 1855 .f0 291, ZX! 16 100 000 —